27.05.2009
Un économiste européiste confirme l’analyse du Front National sur la fin de l’euro
Alors que le Front National annonce depuis plus de 15 ans que toute monnaie unique européenne est vouée à l’échec, c’est le très européiste Christian Saint-Étienne, économiste très apprécié par le Système, qui prédit dans son dernier livre, la fin de l’euro.

En plus de ses activités d’économiste et de professeur à l’Université Paris-Dauphine et au Conservatoire National des Arts et Métiers, Christian Saint-Étienne est un élu centriste au Conseil régional d’Île-de-France et ancien membre du MoDem de François Bayrou. Il a d’ailleurs participé à la rédaction du programme économique de ce dernier lors de l’élection présidentielle de 2007.
C’est donc cet individu - dont les amis politiques accueillent généralement les propositions du Front National au mieux avec goguenardise, au pire en l’accusant de « vivre dans la nostalgie d’un passé révolu » - qui aujourd’hui vient nous annoncer la fin d’une monnaie qu’il aura encouragé et promu. Dorénavant pour lui la question n’est pas de savoir si l’euro va survivre, mais quand il s’effondrera : « Cet éclatement sera, au mieux, ordonné, au pire, dévastateur » nous prévient-il.
Dans son dernier livre intitulé La fin de l’euro, il explique le prochain éclatement de la monnaie unique par « les déséquilibres actuels de la zone euro [qui] ne sont pas soutenables ». Selon lui, la « concurrence fiscale et sociale » au sein de cette union monétaire sont une « contradiction mortelle ». Le Front National quant à lui, explique depuis longtemps que l’euro est voué à disparaître. Ainsi Jean-Richard Sulzer, responsable des questions économiques au FN lors de la dernière présidentielle et lui aussi professeur à Paris-Dauphine, rappelait la position du parti de Jean-Marie Le Pen en avril 2006 :
"La France n’aura pas à sortir de la zone euro. Car c’est cette dernière qui va s’effondrer d’elle-même, du fait de la sortie de la Grèce ou du Portugal. En effet, il faut bien comprendre que, dans une même zone monétaire, les prix ne peuvent pas diverger considérablement. Supposons par exemple qu’en dollars, le prix d’une voiture soit 40 % plus élevé à New York qu’à Los Angeles. Les consommateurs vont arbitrer, et ruiner les garagistes newyorkais. Or, c’est précisément ce qui se produit dans la zone euro : depuis 1999, le différentiel d’inflation entre Athènes et Berlin a fini par atteindre 40 %. Ce qui finira par miner soit l’économie grecque, soit l’euro. Et ce différentiel d’inflation ne cesse de se creuser du fait du laxisme de certains pays d’Europe méridionale, les pays dits du “Club Med”. La triste expérience de la monnaie commune, qui a étouffé nos économies, va sans doute prendre fin d’elle-même. Tout comme, avant elle, l’Union latine et d’ailleurs toutes les monnaies communes à des États restés souverains."
Il est heureux que Christian Saint-Étienne se réveille aujourd’hui. D’autant plus qu’il ne s’arrête pas à cette seule prédiction. Dans son livre il explique également que l’euro en tant que monnaie unique a coûté plusieurs points de croissance à une France dont l’export est sacrifié par l’impératif allemand de l’euro fort. C’est ce que ne cesse de répéter le Front National depuis la mise en place de l’euro, ne recevant que pour seule réponse, le qualificatif de « nationaliste démodé ».
Et si le constat est le même que celui du FN, les solutions pour éviter une explosion trop violente de la zone euro sont également très proches. Christian Saint-Étienne propose ainsi un retour au Système monétaire européen (SME) avec un Écu référent au sein d’un serpent monétaire servant de garde fou.
Voici ce que Jean-Richard Sulzer déclarait en avril 2006 :
"Il faudra émettre des stocks de billets, jumeaux des billets en euros, et convertibles sur une base simple : 1 franc nouveau = 1 euro. Puis, le franc flottera, tout en restant convertible en dollars… ou en euros. Ainsi, ce dernier redeviendrait-il un panier des grandes monnaies européennes ; bref, ce qu’était l’ancien Écu au sein d’un Serpent monétaire européen qui avait assez bien fonctionné. Voici, à mes yeux, le moyen de sortir de l’euro sans trop de casse ; ce qui d’ailleurs se produira, que nous le voulions ou non."
Qui peut aujourd’hui prétendre que le FN avait tort dans les années 70 et 80 lorsqu’il prévenait le pays de la situation qui l’attendait en matière d’immigration, d’insécurité ou de désindustrialisation ? Aujourd’hui, c’est d’un point de vue monétaire qu’on lui donne raison. Plus que jamais, le Front National est dans tous les domaines un mouvement politique en avance sur son temps.
09:38 Publié dans Communiqués, ECONOMIE, EUROPE, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, européennes 2009

























Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://pascalerre.hautetfort.com/trackback/2212031
Ecrire un commentaire