14.12.2008

De la « Démographie »…

Difficile  exercice que de prévoir quelle sera la  population de notre planète dans le futur… Mais les prévisions sont à la baisse : Et à terme l’humanité ne serait plus à même de remplacer ses générations…

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Plus de la moitié de l’humanité vivrait dans un pays où la fécondité serait inférieure à 2,1 enfants – en moyenne – par femme…

« 2,1 », un chiffre tyrannique qui correspondrait au renouvellement des générations…


Deux « experts », et non des moindres, Chris Wilson de l’Institut Max-Planck de Rostock en Allemagne et Gilles Pinson de l’Institut national d’études démographiques de Paris constatent que cette baisse de fécondité a été plus rapide que prévue…En près de cinquante ans, sans trop nous en apercevoir, c’est un véritable bouleversement qui s’est glissé dans le paysage démographique.

Et les pays en voie de développement ne sont pas épargnés.

Les « experts » cités utilisent la valeur médiane comme système de mesure :

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« …c’est la valeur de fécondité qui divise l’humanité en deux parties numériquement égales : l'une à fécondité plus faible et l'autre à fécondité plus forte. En cinquante ans, cette médiane a chuté de 5,4 enfants à 2,1 enfants. La fécondité moyenne, qui donne le nombre moyen d'enfants par femme, est de 2,7. La différence s'explique parce que dans 20 % des pays la fécondité est très élevée. «Toutes les prédictions des experts ont été démenties, note Gilles Pinson. L'évolution des comportements va plus vite qu'on ne le pensait.»

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Rappelons quand dans la course à la baisse de la fécondité, la France ouvrit la voie en Europe, après la Révolution…


Mais aujourd’hui nous réparerions un  peu nos fautes en affichant le meilleur taux de  fécondité de toute l’Europe…

Avec du « 2 » enfants par femme,du jamais vu depuis trente ans,nous approcherions du fameux « 2,1 » nécessaire au renouvellement des générations…alors que, par exemple, les Tchèques devraient envisager de mettre la clef sous la porte avec un taux moyen le plus bas à 1,17 enfant par femme…

Ce « mal » frapperait  tous les pays de l’Europe  de l’Est et du Centre et nous rappellerons  que la Russie voit sa  population diminuer de 750 000 personnes par an : alcoolisme, effondrement des services de santé publics et pollution industrielle en seraient les causes...Pour d’autres pays de l’Est, la formule du sociologue américain Ben Wattenberg se vérifierait : * «Le capitalisme est le meilleur des contraceptifs»

Mais d’autres causes seraient à rechercher car l'augmentation du niveau de vie n'est plus le seul critère : des Etats du sud de l'Inde se situent en dessous du seuil de 2,1.
Leur PNB est faible, mais le niveau d'instruction des femmes y est relativement élevé. D'autres pays ont changé très vite de comportement : ainsi la Tunisie qui avait encore une très forte fécondité il y a quinze ans et qui est tombée à 1,9. Le Brésil, le Liban ou la Thaïlande sont également tombés sous le seuil de remplacement. En revanche, l'Afghanistan, le Pakistan, la péninsule arabique et l'Afrique au sud du Sahara conservent un taux très élevé avec plus de quatre enfants par femme. C'est grâce à eux que la population mondiale continue à augmenter…


Gilles Pinson, pour sa part, estime que la forte fécondité de ces pays va aussi baisser plus vite que prévu : «Dans toutes les projections publiées depuis cinquante ans, les Nations unies ont sous-estimé l'ampleur de la baisse de la fécondité. La population compte 6,4 milliards d'hommes aujourd'hui, les projections donnent entre 8 et 9 milliards d'ici à 2050, cela, on n'y échappera sans doute pas. Mais, il y a vingt ans, on estimait qu'il y aurait 15 milliards d'hommes en 2100. Aujourd'hui les prévisions en annoncent plutôt 10 milliards, et peut-être qu'on ne les dépassera pas.»

Et le FMI d’alerter sur les dangers du vieillissement de la population…

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L'Europe, en particulier, va connaître un fort vieillissement de sa population. Plusieurs pays vont même perdre des habitants : l'Allemagne (-4,12 % d'ici à 2050), l'Italie (-21,64 %), la Hongrie (-22,45 %), la Bulgarie (-32,05 %)...la palme revenant à la Russie qui va perdre près de 40 millions d'habitants, passant ainsi du 6ème rang au 18ème rang mondial (voir tableau).
Les régions, qui, au contraire, connaîtront une explosion démographique, sont les pays du Tiers-Monde : ceux-ci vont représenter 96 % de la croissance mondiale. Le Niger a ainsi un taux de fécondité de 8 enfants par femme, la Somalie 7,25 et l'Angola 7,20. Le Niger va ainsi voir sa population multipliée par 5 d'ici à 2050.

Ces taux de croissance galopants sont toutefois modérés par l'épidémie de Sida. En Afrique du Sud, le pays le plus touché par le virus, 19,9 % de la population sont contaminés, et près d'une femme sur 5 dans certaines régions. La Zambie et le Zimbabwe ont ainsi une espérance de vie d'à peine 33 ans (84 ans en France).

==> linternaute.com

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Et pour combler ces déficits, que font les pays européens ?

Laissons la parole, par exemple, au ministre portugais du Travail et de la Solidarité Sociale, Vieira da Silva :

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« L’immigration joue un « rôle fondamental » pour faire face au vieillissement de la population au Portugal. Les immigrés « apportent une contribution positive pour l’évolution de la démographie et le développement de l’économie portugaise », a ajouté Silva lors de son intervention au 3ème Congrès Portugais de démographie, organisé à Lisbonne à l’initiative de la Fondation Calouste Gulbenkian sous le thème « le déclin démographique : quels changements? ».

Silva a, toutefois, insisté sur la nécessité d’élaborer une politique rationnelle et précise en matière d’immigration sur la base de critères objectifs pour assurer une croissance démographique répondant aux évolutions de la société et aux impératifs du développement économique du pays.

Le prolongement de l’espérance de vie au Portugal pose de nouveaux défis en matière de santé, de revenus, d’équipements et de services sociaux, a ajouté le responsable portugais, préconisant l’extension de l’âge de départ à la retraite et des mesures incitatives au retour à l’emploi au profit des catégories d’âge de 50 à 55 ans.

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En 2007, pour la première fois depuis 90 ans, au Portugal, le taux de mortalité a dépassé le taux de natalité… Et Monsieur Veira da Silva d’estimer aussi que :
«… la lutte contre le déclin démographique passe par l’élaboration d’une politique audacieuse d’aide aux familles pour encourager la natalité, ainsi qu’à travers l’amélioration des conditions d’accès au marché de travail et le renforcement des prestations sanitaires »

Et la « crise » s’amorce sous des cieux que l’on qualifiait des plus prolifiques…

Le déclin du taux de natalité dans les pays arabes et musulmans est lui aussi important, excepté pour l'Afghanistan et le Yémen.

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La baisse du taux de natalité dans ces pays s'explique notamment par la modernisation, l'occidentalisation et l'urbanisation rapide de ces sociétés. L'ONU revoit ses prédictions de population mondiale à la baisse de 25 % pour 2050, les faisant passer de 12 à 7,4 milliards
d'individus dans le monde.
Le nombre de naissances en Iran est passé de 9 naissances par femme il y a 30 ans à 1,7 en 2007.
En Arabie Saoudite et en Egypte, alors que les femmes avaient en moyenne sept ou huit enfants, elles en ont désormais entre 2,5 et 4. En Jordanie et en Syrie, l'évolution des chiffres est similaire passant de huit enfants par femme dans les années 70 à 3, 7 l'année dernière.
Le groupe de recherche démographique dirigé par Bennett Zimmerman a constaté une tendance identique chez la population arabe de Judée-Samarie avec quatre naissances en moyenne par foyer.
Ce déclin des naissances résulte de l'émigration grimpante, qui caractérise la région depuis 1950, de l'urbanisation, de la scolarisation du secteur féminin, de l'émergence d'une mentalité carriériste, de l'augmentation de l'âge du mariage, du taux élevé des divorces, de la contraception chez les adolescents et de la campagne de planning familial de l'Autorité palestinienne et de l'UNRWA (agence d'aide aux réfugiés de l'ONU).
La baisse drastique de natalité chez la population arabe israélienne,
soit une baisse de 9 naissances en moyenne par femme en 1969 à 3,5 en 2007, est le résultat de l'intégration de ce secteur de la population dans les infrastructures israéliennes.
Le nombre de naissances chez les Arabes israéliens s'est stabilisé à 39 000 entre 1995 et 2007, rejoignant les chiffres de la population juive israélienne, soit 2,8 naissances par femme.
Le nombre de naissances chez les Juifs a pour sa part augmenté en Israël de 40 % entre 1995 et 2007. Il a augmenté de 69 % en 1995, de 74 % en 2006 et de 75 % en 2007. Le secteur laïc et en particulier les immigrants d'Union soviétique, sont en grande partie responsables de cette croissance.
Cette augmentation peut aussi s'expliquer par un fort taux
d'immigration, notamment de l'ex-Union soviétique dans les années 90.


The Jerusalem Post
Implosion démographique dans les sociétés musulmanes

Par YORAM ETTINGER
10.28.08
==> jpost.com

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La vie de nos sociétés apparaît donc  plus fragile que jamais…

Le  « souci » démographique devrait être une priorité de  nos « Politiques »…

Elaborer une politique audacieuse d’aide aux familles pour encourager la natalité…Et ce pour des raisons qui dépassent les contingences économiques…

En prenons  nous le chemin ?

*Visiter et lire :

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==> books.google.fr

Taux de fécondité par âge
Bilan démographique France 2007

==> www.insee.fr



En France, la fécondité des femmes. augmente toujours. Lucile Richet-Mastain, division Enquêtes et études démographiques, Insee ...

==> www.insee.fr

Source : lesmanantsduroi.com

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