04.10.2008

POUVOIR D'ACHAT ET CRISE FINANCIERE : LES PROPOSITIONS DU FRONT NATIONAL

Dans sa conférence de presse du 1er octobre, le président Jean-Marie LE PEN a présenté son plan B pour une "nouvelle gouvernance économique et sociale" au service de la France et des Français ICI la vidéo.

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Parmi les mesures proposées, il a notamment mis en demeure le gouvernement de M. SARKOZY de mettre en oeuvre un plan de conservation du "pouvoir d'achat", en raison de la conjoncture de crise.

D'abord en appliquant la préférence nationale dans tous les domaines : emplois, logements et aides sociales.

Ensuite, en adoptant des mesures énergiques et immédiates pour protéger tous nos compatriotes en 2008/2009 :

1. Ré-indexer les salaires sur les prix, selon le principe de l'échelle mobile, en stabilisant la hausse des prix par le contrôle des prix et des taux de change.

2. Revenir aux prix contrôlés et régulés par l'Etat à rebours de la politique monétaire de la B.C.E. (Banque Centrale Européenne).

3. Supprimer la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité (pain, viande, fruits, yaourts, lait, farine, etc...).

4. Obliger les distributeurs de carburants à rétrocéder la TIPP flottante aux consommateurs.

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COMMENTAIRES :

L'indexation des salaires sur les prix est d'abord une question de justice sociale.

Quant au "contrôle des prix" (par l'Etat), il a existé de 1939 à 1986, et notamment pendant les "30 glorieuses", où la France des prix réglementés par l'Etat connaissait une croissance supérieure à celle de l'Allemagne, dont les prix étaient pourtant "libres" (c'est-à-dire non réglementés par l'Etat). N'en déplaise aux ultralibéraux, la règlementation des prix n'est donc pas par principe un obstacle à la croissance économique. Tout est question d'intelligence et de concertation dans sa mise en oeuvre (voir par exemple "l'économie concertée" des "30 glorieuses").

Comme toujours, le président Jean-Marie LE PEN, qui n'a jamais été un étatiste, fait preuve de bon sens et de pragmatisme, face aux réalités économiques qui ne cessent de changer...et de se dégrader. Un seul souci : le bien commun !

ANNEXE : LES MOYENS JURIDIQUES DU CONTROLE DES PRIX

CODE DE COMMERCE - Article L410-2

Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l'ordonnance n° 45-1483 du 30 juin 1945 sont librement déterminés par le jeu de la concurrence.

Toutefois, dans les secteurs ou les zones où la concurrence par les prix est limitée en raison soit de situations de monopole ou de difficultés durables d'approvisionnement, soit de dispositions législatives ou réglementaires, un décret en Conseil d'Etat peut réglementer les prix après consultation du Conseil de la concurrence.

Les dispositions des deux premiers alinéas ne font pas obstacle à ce que le Gouvernement arrête, par décret en Conseil d'Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Il précise sa durée de validité qui ne peut excéder six mois.

PRECISION :

Le contrôle des prix est assuré par les fonctionnaires de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes).

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