28.10.2009

BELGIQUE : DES WALLONS "RATTACHISTES" ECRIVENT A SARKOZY

A lire sur : http://www.deboutlawallonie.net/Default.aspx?tabid=99

Si la Belgique éclate, que fera M. SARKOZY ? Que fera la France ?

 

25.06.2009

Le voile fait son entrée au Parlement belge

Une jeune femme d'origine turque, élue le 7 juin au parlement régional de Bruxelles sur une liste centriste, devrait siéger dès mardi en portant le voile islamique.

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Une première en Belgique.

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Mahinur Özdemir, la plus jeune élue du parlement bruxellois porte le voile depuis qu'elle a 14 ans.

Il s'agit d'un cas quasi unique en Europe exceptée une députée de la région autonome de Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, selon la presse belge. Mahinur Özdemir, 26 ans, diplômée en sciences politiques de l'Université libre de Bruxelles (ULB), est depuis deux semaines la plus jeune élue du parlement bruxellois.

Fille de commerçants turcs installés à Schaerbeek, un quartier à forte population immigrée de Bruxelles, elle est membre du Centre démocrate humaniste (CDH), l'ancien parti social-chrétien francophone. Elle porte un foulard depuis ses 14 ans, "de sa propre initiative", dit-elle.

"Le parlement doit être le reflet de la société"

La jeune femme, qui siège voilée depuis trois ans au conseil municipal de Schaerbeek sans que cela n'ait suscité la polémique, entend se présenter de la même manière mardi à 14h30 (12h30) à la séance inaugurale du parlement bruxellois. Le député fédéral libéral Denis Ducarme et le député régional bruxellois Philippe Pivin, lui aussi libéral, se sont cependant émus d'une "atteinte à la neutralité" du parlement et à la laïcité.

Ils ont annoncé qu'ils allaient proposer de modifier les règlements des assemblées belges pour y faire interdire le port de signes religieux ou philosophiques distinctifs. Une démarche qui a peu de chances d'aboutir à Bruxelles, la jeune élue ayant reçu le soutien des trois partis formant la coalition dirigeant la région (CDH, Parti socialiste, Ecolo).

"Le CDH demande que tous les parlementaires élus soient respectés pour ce qu'ils sont et ont dans la tête et non pour ce qu'ils peuvent avoir sur la tête", a indiqué lundi le parti centriste. "Le parlement doit être le reflet de la société", a de son côté fait valoir le co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux. C'est en tout cas une mini-révolution le plat pays.

Source: lessentiel.lu

20.01.2009

QUAND DES WALLONS DEMANDAIENT A "VICHY" LE RATTACHEMENT A LA FRANCE

On cite souvent les Wallons qui se sont adressés au général DE GAULLE en 1945 ou après 1958 (voir ci-dessous), pour demander le rattachement de la Wallonie à la France, mais on oublie que d'autres les avaient précédés peu de temps auparavant... en s'adressant au chef de "l'Etat français" !

Voici donc l'article "Maréchal, voilà les Wallons!"

A lire sur : lalibre.be

DE GAULLE ET LES WALLONS

A lire sur : charles-de-gaulle.org

Le Général refusa toujours de s'immiscer dans les affaires d'un État souverain. Aucune allusion dans les discours prononcés en 1945, lors de sa visite à Bruxelles, ni dans ses Mémoires de guerre. Aucune réponse officielle aux démarches qui furent faites, en 1944, par le mouvement Wallonie libre (François Simon) et, en 1963, auprès de Jean Foyer, par quelques personnalités wallones. Selon Claude de Groulart (De Gaulle : vous avez dit Belgique, Lausanne, Pierre-Marcel Fabre, 1984, p. 41), de Gaulle aurait répondu à Robert Liénard, dans un entretien privé : "Bien entendu si, un jour, une autorité politique représentative de la Wallonie s'adressait officiellement à la France, ce jour-là, de grand cœur, nous répondrions favorablement à une demande qui aurait toutes les apparences de la légitimité. Avant, c'est impossible" .

Entretien du général de Gaulle avec Alain Peyrefitte, 10 novembre 1965,

Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, De Fallois-Fayard, 2000, t. III, p. 329.

"Des Wallons m'avaient déjà demandé de les annexer à la fin de la guerre. Je n'ai pas voulu donner suite à leur démarche. En 45, il fallait respecter les frontières que nous a léguées l'Histoire, sauf les frontières des pays vaincus. C'est ce qui a été fait. La Belgique, il ne faut pas y toucher. Mais que les Wallons s'organisent pour défendre leur langue et leur culture, pour éviter que les Flamands ne leur marchent sur les pieds, nous n'y voyons aucune espèce d'inconvénient... Ou alors, il faudrait que les Flamands rendent la vie impossible aux Wallons, et qu'alors les Wallons se jettent dans nos bras. Mais nous n'avons surtout pas à bouger. Ce serait trop facile de nous accuser de vouloir nous arrondir aux dépens de la Belgique."

"Je sais bien qu'après la Libération, il aurait suffi que je claque des doigts pour que la Wallonie demande son rattachement à la France. Mais justement, j'estimais qu'il ne m'appartenait pas de claquer des doigts. Il aurait fallu que les Wallons ou leurs représentants légitimes prennent l'initiative. La France n'avait pas à payer une dette comme au Canada. Un moment, j'avais songé à faire un voyage qui aurait commencé à Gand, je me serais arrêté à Dinant où j'ai été blessé en 14, à Namur, capitale de la Wallonie, j'aurais descendu la Meuse jusqu'à Liège, dont Michelet disait qu'elle était plus française que la France. Ç'aurait été comme le Chemin du Roy au Québec. Mais j'ai résisté à la tentation.

"Notez bien que depuis mon retour aux affaires, une de mes premières initiatives a été d'inviter le Roi et la Reine des Belges. On ne m'a jamais rendu l'invitation. On avait trop peur, sans doute, des manifestations populaires en Wallonie."

Il reprend, après quelques secondes : « J'avais reçu une délégation de Wallons, bien décidée à préparer le rattachement. Elle m'avait expliqué que les Flamands étaient de plus en plus arrogants et finiraient par faire d'eux-mêmes sécession. C'est peut-être comme ça que ça finira.

"La Wallonie existe, mais il n'y a pas une nation wallonne, les Wallons n'ont jamais cherché à devenir un État. Ils demandent à être intégrés au sein de la République française, dont ils ont déjà fait partie. C'est tout autre chose que, pour les Québécois, de s'émanciper de la domination anglo-saxonne.

"Beaucoup de Wallons pensent qu'ils seraient mieux traités par la France que par la Flandre. C'est probable. Ils retrouveraient au sein de la France la fierté d'appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines.

"Toutes choses qu'ils ont perdues dans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu'ils n'aiment pas. Pour les besoins de l'unité de la Belgique, on a raboté ce qu'ils avaient de différent. Ils en sont frustrés."

UNE WALLONIE UNIE A LA FRANCE ? UN NOUVEAU LIVRE PROVOQUE DES DEBATS

Vu sur : claude-thayse.net
15 janvier 2009
Le dernier livre de Claude Javeau...

Après les Dom et les Tom, et si on créait un Toq ? Un territoire outre Quiévrain. C’est la thèse développée par Claude Javeau dans un petit livre au titre bien provocateur (mais il ne serait plus lui même sans ça...) : La France doit-elle annexer la Wallonie ?

Dans l'interview, ci-dessous, le journaliste (français !) préfère le terme "unir" à "annexer", Javeau parle également de fédération...

Plus amusant et intéressant, J.-F. Kahn (ex-journaliste à Marianne) et Jacques Marseille (économiste à réputation libérale), deux duetistes ne manquant pas non plus d’esprit facétieux, s'ils ont rarement le même avis sur la même question disent là assez clairement "oui".

Entretien avec l'auteur, ainsi qu'avec Jacques MARSEILLE et Jean-François KAHN, à écouter

" La France doit-elle annexer la Wallonie ? "

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Cliquez sur le visuel ..

de Claude Javeau, Larousse, collection À dire vrai - 128 pages

11.01.2009

BELGIQUE : AVEC LA CRISE GOUVERNEMENTALE, LES "RATTACHISTES" SONT DE RETOUR !

Un courant politique cherche à convaincre l’opinion que la Wallonie et Bruxelles peuvent être rattachés à la France. L’idée semble faire son chemin.

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Allez, Paul-Henry, passe en tête du cortège comme le Général en 1945 ! Les militants aiment bien Paul-Henry Gendebien, le président du parti Rassemblement Wallonie France (RWF). Le général en question est Charles de Gaulle. Gendebien revendique le même amour de la France et la même idée de “résistance” que le Général. Il parcourt le pays wallon pour ­défendre les idées de son mouvement, apparemment utopiques : la nécessité d’un rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France en cas de scission de la Belgique.

L’interminable crise politique de leur pays les encourage dans cette démarche. Malgré la nomination au poste de premier ministre du chrétien démocrate flamand Herman Van Rompuy, 61 ans, le 28 décembre, les Belges ne se font aucune illusion, encore moins les “rattachistes”. Ces militants veulent devenir français pour des raisons culturelles mais aussi pour la sécurité, la démocratie politique et sociale, la République, l’État de droit, la bonne gouvernance administrative, toutes ces choses dont les “prive” l’État belge et que semble incarner la ­France. Des mobiles économiques et quelques bénéfices substantiels à en tirer font aussi partie des motivations. Toutes leurs fêtes sont hérissées de drapeaux tricolores, frappés en leur centre du coq wallon. Les profils sociologiques des rattachistes sont variés, comme leurs raisons de ­militer.  « Il y a une crise permanente depuis plus de seize mois, explique le président Gendebien, un ancien diplomate belge. Elle a une durée anormale et une intensité exceptionnelle, puisque le gouvernement s’est mis en congé à Pâques 2007, à l’avant-veille des élections législatives de juin. »

Depuis cette époque, la Belgique n’a pas eu de gouvernement digne de ce nom. « On a cinq partis avec la main sur le revolver, prêts à dégainer et à faire feu sur le premier qui bouge, poursuit Gendebien. La Belgique est un État en voie de décomposition. La chute fatale et définitive pourrait intervenir à brève échéance. » Avec un millier d’adhérents et trois mille sympathisants, mais aucun député ni sénateur, le Rassemblement Wallonie-France réclame un divorce à l’amiable entre les régions francophones – la Wallonie et Bruxelles seraient rattachés à la France – et la Flandre, qui deviendrait autonome. Les six communes de la périphérie bruxelloise, dites “à facilités”, où une population majoritairement francophone vit en territoire flamand, s’autodétermineraient par référendum.

L’Union européenne serait appelée en renfort pour organiser la consultation : « Il pourrait y avoir des régimes particuliers sur des périodes à négocier. Comme pour la Corse, ­l’Alsace, la Moselle, une partie des Dom-Tom. » Dans les rassemblements festifs des rattachistes, la police ouvre la voie. Le parti a en effet passé un accord avec les autorités pour montrer que ses militants sont tout sauf des agitateurs. Les consignes données aux manifestants sont strictes : on ne crie pas, on ne chante pas la Marseillaise, on n’applaudit pas mais on pleure la défunte Belgique.

« Vive la République, vive la France ! » lancent en chœur les militants du RWF. Des badauds regardent, étonnés. D’autres sourient et lèvent le pouce. Gendebien explique : « Le but est de conscientiser, c’est pour ça que nous ne  sommes pas inquiets  d’avoir des résultats électoraux faibles [1,5 à 2 % des voix]. L’opinion publique est en train de basculer. Il y a dix ans, personne ne parlait de nous. » Un tel rattachement apporterait 4,5 millions d’habitants et une trentaine de parlementaires supplémentaires à la France. Il entraînerait aussi un partage de la dette publique belge entre Flamands et francophones. Elle s’élève à 300 milliards d’euros. Les rapports de population font que 40 % de cette dette serait à charge de la Wallonie et Bruxelles, soit 120 milliards d’euros ou 10 % de la dette française. C’est beaucoup, mais les rattachistes ont fait de savants calculs et l’affirment : « Comme la France verrait sa population, ses rentrées fiscales et son PIB augmenter, la charge serait tout à fait raisonnable. »

Ils ne nient pas les difficultés. Que faire de Bruxelles ? Se rallierait-elle à la Flandre ou à la ­France ? La formule de district fédéral sur le modèle de Washington DC aux États-Unis ne pourrait pas s’appliquer, dans la mesure où l’Union européenne n’est pas un État. Et que faire du personnel diplomatique et européen gravitant autour des institutions de l’Union ? Tout cela n’est pas encore très clair.

“Nous sommes à un point où le vouloir vivre ensemble est terminé”

Paul-Henry Gendebien a écrit le Choix de la France. Son ancêtre avait, en 1830, remis la couronne de Belgique entre les mains de Louis-Philippe, roi des Français. Celui-ci la déclina sous la pression britannique. « Les grandes idées sont d’abord partagées par un petit nombre, lance-t-il. Ils étaient combien à Londres le 18 Juin avec de Gaulle ? » Une seule personnalité a, pour le moment, osé exprimer des idées proches de celles des rattachistes au sein du Parlement fédéral : le député libéral francophone Daniel Ducarme ( photo ) . Il refuse le rattachisme, inacceptable à ses yeux par la population, et lui préfère l’idée d’un rapprochement. Ducarme a déjà rédigé (en juillet) un texte intitulé “Loi organique portant statut d’autonomie de la Belgique française”, en cas de rupture avec la Flandre. Dans ce projet, cette nouvelle entité comprendrait la Wallonie, Bruxelles et les six communes “à facilités”. Elle resterait autonome sur les politiques de proximité comme l’enseignement, la recherche ou l’audiovisuel. Pour les domaines régaliens – affaires économiques, sécurité, diplomatie, ­défense, –, cette entité dépendrait de l’État français.

La collectivité pourrait élire un président, tout en gardant l’ex-roi de Belgique pour des fonctions protocolaires. « Le but n’est pas d’abandonner l’identité belge », assure Daniel ­Ducarme. Ce rapprochement pourrait même être accepté sans changer la Constitution française. Daniel Ducarme est sûr que son projet “sera”, même s’il ne sait pas quand. Son constat est sans appel, face à l’affirmation flamande de ces dernières années : « Nous sommes arrivés à un point où un cycle de négociation de vouloir vivre ensemble est terminé. » Lui et ses amis estiment qu’être francophone en Belgique, « c’est ramasser des baffes du style : “Vous n’aurez pas de logement si vous ne parlez pas flamand ». Daniel Ducarme ajoute : « Les Wallons en ont marre qu’on leur dise qu’ils sont pauvres et peu fréquentables. La jeunesse a rompu avec le passéisme industriel et socialiste de cette région. L’herbe verte repousse. »

Cet ancien ministre est convaincu que ses idées progressent car les sondages en faveur d’un rapprochement de la Belgique et de la France sont favorables, sans doute portés par la crise politique qui s’éternise. En décembre 2007, 10 % des Wallons étaient favorables à ce projet. En juillet 2008, ils étaient 49 %. Quant aux Français, 60 % ­en moyenne n’y seraient pas hostiles.

Ducarme sourit : « Certains disent que je présente cette idée uniquement pour faire peur aux Flamands et pour que la Belgique continue. C’est une BBB, une blague bien belge. »

Source : voxfnredekker.canalblog.com

Via : Valeurs Actuelles

05.08.2008

DEMAIN, "WALLONIE EN FRANCE" ?

Les Wallons tentés de rejoindre la France

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En cas d'indépendance de la Flandre, un Belge francophone sur deux souhaiterait le rattachement à l'Hexagone.

La menace d'un divorce fait chuter les tabous. Les Wallons, qui s'estiment éconduits par leurs partenaires flamands, affichent désormais leurs penchants pour la France : 49 % d'entre eux se laisseraient séduire par le «rattachement» si la rupture de la Belgique devait être consommée après 178 ans de mariage.

Le chiffre, surprise d'un sondage Ifop publié mardi par le journal belge Le Soir et le quotidien français La Voix du Nord, confirme le raidissement de part et d'autre de la frontière linguistique. Jusqu'ici, les 4 millions de Wallons passaient comme l'ultime rempart du royaume. Depuis des années, ils encaissent sans rien dire les exigences de leurs 6 millions de compatriotes flamands et toutes leurs velléités de prendre le large. Aujourd'hui, ils commencent à se rebiffer et font monter les enchères.

Lire la suite : ICI

En complément : La Wallonie française, fantasme ou future réalité ? (Le Point)

Source : egaliteetreconciliation.fr

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COMMENTAIRE

Dans cette affaire, une seule question qui vaille : quel est l'intérêt de la France dans une éventuelle entrée de la Wallonie dans la communauté nationale ?

27.07.2008

UNE PAGE D'HISTOIRE OUBLIEE : QUAND DES FRANCAIS ET DES BELGES COMBATTAIENT EN SLOVAQUIE

Un maquis Franco-Belge en Slovaquie Août 1944 - Février 1945

Août 1944 - Février 1945

Il y avait en Hongrie en 1944 plusieurs centaines de prisonniers de guerre français évadés d'Allemagne et jouissant de leur liberté de mouvement, car la Hongrie de l'amiral Horthy n'était pas en guerre contre la France, ni contre la Belgique.

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Parmi eux, cinq prisonniers de guerre belges

-DERVAUX Henri, né à Cerfontaine le 1er décembre 1913, soldat à la compagnie de mitrailleuses anti-avions du corps de cavalerie;

-DOZOT Gérard, né à Herstal le 24 juin 1920, caporal d'active au fort de Pontisse;

-HUBRECHTS Gaston, né à Seraing le 15 janvier 1919, caporal au 7ème régiment de chasseurs à pied;

-LEHERT Alphonse, né à Wauthier-Braine le 22 juillet 1912, soldat au 16ème régiment de ligne

-LEROY Albert, né à Grandcourt le 5 février 1916, soldat au 4ème régiment de chasseurs ardennais.

En août 1944, l'ambassade de France à Budapest apprend qu'il existe un groupe de partisans dans les montagnes slovaques et les plus courageux des évadés décident de rejoindre ces partisans. Quelques officiers français évadés, les lieutenants Georges de Lannurien de la Roncière, Poupet et Tomasi, organisent le départ de Hongrie et la traversée de la Slovaquie jusqu'au refuge des partisans. Le 9 août 1944, les premiers évadés arrivent dans la région de Tura en Slovaquie. Picard René relate que le voyage en chemin de fer jusqu'à Galanta, à proximité de la frontière slovaque, se passe le mieux du monde, sans contrôle d'identité. Le franchissement de la frontière a lieu de nuit et les évadés trouvent refuge à Luda chez un boulanger. De là, des guides slovaques conduisent nos hommes jusqu'au repaire des partisans. Lehert arrive le 16 août; Dozot et Hubrechts le 17; Leroy le 20 et Dervaux le 24.

Du 4 au 18 août, 96 évadés en Hongrie rejoignent l'unité en formation.

Un état nominatif de la légion des combattants français en Slovaquie, dressé à la date du 29 septembre 1944, renseigne encore trois autres Belges, mais il n'existe au service des prisonniers de guerre aucun dossier à leur nom.

Il s'agit peut-être de travailleurs déportés, évadés également en Hongrie. Ce sont:

-DE MAERTELAERE Robert, né à Montigny-sur-Sambre le 13 octobre 1920 (tué à Strecno);

-PIRSON Louis, né à Bruxelles le 27 octobre 1912;

-VAN DER HEYDERS Roger, né à Thuillier le 20 janvier 1912, sergent.

Quant à Hubrechts, il donne le nom d'un autre Belge inscrit avec lui à la légion des combattants en Slovaquie. Il s'agit de

-FROIDURE Albert, né à Bouffioulx le 19 octobre 1921, soldat au 2ème régiment de chasseurs à pied, probablement travailleur déporté en Allemagne et évadé en Hongrie.

Les partisans se groupent dans la montagne près de Kantor. Ils sont dirigés par un officier russe parachuté, le 26 juillet 1944, près de la localité de Liptov, nommé Vélicko, orthographié l.A. Welitschko par Cestmir Amort. Les partisans prennent le nom de brigade général R. Stéfanik

( général slovaque, héros de la guerre 14-18 ) et s'organisent en trois compagnies, l'une comprenant les Russes, la seconde les Slovaques et la troisième les Français et les Belges. Le lieutenant de Lannurien prend le commandement de la compagnie française. Les partisans reçoivent des uniformes tchèques et des armes russes ou tchèques, ainsi que des interprètes et deux infirmières. Dozot est désigné comme caporal chef de pièce antichar à la 3ème section d'assaut. Comme tous les partisans de langue française sont d'anciens militaires, la compagnie est rapidement formée et disciplinée. Lorsque les opérations actives commencent, elle comprend déjà plus d'une centaine d'hommes (160 d'après J. Sole).

Il arrive cependant aux partisans d'exagérer l'imprudence. C'est ainsi que de nombreux évadés continuant à arriver de Hongrie, le Français Raymond Volbart et le Belge Hubrechts sont placés à la gare de Zilina pour les recevoir et les guider vers le cantonnement. Ils sont tous deux armés du fusil et en uniforme slovaque avec l'étoile rouge des partisans. Mais voilà qu’arrive en gare une unité allemande. Nos deux partisans sont aussitôt désarmés, emprisonnés et dirigés vers l'Allemagne. Heureusement, la qualité de prisonnier de guerre leur est reconnue. Ils sont portés disparus à la légion des combattants à la date du 27 août 1944.

Le 28 août, la « Légion française des combattants en Slova-quie », (en slovaque: Françuska Legia bojvnikov no Slovensku) descend de ses montagnes et libère le village de Skablina. L’unité commandée par de Lannurien cantonne alors au village de Sklabinsky-Podzamok. Sous les généraux slovaques Golian et Viest a lieu en effet en août 1944 un soulèvement national qui surprend les Allemands. Le 29 août 1944, Banska Bystrica est libérée. Rapidement tout un énorme territoire est libéré et un gouvernement national anti-allemand est créé à Banska Bystrica le 1ier septembre, sous le nom de « Conseil national

slovaque ». Cependant les Allemands et le gouvernement pro-allemand de Tiso, sont restés maîtres de Bratislava et de toute la région des plaines. Ils regroupent hâtivement leurs forces et, dès le 29 août, s'efforcent de remonter la vallée du Vah en direction de la capitale du mouvement insurrectionnel.

Le général allemand Berger, commandant en chef des troupes allemandes en Slovaquie, qui a été surpris de l'ampleur de l'insurrection, mais qui sait que les troupes slovaques insurgées sont inexpérimentées et de faible valeur, décide d'attaquer le plus vite possible avec les unités dont il dispose, afin de ne pas laisser le temps au Conseil national slovaque d'aguerrir ses troupes. Dès le 29 août, les troupes allemandes attaquent le territoire insurgé de plusieurs directions : la 19ème division de Gebirgsjäger SS de la Moravie vers Zilina; la 86ème division de Pologne vers Kezmarok; la 20ème division SS du sud-ouest vers Trnava; la 108ème division de Kosice vers Spisska Nova Ves.

Les Slovaques portent leurs meilleures troupes, c'est-à-dire les unités de partisans, vers les endroits menacés.

Les partisans français sont chargés de défendre le défilé de Strecno pour interdire l'accès à la ville de Vrutki et à la vallée du Turiec. Ils livrent un combat très dur de toute une journée au défilé de Strecno et éprouvent leurs premières pertes, dont De Maertelaere, mais les Allemands sont bloqués.

Les Allemands se heurtent à une résistance acharnée à laquelle ils ne s'attendaient guère. C'est ainsi qu'à Strecno, la légion des combattants français en Slovaquie, avec le détachement russe Souvorow et les troupes slovaques de la garnison de Martin, résistent durant cinq jours à toutes les attaques.

Les partisans français sont relevés par une unité slovaque et reviennent à Skablina le 2 septembre. Le moral de l'unité est atteint : elle a repris trop tôt contact avec la force militaire allemande. Le 4 septembre, 4 sous-officiers et 2 hommes disparaissent et sont portés déserteurs. Le 6 septembre, les Allemands occupent Vrutki et les partisans français sont mis en ligne à Priekopa avec l'unité slovaque du major Dobrovosky. Le combat de Priekopa est très dur, mais les partisans ne cèdent pas un pouce de terrain.

Le plan allemand échoue. L'insurrection connaît un précieux répit. L'aviation russe parachute des armes, des munitions et des vivres ainsi que des renforts, tandis qu'une mission militaire anglo-américaine arrive à Banska Bistrica.

Les partisans sont relevés et mis au repos à Sliac près de Banska Bistrica, où la brigade reçoit un commissaire politique, le lieutenant-colonel russe Hrapko.

Ils y reçoivent également un renfort imprévu : 80 jeunes Français des chantiers de jeunesse, qui avaient été déportés aux usines de munitions Skoda de Dubnica et d'armement à Porazska-Bistrica et 3 officiers : le capitaine Forestier et les lieutenants Gessely (prêtre) et Lehmann.

Lannurien organise immédiatement l'instruction militaire accélérée de ses recrues. Il les confie à l'adjudant-chef Bronzini de la légion étrangère. Cependant, l'unité se réorganise. Vélicko est nommé lieutenant-colonel par l'armée rouge et de Lannurien capitaine par le général de Gaulle, qui inscrit l'unité à l'ordre de bataille de l'armée française sous le nom de :

« Groupe des combattants français en Slovaquie ».

Elle comprend 4 sections de combat et une de commandement. Le charroi totalise 3 camions, 2 voitures et une moto. Elle reste sous le commandement de Velicko qui, pour lui donner la même force que celle des compagnies russes et slovaques de la brigade Stefanik, lui adjoint une section slovaque de 54 volontaires commandés par l'adjudant slovaque Hanach, ce qui porte son effectif à 250 hommes. La brigade est mise en ligne à Janova-Lehota. Elle y est relevée par la brigade aéroportée tchécoslovaque, arrivée à Tribudy en avion du front de Pologne, et est au repos à Detva où a lieu une revue militaire. Leroy, chef d'une équipe de destruction, est, pour son beau travail, cité à l'ordre du jour de la brigade. La brigade Stefanik part alors à la frontière hongroise à Krupina.

Les Allemands cependant trouvent cette insurrection bien gênante. Ils se contentent au début d'isoler le territoire insurgé, tandis qu'ils rassemblent les troupes nécessaires pour écraser cette dangereuse menace. Ils parviennent à grouper l'équivalent de 8 divisions et, le 19 octobre, passent à l'attaque sur tout le front sud, en partant de Hongrie.

Le 20 octobre, ils attaquent également de l'est et de l'ouest. Suite à la supériorité du commandement allemand et de son infanterie, l'armée slovaque est enfoncée dès le 25 octobre 1944 et Banska Bystrica prise par les Allemands le 27 octobre. L'armée slovaque est prise de panique et s'effondre dans le désordre le plus total.

Seules les unités de partisans surnagent en ce désastre. Elles seules, grâce à leur tactique de la guerre de partisans, sont capables de résister, mais il leur faut, pour cela, rejoindre leurs montagnes. Ils se réfugient dans la vallée de Jasna de la chaîne des Basses-Tatras. La brigade Stefanik se regroupe dans la partie nord de la Slovaquie, près de la rivière Orava et les Tatras de Liptov. Le commissaire politique rejoint les lignes russes en avion, car pour lui la capture aurait signifié la mort.

Les sections sont dispersées et ce n'est qu'avec 60 hommes que le capitaine de Lannurien s'installe dans une vallée étroite vers Nemecka-Luka. Le 1ier novembre, les sections perdues, sauf celle du lieutenant Gessely, rejoignent le gros de l'unité. Le lieutenant-colonel Velicko arrive également avec les Russes et les Slovaques. Velicko décide de suivre la vallée du Vah en direction de l'est, de franchir la rivière, de gagner les Hauts -Tatras en direction de la frontière polonaise et de rejoindre l'armée russe.

Il fait partir ses trois compagnies à une heure d'intervalle : les Russes en tête, puis les Slovaques, enfin les Français. Le passage de la rivière est malaisé. Seules les com-pagnies russes et slovaques parviennent à traverser. Lorsque de Lannurien arrive avec ses hommes, il se heurte à des forces allemandes supérieures. Coupé de son chef, il décide de gagner les montagnes au sud de la rivière. Les partisans français s'installent pour l'hiver dans la montagne au nord du village d'Ivanovo. Ils occupent quelques granges primitives et descen-dent au village pour le ravitaillement. Le capitaine trouve cependant que le camp n'est pas assez éloigné du village et décide d'établir un nouveau camp, 600 mètres plus haut dans la montagne. Le 10 novembre, alors que seuls les malades, l'interprète et l'infirmière sont restés dans les granges et que tout le personnel valide travaille à la construction du nouveau camp, les Allemands surprennent le campement et mettent toutes les granges en feu.

Seul un des blessés parvient à s'échapper; 16 partisans (dont Dervaux), l'infirmière et l'interprète sont faits prisonniers.

Les partisans ( 80 au total ) doivent à présent vivre au nouveau camp inachevé. Le froid est très vif, la neige épaisse et les vivres s'épuisent, ce sera bientôt la fin des haricots. Le chef se rend compte que les Allemands vont, soit attaquer en force, soit affamer les partisans dans leur montagne dépourvue de nourriture. Les partisans, en effet, ne peuvent subsister qu'avec l'aide de la population, or il n'est plus question de descendre à Ivanovo, surveillé par les Allemands et où ces derniers ont trouvé des guides pour les conduire dans la montagne.

Lannurien estime qu'il ne peut plus assurer la subsistance d'une troupe de partisans aussi grande que la sienne. Il divise sa troupe en 8 détachements d'une dizaine d'hommes qui vont tenter leur chance séparément. Ils doivent se diriger vers le sud-est, région de Kosice, où les montagnes sont moins élevées et où il y a de nombreuses fermes isolées. On procède au partage des interprètes, de l'argent, des vivres et des munitions et, le 16 novembre, ont lieu les premiers départs.

Le groupe du capitaine ( 12 hommes ) part le dernier. Après bien des souffrances dans la neige et le froid, le groupe arrive le 4 décembre dans la région de Detvianska-Huta où il trouve refuge dans une habitation forestière. De là sont lancés des coups de main et des attaques de véhicules allemands isolés. Par la radio, ils apprennent que, à la date du 9 décemhre 1944, décret 264 du général de Gaulle, le groupe est cité à l'ordre du jour de l'armée française. Cependant le front se rapproche et enfin, au matin du lier février 1945, le groupe de partisans voit s'élancer vers lui une compagnie de soldats russes. Ceux-ci sont tout étonnés de trouver des « Françousky Partisany ». Ils sont aussitôt dirigés vers l'arrière du front. L'armée russe regroupe tous les partisans de la région à Malinec, puis décide que les partisans russes et slovaques seront remis en ligne, mais que les hommes de la compagnie franco-belge seront rapatriés. Ils reçoivent des uniformes russes, gardent leur arme-ment russe et sont envoyés à Tura en Hongrie, puis à Odessa. Bien entendu, ils jouissent d'un traitement spécial de la part des Russes et circulent à leur guise aux environs des camps de regroupement, contrairement aux autres prisonniers de guerre libérés. Ils sont rapatriés par Odessa

En conclusion de cette étude, nous pouvons franchement dire que l'armée belge peut être fière de ces quelques prisonniers de guerre qui ont repris les armes dans des conditions aussi difficiles.

( Source : article pages 187 à 194 du livre de Georges Hautecler " Evasions réussies " )

Source : freebelgians.net

23.01.2008

Pétition : Exigeons un référendum sur la Constitution bis

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Ils le disent tous : les dirigeants européens et Valéry Giscard d’Estaing, le père de la Constitution européenne de 2005 rejetée par le peuple : le traité de Lisbonne n’est ni «mini», ni simplifié». C’est la Constitution européenne bis !

Le 29 mai 2005, la majorité des Français ont rejeté cette Constitution européenne. On tente aujourd’hui de la leur imposer par les politiciens.
C’est un véritable coup de force contre le peuple !

Le Front National éxige un référendum.

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Télécharger le formulaire de la pétition à nous renvoyer (pdf)

Télécharger notre note succinte sur le Traîté de Lisbonne 

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13.11.2007

BELGIQUE : 54% des Français favorables à la réunion de la Wallonie à la France

Un sondage n'est qu'un sondage, mais celui qui vient d'être publié sur les Français et l'avenir de la Wallonie est intéressant à plus d'un titre.

  

Il nous permet de revenir sur certains "fondamentaux" de philosophie politique, souvent oubliés ou traités de façon bien légère : qu'est-ce qu'une "nation", quels rapports entre la langue et la nation, qu'est-ce qu'un Etat fédéral légitime, comment intégrer des gens qui voudraient devenir Français, comment préserver l'identité propre d'un territoire francophone rattaché à la France, au nom de quoi accepter l'agrandissement du territoire français...

Autant de questions à se poser avant de se prononcer définitivement sur l'avenir des relations entre la Wallonie et la France.

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22.09.2007

"BELGIQUE : UN NOUVEAU FRONT NATIONAL"

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN;

Jean-Marie LE PEN, au nom du FRONT NATIONAL,

Constate que les magistrats bruxellois ont inculpé Daniel FERET pour de nonbreuses malversations financières connues et dénoncées depuis des années.

Encourage et appuie chaleureusement le nouveau Bureau Politique du FN qui vient d'etre désigné par la majorité des parlementaires du parti, pour mener dans les plus brefs délais et jusqu'au bout :

-La réforme doctrinale et programmatique qui s'impose ;

-La réorganisation du parti sur des bases populaire, éthiques et de transparence :

-Les actions nécessaires pour dissocier l'image du FN de celle du sieur FERET :

 

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Le groupe ITS

"Identité, Tradition, Souveraineté"

-L'arrivée du nouveau FN dans la synergie et la dynamique des droites rassemblées au Parlement européen dans le Groupe Identité, Tradition, Souveraineté, avec nos amis Flamands, Italiens, Roumains, Bulgares, Autrichiens, Anglais, Francais.

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