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20/07/2013

CONGES PAYES : UN PEU D'HISTOIRE

Faut-il le rappeler : 1936 n'a été qu'un aboutissement. 


1931

"Le 2 juillet 1931, la chambre des députés examinait un projet de loi instituant un congé annuel pour les travailleurs, une proposition de loi de m. Ennemond payen, qui reprenait son précédant texte ( déposé trois ans plus tôt le 23 juin 1928), tendant à accorder un congé annuel payé d'une semaine, et une proposition de résolution de M.M Taurines, Neyret et Boyer, invitant le gouvernement à déposer et à faire voter dans le plus bref délai possible, un projet de loi instituant des congés annuels. Tous les auteurs de ces textes appartenaient à la majorité ( de droite ou du centre) qui soutenait le gouvernement Poincaré. Les discussions aboutirent ce même 2 juillet 1931 au vote d'un projet instituant les congés payés obligatoires d'une durée d'une semaine et de quinze jours ( après respectivement un ou deux ans de présence dans l'entreprise). Malheureusement, cette mesure sociale capitale fut repoussée par le Sénat, qui était alors...à gauche! 5ans ( de retard) plus tard, ces congés payés qui ont toujours eu la faveur et les efforts des chrétiens sociaux véritables à ne pas confondre avec certains conservateurs étriqués et égoïstes, donc 5 ans de retard plus tard ces congés payés sont instaurés au mépris total de leurs premiers et authentiques promoteurs."

Vu sur : http://www.saintjosephduweb.com/Le-combat-social_a477.html

 

ENCORE AVANT : NAPOLEON 3



En France, les "premiers" congés payés datent au moins du 2ème empire : décret impérial du 9 novembre 1853, pour les fonctionnaires.

Merci Napoléon 3, "empereur social". Ne l'oublions pas !

 

AU MOYEN AGE

Bien avant encore, c'est un Roi anglais qui fut un précurseur :

"C’est en Angleterre, berceau de l’industrialisation, du Taylorisme - l’augmentation de la mécanisation pour que le travail se traduise par une production maximale - que les premières mesures furent prises en vue d’en adoucir les conséquences sociales néfastes.

L’instauration des congés payés en est un exemple; ce n’est pas étonnant, car les Britanniques sont les détenteurs de la tradition la plus importante en ce qui concerne la législation relative aux vacances. En 1552, le Roi EDOUARD VI promulgua une loi ayant trait aux jours de congés légaux et aux jours fériés pour la population active du Royaume d’Angleterre.

En 1647, après une pétition émanant des apprentis des ateliers de Londres, le Parlement décréta une ordonnance précisant que le deuxième mardi de chaque mois était un jour de repos. L’apparition de l’industrialisation entraîna également la demande de jours de congés successifs. Dans la plupart des cas, ceux-ci étaient alors liés à des traditions locales séculaires, comme par exemple à Glasgow, où les jours de congés coïncidaient déjà avec le marché annuel, qui fut institué en 1159 par Richard COEUR DE LION."

 

"La notion de «vacances annuelles» est particulièrement récente. Son origine doit être située au 19e siècle, au moment où l’industrialisation provoque un bouleversement complet de la structure sociale.

La société moyenâgeuse avait certes déjà intégré la notion de «loisirs» qui faisait l’objet de dispositions scrupuleuses dans les règlements de travail. Les travailleurs salariés, qui n’étaient pas regroupés en fonction des métiers et des corporations, pouvaient toujours se référer au calendrier, lequel comportait un large éventail de périodes de repos. Mais à ces dates, le culte des saints était volontiers assorti d’activités moins pieuses : fêtes, marchés annuels et kermesses. Les gens un peu plus aisés partaient alors en pèlerinage, à Saint-Jacques de Compostelle ou à Rome - il s’agissait de voyages touristiques «avant la lettre».

Le riche héritage laissé par la culture populaire à travers les Pays-Bas apporte la preuve vivante que les «loisirs» constituaient bel et bien une partie du mode de vie au Moyen-Age. Nous apprenons ainsi également que, malgré toutes les privations, l’ouvrier disposait encore de moyens financiers suffisants pour échapper quelque peu au dur labeur quotidien.

Les citoyens du 19e siècle étaient moins bien lotis ... L’industrialisation et l’apparition de la société capitaliste bouleversèrent les structures sociales séculaires. Le cadre social formé par la famille et le village avait fait place à l’usine et à la ville industrielle, où l’ouvrier constituait le maillon le moins coûteux du processus de production."

Dossier à lire sur : http://www.rjv.fgov.be/fr/pdf/publications/historique_201...











 

 

12:09 Publié dans Histoire, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |

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