11.11.2008

OBAMA : QUAND JE VOUS DISAIS QUE C'EST "L'AMERIQUE ETERNELLE"...

Le plan Obama : le retour progressif du principe de « réalité »… Au fil de sa campagne, le candidat Obama était revenu sur un certain nombre de ses promesses « progressistes ». Les premières déclarations du nouvel élu semblent, dans la foulée du candidat, devoir décevoir les attentes « progressistes » des ceux qui, aux Etats-Unis et dans le monde, ont acclamé son accession à la Maison Blanche comme la descente du Messie…

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En janvier dernier, Barack Obama disait adieu au financement de ses dépenses électorales sur fonds publics, laissant cette « campagne du pauvre » à son adversaire républicain. Les fonds privés étaient beaucoup trop juteux pour un candidat qui avait su s’attacher les services de Rahm Emanuel, qualifié de« pitbull » par ses propres amis. Un Rahm Emanuel qui a su aller chercher pour son maître des millions de dollars à Wall Street, un par un, avec les dents… 650 millions de dollars de trésor de guerre, plus de 4 fois celui de McCain. Du jamais vu. Adieu naturellement la rupture avec la grosse finance et le modèle ploutocratique étatsunien.

A la même époque, Obama disait également adieu à sa promesse de bloquer au Sénat la loi sur la surveillance électronique contenant une clause d’immunité pour les compagnies téléphoniques, (ce qui revient à couvrir les écoutes illégales mises en place par le gouvernement Bush après les attentats du 11 septembre 2001).

En juin, adieu à sa promesse de ne pas revenir sur l’interdiction des armes à feu en vigueur dans la capitale fédérale. Le 26, le candidat approuvait en effet la décision de la Cour suprême de casser cette interdiction, s’appuyant sur le second amendement constitutionnel qui garantit un droit individuel à porter une arme qu’il qualifia de « mesure raisonnable pour les communautés locales afin de garantir la sécurité de leur quartier ».

Hier, le « président » Obama (il le sera officiellement le 20 janvier) rendait publique la nomination au poste de secrétaire général de la Maison Blanche (le numéro 1 du dispositif présidentiel) le susnommé Rahm Emanuel. La liste de ces autres proches collaborateurs est de la même eau. On y relève trois anciens secrétaires de l’administration Clinton :Robert Rubin, Lawrence Summers, Robert Reich ; Laura Tyson, ancienne chef du conseil économique de la Maison Blanche ; William Daley, président de JP Morgan Chase ; Penny Pritzker, l’héritière des Hôtels Hyatt, directrice des finances de la campagne ; le milliardaire Warren Buffet ; Anne Mulcahy, PDG de Xerox ; Richard Parsons de Time Warner ; Eric Schmidt, 55 ans, PDG de Google ; l’ex-président de la SEC (Securities and Exchange Commission) pendant le premier mandat de George Bush, William Donaldson ; Paul Volcker, ex-président de la Réserve fédérale (FED), etc.

Vendredi 7 novembre, lors de sa première conférence de presse après son élection, M. Obama a précisé que la priorité des priorités est de surmonter l’actuelle crise financière, économique et sociale, américaine et mondiale, la plus importante depuis la récession de 1929 : « le plus grand défi économique de notre temps », précisant que le rétablissement prendrait du temps : « sortir du trou dans lequel nous sommes ne sera pas rapide » et que « certains choix seront difficiles »… Il a proposé des mesures pour l’emploi et un nouveau « plan de secours en faveur des classes moyennes » et pour « protéger l’épargne ». Ce plan devrait privilégier « les contribuables, les propriétaires immobiliers, et pas seulement les sociétés financières ». Il a également promis d’étendre la protection du chômage. Bref, tout le monde a des motifs d’être content du nouvel élu…

Si M. Obama a indiqué qu’il fallait selon lui aider prioritairement les PME, le premier vivier d’emplois du pays, sa première décision concernera néanmoins le secteur automobile, le plus menacé à très brève échéance - certains le comparent déjà à ce que fut la sidérurgie qui, en trente ans, a presque totalement disparu -. Non seulement le gouvernement doit « faire tout son possible » pour que l’automobile reçoive au plus vite les 25 milliards de dollars de prêt préférentiel promis par Washington pour l’aider à se moderniser, mais son équipe va élaborer « de nouvelles mesures pour l’aider à s’adapter », a-t-il dit. L’automobile est, selon les termes du nouveau président, la « colonne vertébrale » de l’industrie américaine : toutes activités confondues, ce secteur représente en effet 4,5 millions d’emplois, 2,9 % du total américain. Les obamaniaques qui ont cru que l’Amérique de leur idole allait rapidement signer le protocole de Kyoto devront sans doute patienter encore un peu…

Source : novopress.info

Et cela ne fait que commencer :

M. OBAMA ne se soucie que des Etats-Unis. Qui pourrait le lui reprocher ? En tout cas, avec lui, la volonté de puissance américaine a encore de beaux jours devant elle !

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