26.06.2008

TURQUIE-ALLEMAGNE / Bien plus qu'un match de football !

L'essayiste allemande Mely Kiyak décrypte les enjeux de la demi-finale de l'Euro 2008 qui verra l'Allemagne et la Turquie s'affronter le 25 juin. Une rencontre qui permet toutes sortes de récupérations nationalistes.

 

TurquieAllemagne.jpgBerlin. Coup de sifflet final, les joueurs croates en larmes sur la pelouse, une mer de drapeaux rouge et blanc qui s'agite dans les gradins et quelques minutes plus tard Fatih Terim, le sélectionneur turc, qui déclare : "Il est important pour nous que notre peuple nous voie dans cette situation." Et il ajoute : "Quand notre peuple est fier de nous, nous sommes fiers de notre peuple." Ce sont des phrases qui restent. On a là le répertoire turc dans toute sa splendeur, l'opulence orientale, on en entend littéralement la pâte feuilletée craquer, on en sent, s'élevant du verre de thé, le parfum de bergamote. 

Qu'on s'imagine un peu Joachim Löw, le sélectionneur allemand, prononcer de tels propos après l'accession de l'équipe allemande à la demi-finale. Impensable. Le répertoire de triomphe allemand est complètement différent, les mots comme "Allemagne", "peuple" et "fierté" y sont remplacés par "notre équipe", "nous", "joie et soulagement", "le soutien des supporters". Tout cela sent le programme d'entraînement du vendredi : vélo pour la détente musculaire et visite des familles pour la récupération.

alemania.gifRien ne permet mieux de mesurer le dynamisme d'un peuple que les commentaires du sélectionneur après un match de football. Car, contrairement à toutes les rumeurs, un match de football, c'est aussi une lutte entre identités nationales. Après tout,on parle bien d'équipe nationale, d'hymne national. Ne nous leurrons pas : l'idée que les 2,8 millions d'Allemands d'origine turque puissent mercredi soutenir en majorité l'équipe allemande est tout simplement ridicule. Ce groupe de population est sous-représenté dans toutes les couches sociales sauf une, et celle-ci se situe plutôt dans le bas. Il n'a pas de modèles accessibles, les personnalités comme le réalisateur Fatih Akin ou le député européen Cem Özdemir sont trop peu nombreuses et trop élevées. Il ne lui reste finalement que quelques musiciens et les sportifs.

super-_hw.gifCette communauté n'a donc pas de sentiment d'appartenance. Plus un immigré d'origine turque semble être "arrivé", par l'éducation ou la richesse, moins il a besoin de représentants qui mènent pour lui la lutte pour l'identité nationale. Cette règle connaît des exceptions : on peut parfois voir des universitaires arborer les insignes de l'organisation d'extrême droite les Loups gris. "Je suis très heureux que la Turquie affronte l'Allemagne. Peu importe qui gagnera", se félicite Korso, un supporter turc rencontré sur le Kurfürstendamm, à Berlin. Ce qui signifie en clair : nous sommes enfin à égalité.

On peut repérer le complexe d'infériorité de ce groupe négligé politiquement et socialement, qui a encore soif d'égalité alors qu'il en est à la troisième génération, autant dans l'ivresse de la victoire que dans le désespoir de la défaite. Le fait qu'il ne soit pas pris en compte par la majorité de la société laisse le champ libre à des tentatives de récupération nationaliste : que ce soit dans les journaux et sur les chaînes turcophones ou dans les propos du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, quand, en visite à Cologne au printemps, il a adressé à ses électeurs allemands d'origine turque une déclaration d'amour pathétiquement tonitruante ("Nous ne vous avons pas oubliés, vous faites partie de nous"). On a du mal à imaginer Maria Böhmer, la ministre déléguée à l'Intégration, ou la chancelière Angela Merkel s'adresser en ces termes à cette communauté désorientée – même si la question n'est pas là – ou reprendre les mots de Fatih Terim : "Ne jamais renoncer !"

Source : Courrier International

31.05.2008

Le cas Christa Müller

d.gifChrista Müller est la femme du célèbre homme politique allemand Oskar Lafontaine, qui fut ministre-président du Land de Sarre, ministre des Finances de Schroeder et président du SPD, avant de créer en 2005 un parti d’extrême gauche (WASG : Alternative électorale pour l’emploi et la justice sociale) qui a aussitôt fusionné avec le PDS (l’ancien parti communiste d’Allemagne de l’Est) pour former Die Linke : La Gauche , dont il est co-président.

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1632998904.jpgChrista Müller, qu’on appelait « l’éminence blonde » quand son mari était ministre, est tout naturellement devenue porte-parole de La Gauche pour les affaires familiales dans le Land de Sarre. Mais voilà qu’elle a eu, tardivement, un enfant, qui a aujourd’hui 10 ans. Et ses positions sur les affaires familiales ont, peu à peu, radicalement changé. Devenue mère au foyer, elle dit que « c’est dans les familles où le père et la mère travaillent à temps partiel ou dans celles où la mère reste à la maison que les enfants se sentent le mieux ». En tant que porte-parole, elle a commencé à prendre position contre les crèches, soulignant que « l’encadrement de l’Etat » ne suffit pas à socialiser les jeunes, comme le montrent « les troubles de la jeunesse en France », et elle est devenue une militante du salaire parental.

Ces propos ont suscité de vives critiques dans le parti. Christa Müller a été accusée de développer des thèses rétrogrades « dignes de l’Eglise catholique », et une pétition a été lancée contre la « prime aux fourneaux ».

Critiques qui ont redoublé lorsqu’elle a publié un livre intitulé « Ton enfant te veut », d’autant que le livre est en effet « digne de l’Eglise catholique », puisqu’il est édité par les éditions Saint-Ulrich, qui appartiennent au diocèse d’Augsburg...

Récemment, elle comparait le préjudice moral des enfants mis à la crèche au préjudice physique des filles excisées (elle est la présidente fondatrice de l’ONG Action internationale contre l’excision).

Dimanche avait lieu le Congrès de La gauche, à Cottbus. Pas moins de 200 délégués et fédérations ont présenté une motion réaffirmant que «  La Gauche veut des crèches pour tous » et condamnant tout discrédit qui serait porté sur cet instrument capital de socialisation et d’émancipation des femmes.

Ce fut le texte vedette du congrès, et il a été adopté à la quasi unanimité, sous un tonnerre d’applaudissements. Non sans panache, Christa Müller est montée à la tribune pour plaider la liberté de choix. « J’ai toujours compris La Gauche comme étant un parti de liberté », a-t-elle tenté de dire sous les sifflets...

Oskar Lafontaine, au premier rang, est resté impassible.

Source:

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27.04.2008

Le Traité de Rapallo et ses suites

16 avril 1922 : Traité de Rapallo : l’Allemagne vaincue en 1918 et l’URSS, sortant de la guerre civile qui avait opposé Blancs et Rouges, concluent un accord bilatéral, sous la houlette de leurs ministres respectifs, Walther Rathenau et Georges Tchitchérine.

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L’URSS renonce à réclamer des réparations de guerre à l’Allemagne, qui, en échange, promet de vendre des biens et produits d’investissement infrastructurel à la Russie rouge. La conférence de Gênes avait été suggérée par la Grande-Bretagne, pour régler l’ordre d’après-guerre, après que l’URSS ait refusé de payer les dettes de l’Empire des Tsars. Les Britanniques suggéraient une reconnaissance de l’URSS, l’établissement de relations diplomatiques normales et, surtout, visaient à récupérer des intérêts dans les pétroles de Bakou. Le financement par les Britanniques de la contre-révolution blanche avait pour objectif principal d’éloigner le pouvoir rouge, centré autour de Moscou et de Petersbourg, des champs pétrolifères caucasiens : les artisans de cette manœuvre étaient Churchill et le magnat Deterding, de la Shell. L’échec des armées blanches et la reconquête soviétique du Caucase obligèrent les Britanniques à changer de stratégie et à accepter d’intervenir dans le fameux « NEP » (= « Nouveau Programme Economique », lancé par Lénine. Au même moment, les Américains commencèrent à s’intéresser, eux aussi, au pétrole du Caucase, espérant profiter des déconvenues britanniques, suite à la défaite des armées blanches. Avant le coup de Rapallo, imprévu, un conflit frontal entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis se dessinait à l’horizon, ayant pour objet la maîtrise planétaire du pétrole. Il se poursuivit néanmoins, par personnes interposées, notamment en Amérique ibérique, mais le bloc informel germano-russe constituait désormais le danger principal, interdisant toute confrontation directe entre Londres et Washington.

1860097639.jpg Rathenau n’avait nulle envie, au départ, de lier le sort de l’Allemagne à celui de la jeune URSS. Mais le poids colossal des réparations, exigées par les Français et les Britanniques, était tel qu’il n’avait pas d’autres solutions. En 1921, Londres avait imposé une taxe prohibitive de 26% sur toutes les importations allemandes, contrecarrant de cette façon toute possibilité de rembourser les dettes imposées à Versailles dans des conditions acceptables. L’Allemagne avait besoin d’une bouffée d’air, d’obtenir des matières premières sans avoir à les acheter en devises occidentales, de relancer son industrie. En échange de ces matières premières, elle participerait à la consolidation industrielle de l’URSS en lui fournissant des biens de haute technologie. L’ « Ultimatum de Londres » de 1921 avait exigé le paiement de 132 milliards de marks-or, somme que John Maynard Keynes jugeait disproportionnée, si bien qu’elle entraînerait à terme un nouveau conflit. Pire : si l’Allemagne n’acceptait pas ce diktat, finalement plus draconien que celui de Versailles, elle encourait le risque de voir la région de la Ruhr, son cœur industriel, occupée par les troupes alliées. L’objectif était de pérenniser la faiblesse de l’Allemagne, de juguler tout envol de son industrie, de provoquer un exode de sa population (vers les Etats-Unis ou les possessions britanniques) ou une mortalité infantile sans précédent (comme lors du blocus des côtes allemandes dans l’immédiat après-guerre).

Avec le Traité de Rapallo, les Britanniques et les Français voyaient se dessiner un spectre à l’horizon : la relance de l’industrie allemande, le paiement rapide de la dette donc l’échec du projet d’affaiblissement définitif du Reich, et le développement tout aussi rapide des infrastructures industrielles soviétiques, notamment celles de l’exploitation des champs pétrolifères de Bakou, qui serait dès lors aux mains des Russes eux-mêmes et non pas de « patrons » anglais ou américains. Sur tout le territoire allemand, prévoyaient les accords bilatéraux de Rapallo, un réseau de distribution d’essence, dénommé DEROP (« Deutsch-Russische Petroleumgesellschaft »), permettant à l’Allemagne de se soustraire à toute dépendance pétrolière à l’égard des puissances anglo-saxonnes. Le 22 juin 1922, un peu plus de deux mois après la conclusion des accords de Rapallo, Rathenau fut assassiné à Berlin par un commando soi-disant nationaliste et monarchiste, relevant d’une mystérieuse « Organisation C ». A la fin de l’année, le 26 décembre 1922, Poincaré, lié aux intérêts anglais, trouve un prétexte – l’Allemagne n’a pas livré suffisamment de bois pour placer des poteaux télégraphiques en France- pour envahir la Ruhr. Les troupes françaises entrent dans la région dès le 11 janvier 1923. Les Anglais s’abstiennent de toute occupation, faisant porter le chapeau à leurs alliés français, sur qui retombe tout l’opprobre dû aux 150.000 déportés et expulsés, aux 400 ouvriers tués et aux 2000 civils blessés, sans omettre dans cette sinistre comptabilité l’exécution du Lieutenant Léo Schlageter.

L’assassinat de Rathenau n’est pas un fait historique isolé. Les organisations terroristes, chargées d’exécuter les planificateurs politiques de stratégies industrielles jugées inacceptables pour Londres ou Washington, n’ont pas toujours eu une couleur monarchiste et/ou nationaliste, comme dans le cas de Walther Rathenau. Les services anglo-saxons ont aussi, pour exécuter leurs basses besognes, des pantins d’extrême gauche, notamment ceux de la RAF ou Bande à Baader. Ainsi, Jürgen Ponto, Président de la Dresdner Bank, qui avait planifié, avec les Sud-Africains, le retour de l’étalon-or pour pallier aux fluctuations du dollar et du prix du pétrole, fut assassiné le 31 juillet 1977 par des tueurs se réclamant de la Bande Baader-Meinhof. Quelques semaines plus tard, ce fut au tour du « patron des patrons », Hanns-Martin Schleyer. Mais ce n’est pas tout. Le 29 novembre 1989, la voiture blindée d’Alfred Herrhausen, directeur de la Deutsche Bank, explose. Herrhausen avait été le conseiller économique du Chancelier Kohl, à l’époque de la dislocation de l’empire soviétique et des manifestations populaires en Allemagne de l’Est réclamant la réunification allemande. L’Allemagne projetait d’investir dans les nouveaux Länder de l’ancienne RDA, dans les pays de l’ex-Comecon et en Russie. Les milieux financiers anglais et américains craignaient que cette masse de capitaux, destinés au développement de l’Europe centrale et orientale n’alimentât plus les investissements européens et allemands aux Etats-Unis, ne permettant plus, par conséquent, de maintenir le système américano-centré à flot. La presse anglaise venait de faire campagne, via notamment le « Sunday Telegraph », contre l’émergence d’un « Quatrième Reich ». Malgré l’assassinat de Herrhausen, le Chancelier Kohl annonça publiquement, quelques semaines plus tard, que son gouvernement envisageait le développement des grands moyens de communication en Europe, notamment la création d’un chemin de fer Paris-Hanovre-Berlin-Varsovie-Moscou.

La mort tragique de Herrhausen fut le premier acte d’une contre-stratégie anglo-saxonne : pour ébranler cet axe Paris-Berlin-Moscou en gestation, il fallait frapper à deux endroits, dans les Balkans, où commence alors le processus de dislocation de la Yougoslavie, et en Irak, site des principaux champs pétrolifères de la planète. De Rapallo aux guerres contre l’Irak et de celle-ci à la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo, il existe un fil conducteur bien visible pour ceux qui n’ont pas la naïveté de prendre pour argent comptant les vérités de propagande diffusées par les grands médias internationaux et les discours larmoyants sur les droits de l’homme bafoués que glapissaient les Lévy, Glucksmann et autres Finkelkraut.

Source : ICI

23.01.2008

Pétition : Exigeons un référendum sur la Constitution bis

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Ils le disent tous : les dirigeants européens et Valéry Giscard d’Estaing, le père de la Constitution européenne de 2005 rejetée par le peuple : le traité de Lisbonne n’est ni «mini», ni simplifié». C’est la Constitution européenne bis !

Le 29 mai 2005, la majorité des Français ont rejeté cette Constitution européenne. On tente aujourd’hui de la leur imposer par les politiciens.
C’est un véritable coup de force contre le peuple !

Le Front National éxige un référendum.

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Télécharger le formulaire de la pétition à nous renvoyer (pdf)

Télécharger notre note succinte sur le Traîté de Lisbonne 

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26.08.2006

EX ALLEMAGNE DE L'EST : LE MUR EST TOUJOURS LA !

Au lieu d'aller nous faire cuire sur une plage surpeuplée, nous sommes allés passer quelques jours de vacances en ex Allemagne de l'est. Ce voyage nous a permis de constater que la "réunification" n'est toujours pas réalisée dans les têtes.

D'abord, comme nous l'ont fait remarquer des "Ossies" (surnom des Allemands de l'est), la télévision parle toujours des "neue Bundesländer" (nouveaux Etats) de l'est, plus de 15 ans après la "réunification", ce qui est assez surprenant...

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Allemagne de l'Est (1959 - 1990)

Ensuite, il faut reconnaître que certains "Wessies" (Allemands de l'ouest) ne font rien pour se faire apprécier des "Ossies" : ils achètent des propriétés en jouant aux "grands seigneurs" capitalistes, et se moquent comme d'une guigne des anciennes traditions communautaires des Allemands de l'est. Ils s'assoient dessus, alors que ces usages sont indispensables à la pérennité du "nous communautaire", et sont bien antérieurs au communisme. Qu'ils ne s'étonnent donc pas de certaines réactions. Nous ne pouvions nous empêcher de penser au sort des états du sud américain après leur défaite face aux nordistes....

Enfin, c'est vrai, nombre d'Allemands de l'est - et ce ne sont pas forcément des communistes - regrettent les avantages dont ils bénéficiaient "vor der Wende" (avant le "tournant"), avant la chute du communisme et l'entrée dans la république fédérale d'Allemagne en 1990 ("Eintriit"), notamment la sécurité de l'emploi (pas de chômage) et l'absence d'insécurité physique. Ils auraient souhaité simplement obtenir quelques libertés en plus, notamment la liberté de voyager.

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Nous avons d'ailleurs l'impression qu'ils voudraient bien bénéficier des avantages des deux systèmes (communiste et capitaliste). Mais est-ce possible ? Peut-être aurait-il fallu qu'il n'y eut pas de "réunification", et que l'ex Allemagne de l'est reste un état indépendant, se développant de manière séparée et autonome, à l'abri de frontières économiques et physiques.

Parmi les "nostalgiques" de "l'ancien régime", plusieurs nous ont déclaré qu'il n'est pas normal que le travail ne soit pas réservé en priorité aux Allemands.

Il est vrai que le chômage officiel vogue au-dessus des 20%, notamment chez les jeunes. Nous avons pu constater que nombre de jeunes chômeurs sombrent dans l'alcoolisme...

Finalement, voilà où mène une "réunification" faite dans le cadre du mondialisme ("Globalisierung"), et non dans le cadre de frontières, condition d'une sécurité sociale nationale.

Tous les gens qui nous ont reçus ont conservé des valeurs qui sont en voie de disparition à "l'ouest", notamment le sens de la famille et de la solidarité de proximité, ainsi que cette chaleur humaine qui vous donne envie de ne plus rentrer au pays. Mais pour combien de temps encore, quand on voit les "progrès" de la "modernité", c'est-à-dire de l'américanisation ?

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Pascal ERRE, conseiller régional, et Edith ERRE, conseillère municipale