16.12.2009

CONSEIL REGIONAL - BUDGET PRIMITIF 2010 - INTERVENTION DE PASCAL ERRE

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Je ne sais si la région sera encore à gauche en mars prochain, mais à lire ce rapport on a l’impression qu’il s’agit d’un testament : votre testament, Monsieur le Président ! Testament peut-être prématuré d'ailleurs...

Oh certes, ce n’est pas le « Mémorial de Sainte Hélène » ou le « Testament de Saint Louis », mais c’est bien un testament politique, puisque dans ce rapport vous y faites le bilan de votre action depuis 6 ans, en tout cas des sommes engagées, et prises dans la poche du contribuable : formation, infrastructures et transports, soutien aux entreprises, développement du territoire. Une moyenne de 165 M€ de dépenses d’investissement (page2), pour d’« ambitieuses mesures » (page 3).

 

C’est beau, c’est grand la « Région », avec notre argent, mais comme vous savez que tout n’est pas si idyllique, vous cherchez quand même à vous justifier, à passer pour le Superman de la Champagne-Ardenne qui a surmonté tous les obstacles qu’on lui a mis sur sa route, pour grandir votre action, en disant et répétant : « c‘est la faute à l’Etat, c’est la faute à Sarko ! » (pages 1 à 3, soit la moitié de votre rapport).

En oubliant cependant de préciser que tous les gouvernements qui se sont succédés depuis les années 70, qu’ils soient de droite ou de gauche :

- sont responsables de la dette,

- ont soutenu les critères de Maastricht,

- ont voulu cette RGPP qui en découle,

et que tous ont transféré des compétences aux collectivités locales sans assurer de compensation financière intégrale, que ce soit avec la gauche en 82-83 ou avec la droite en 2004.

 

Oui, vous avez raison de critiquer l’Etat, mais cet Etat cause de vos malheurs, c’est aussi votre Etat, avec la gauche au pouvoir, et un certain Jacques Chirac, que vous avez contribué à faire élire en 2002, et dont la loi du 13 août 2004 reprenait les projets d’un certain Lionel Jospin.

La gauche aussi est responsable de vos malheurs de Président de région. Vous êtes vous-même responsable de vos propres turpitudes. Ne l’oubliez pas !

 

En fait, dans ce rapport, vous cherchez à surévaluer votre action, à l’approche des régionales de 2010, en disant et répétant : malgré l’Etat, malgré sa remise en cause des principes mêmes de la décentralisation (pages 3) - et là vous avez raison Monsieur le Président, eh bien notre projet est « ambitieux et responsable », et nous maintiendrons l’action régionale « dans toutes ses composantes clefs » (pages 4 à 6), grâce à la qualité de notre gestion (page 4).

Vous écrivez : « le budget 2010 qui ponctue cette mandature s’inscrit dans le respect des grands principes qui ont dicté notre action pendant 6 ans », et « Nous avons réussi à nous donner des marges de manœuvre » (page 6).

Comme à chaque fois, votre projet de budget est « ambitieux et responsable »,

Comme à chaque fois, vos actions sont « structurantes » (page 2),

Comme à chaque fois, vous nous faites croire que votre action a un impact réel sur le développement de notre région.

 

Or, malheureusement, tout cela n’est qu’illusion, mais illusion chèrement payée, avec l’argent du contribuable.

Car votre action n’est ni « ambitieuse » ni « responsable ».

 

Elle ne peut être réellement « ambitieuse » : dans le cadre de cette « globalisation » que vous soutenez, vous savez bien qu’une région ne peut mener d’actions vraiment influentes et décisives, puisque l’essentiel ne dépend pas d’elle : son action n’a pas d’impact réel, ou si peu. La Région n’existerait pas que cela ne changerait pas grand-chose à l’avenir de la Champagne-Ardenne et de ses habitants.

Alors soyez modeste !

 

Il est donc irresponsable de faire croire le contraire : votre action régionale n’est pas réellement structurante. Vous êtes à la remorque de l’Etat, de l’Europe et du monde ! Car actuellement, et dans le cadre de la suppression progressive des frontières économiques, c’est l’Europe et le monde, avec la complicité active de l’Etat français, qui « structurent » - ou plutôt déstructurent - le tissu économique et social de notre région, pas la Région.

 

En fait, vous êtes le « Gérard Majax » de la Champagne-Ardenne : vous intervenez tous azimuth, pour créer de l’illusion : l’illusion que vous avez le Pouvoir de changer les choses de manière décisive. En réalité, vous ne changez pas le cours de l’histoire de notre région, car l’Essentiel est ailleurs, et cet Essentiel, vous ne le maîtrisez pas. Comme vous dîtes toujours, vous « accompagnez » : vous accompagnez les dégâts causés par le mondialisme et l’Europe, par exemple en aidant des entreprises à exporter, avec l’argent du contribuable !

Comme si c’était le rôle de la Région de jouer au commis d’affaires.

 

Car tout cela, vous le faites avec notre argent, Monsieur le Président, avec nos impôts. Mais pour quel impact et quel résultat, et à quel coût ?

 

Ainsi, combien d’emplois ou d’entreprises maintenus ou créés grâce à votre action, et qui n’auraient pas été créés ou maintenus, si la Région n’était pas intervenue ? Quelle proportion représente t-ils par rapport au total des emplois ou des entreprises ?

 

C’est le 1er collège du CESR, qui déclare que « dans leur ensemble, les dispositifs en faveur du « développement économique » manquent de souplesse, et excluent de fait un certain nombre de projets » et que « dans le cadre d’avances remboursables, le nombre de création d’emplois sur lequel l’entreprise doit s’engager n’est pas approprié. Dans la plupart des cas, cet objectif ne peut être atteint par l’entreprise que dans l’hypothèse d’un développement optimal de son marché, chose qu’elle ne peut garantir au moment où elle réalise son investissement. »

 

Créations d’entreprises :

Les créations aidées par la Région n’ont jamais dépassé 1% du total des créations annuelles : 99 % des créations d’entreprises se font sans la Région, et se faisaient déjà avant que la « région » ne devienne une collectivité.

« Contrat jeune entreprise » : 14 entreprises « accompagnées » par la Région pour 4 557 créations en Champagne-Ardenne, soit 0,30 % du total des créations.

140 emplois, soit 0,02% du nombre total de salariés et 0,2% du total de demandeurs d’emplois.

Quel impact !

 

Accompagnement des PME : 10 entreprises « accompagnées » en 2009, sur plus de 66 000 PME, soit 0,01% des PME. Là encore, quel résultat significatif !

 

Accès au financement des PME : 5 dossiers en 2008, soit 0,007% du total du nombre de PME. Impact nul !

 

Transmission-reprises d’entreprises : la Région intervient, et nous vous soutenons sur le principe. Mais il faudrait peut-être arriver à un impact plus important :

3 730 emplois maintenus ou créés en 5 ans, soit 0,78% des emplois salariés (477 155 au 31.12.07). Tant mieux pour ceux qui en profitent, mais globalement l’impact est quasi nul !

Enfin, plus de 16 000 entreprises sont concernées d’ici 10 ans.

Or, en 5 ans, vous n’avez traité que 290 dossiers, soit 1,8% des entreprises concernées : à ce rythme, il vous faudra plus de 275 ans pour toucher les 16 000 entreprises !

 

Quant au 1er collège du CESR, il « réitère ses doutes sur la valeur ajoutée des espaces-métiers. Les objectifs globaux assignés aux 12 espaces-métiers (…) semblent bien maigres au regard du budget mobilisé pour leur animation. De plus, nous pouvons légitimement penser que ces rencontres et ces entretiens auraient de toute façon eu lieu si ces espaces n’existaient pas. »

 

Bref, toutes ces aides n’existeraient pas, que cela ne changerait rien !

 

C’est vrai, Monsieur le Président, vous cherchez à faire mieux que la droite qui vous a précédé, mais vous dépensez notre argent pour un résultat souvent sans commune mesure avec les sommes engagées.

 

D’ailleurs, depuis 2004, les problèmes fondamentaux de notre région n’ont pas été résolus, à commencer par le problème n° 1 : la baisse démographique et la « migration résidentielle des familles ».

Autre problème : malgré votre action, notre région est toujours marquée par les « déficits de qualification ». Echec que vous reconnaissez implicitement (page 5) : « la mise en place du réseau public régional de formation professionnelle, seule à même de permettre ce saut qualitatif de l’appareil de formation dans une région toujours marquée par les déficits de qualification ».

 

Tant d’argent dépensé pour si peu de résultats significatifs !

 

Mieux vaudrait changer de route, Monsieur le Président. Pas en copiant la droite, qui a été au pouvoir pendant 18 ans (de 1986 à 2004), et qui a été incapable d’inverser la courbe du déclin de notre région, et qui est à l’origine du fiscalisme et de l’interventionnisme tous azimuth, mais en choisissant la voie préconisée par le FRONT NATIONAL. Vous en avez la capacité, mais le voulez-vous ?

Avec ce projet de budget pour 2010, vous n’en prenez malheureusement pas le chemin.

 

C’est dommage ! Pourtant, il suffit d’un peu de courage pour dire que c’est notre argent et qu’on ne peut faire n’importe quoi avec : puisque l’action régionale n’a souvent que peu d’impact, et que nos concitoyens se serrent déjà la ceinture, il faut la réorienter en priorité sur ses compétences légales et obligatoires (lycées, apprentissage, formation, recherche), en mettant le paquet dessus, sur des actions ayant une réel impact, et en abandonnant toute intervention concernant les compétences facultatives (coopération à l’étranger) ou les domaines hors compétence.

 

La droite ne peut le faire. Vous, vous pouvez le faire, si vous adoptez cette méthode de bon sens, celle que vous propose le FRONT NATIONAL.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

09.04.2009

Région Champagne-Ardenne: Mutarev, ce que la presse vous a caché !

CONSEIL REGIONAL CHAMPAGNE ARDENNE

SEANCE PLENIERE DU 30 MARS 2009

 

CE QUE LA PRESSE VOUS A CACHE : L’INTERVENTION DE PASCAL ERRE (F.N.)

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MUTAREV


« Anticiper et maîtriser les mutations industrielles – Soutenir la revitalisation économique », tels étaient les objectifs que vous aviez fixé à ce dispositif régional à sa création, en 2008.

ANTICIPER ET MAITRISER LES MUTATIONS ECONOMIQUES ?

Mais MUTAREV a tellement anticipé qu’il n’a pas vu venir la crise actuelle ! Une crise qui touche pourtant 2 secteurs-clefs de notre économie régionale : l’automobile et le bâtiment. Tout comme le gouvernement SARKOZY, vous n’avez rien vu venir, alors que d’autres l’avaient vu venir.
« Gouverner c’est prévoir », comme le disait Emile de Girardin, mais avec votre groupe de veille économique et sociale au sein de MUTAREV, vous n’avez pas vu venir les dangers : vous n’avez rien prévu, vous ne gouvernez pas, vous n’avez prise sur rien. Vous êtes comme la feuille d’automne : balayé par les vents, les vents de la mondialisation.
Votre « plan de relance » ne changera rien, fondamentalement, et MUTAREV ne fera qu’    « accompagner » les conséquences de cette crise dont vous êtes tous responsables ici !

VOTRE « PLAN DE RELANCE » REGIONAL ?

Pourquoi un tel plan ? Vous le dîtes vous-mêmes : parce que « Le plan de relance de l’Etat n’a pas apporté de moyens supplémentaires significatifs pour les investissements stratégiques en région et ne permet pas de financer tous ses engagements dans le contrat de projets 2007-2013 ». Autrement dit : parce que l’Etat ne tient pas ses promesses, vous mettez en œuvre un « plan de relance » régional, alors que vous ne cessez pourtant de vous plaindre que l’Etat, c’est-à-dire le gouvernement, ne tient jamais ses promesses : déjà du temps du CPER (contrat de plan état région), où l’Etat doit 80 millions d’euros à la Région, et maintenant avec les contrats de projets. Mais plus vous vous faîtes avoir par le gouvernement, plus vous continuez. A croire que vous aimez ça !
Puisque l’Etat n’apporte pas de « moyens supplémentaires significatifs », vous lancez votre « propre plan de relance » dans le cadre de MUTAREV, qui n’a jamais rien anticipé ou maîtrisé de fondamental.

Certes, toutes vos mesures ne sont pas à rejeter, loin de là (je pense notamment à ENVOL et l’appui au tissu associatif, avec HANDI-INSERT, et au chèque formation, ainsi qu’à cette nouvelle mesure dite « accompagnement de la restructuration financière des entreprises »), mais ce ne sont que des mesurettes, au regard du contexte général : ces mesurettes existaient d’ailleurs bien avant la crise, et la crise venue, elles ne serviront pas d’amortisseur réel.

MUTAREV n’a rien anticipé, n’a rien maîtrisé ; quant à l’« accompagnement », il ne fera qu’accompagner les conséquences de cette crise dont vous êtes tous responsables !

Plus de 8 millions d’euros en AP (autorisations de programme) et AE (autorisation d’engagement), plus de 6 millions d’euros en CP (crédits de paiement), pour un dispositif qui ne changera rien fondamentalement à la donne économique régionale. En pure perte ? Non, car si quelques Français peuvent en bénéficier ce sera toujours ça. Mais pas besoin de parler pour cela de « plan de relance » régional, car ce plan ne relancera rien !

Car LES CAUSES DE LA CRISE (une de plus !) sont extérieures à la région, et donc les solutions aussi. En revanche, les conséquences de cette crise touchent de plein fouet l’économie régionale, et le pouvoir de la Région, votre pouvoir, se limite à tenter de colmater quelques brèches, car l’essentiel est ailleurs, en dehors de la région : vous n’avez aucune prise sur lui, ni sur les causes ni sur les solutions. Ces causes sont nationales et internationales,  donc les solutions aussi : elles sont nationales et internationales.

Un seul homme politique avait  anticipé la crise : dès 2006, puis en 2007 et en 2008, notamment le 24 juin 2008. C’est Jean-Marie LE PEN, mais la presse aux ordres n’en a pas parlé.

LES CAUSES ?

C’est d’abord le « désordre établi » mondial de l’euro-mondialisme, que vous approuvez tous, à droite comme à gauche.
Les causes, c’est aussi l’abandon de la souveraineté nationale (cet amortisseur national), que vous avez tous approuvé.
C’est aussi le retrait de l’Etat (ou de ce qu’il en reste) de la vie économique, c’est l’ultralibéralisme.

LES SOLUTIONS ?

Ce n’est pas la Région qui nous sauvera, c’est la Nation ! Car la Nation est la seule solution :  son cadre protecteur est le seul cadre protecteur qui permette de mettre en œuvre une politique alternative pour résoudre cette crise. Il faut donc d’abord récupérer la maîtrise de notre destin, donc notre souveraineté, pour sortir de la crise :

1) Rétablir les frontières et sortir du FMI, et mettre en place un nouveau protectionnisme et un « patriotisme économique ».

2) Rétablir notre souveraineté monétaire : sortir de l’euro monnaie unique, créer un nouveau France : « 1 F = 1 € », basé sur un nouvel étalon or – métaux précieux, redonner à l’Etat le droit régalien de battre monnaie.

3) Mettre en œuvre une politique sociale pour les Français d’abord : préférence nationale et « immigration zéro », rétablir « l’échelle mobile des salaires » (indexer les salaires sur les prix), et l’accompagner d’un contrôle temporaire des prix et des taux de change.

4) Rendre l’économie aux Français, notamment en contrôlant la circulation des flux de capitaux, de marchandises et des hommes.

5) Agir pour créer un « ordre monétaire libre » international, gage de stabilité économique et sociale, avec la création d’un nouvel étalon monétaire.

Oui, la Nation c’est la solution, pas la Région. Votre « plan de relance » régional ne relancera rien, si ce n’est la dette ou les impôts régionaux. Et il ne résoudra rien, même avec MUTAREV.

EINSTEIN disait : « On ne peut pas résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés », et on n’éteint pas un incendie avec de l’essence.
C’est pourquoi le FRONT NATIONAL ne votera pas ce rapport et s’abstiendra.


REPONSES DE L’EXECUTIF SOCIALO-COMMUNISTE

Le président de la Région (Jean-Paul BACHY) : « Pour M. ERRE, pour sauver l’emploi, faut mettre à la mer tous les salariés étrangers, qui apportent une richesse à notre pays. » !!!!!

Quant à Madame LEFLON, vice-présidente (communiste) : « La préférence nationale est un non-sens : l’immigration existe dans notre pays depuis l’antiquité ; je ne répondrai donc pas à M. ERRE. » Ce qui ne l’a pas empêché d’oser ajouter : « il ne fallait pas être devin pour deviner ce qui allait arriver », alors qu’elle était pourtant bien silencieuse en la matière avant l’arrivée de la crise…

Il est donc clair que la gauche n’avait rien à répondre au FRONT NATIONAL, et cela se comprend : tout comme la droite, elle est euro-mondialiste, et est à ce titre responsable de cette crise. « Tous responsables, tous coupables ! ».

Lorsque Pascal ERRE a déclaré à plusieurs reprises : « vous êtes tous responsables », pas un élu de droite ou de gauche n’a contesté ce qu’il disait, et aucun murmure ne s’est fait entendre.

On aurait entendu une mouche voler.

 

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21.03.2009

Réforme des collectivités locales incluant la modification du scrutin régional

Avec son projet de réforme des collectivités locales incluant modification du scrutin régional, le gouvernement SARKOZY veut faire disparaître les conseillers régionaux, et les socialistes restent bien silencieux.

Il est vrai qu'il s'agit avant tout d'éliminer en priorité le FN, ainsi que toutes les minorités politiques n'acceptant pas d'être les vassales de l'UMP et du PS.

Le FRONT NATIONAL demande donc au Président de région de créer une commission "ad hoc" chargée du suivi des projets en cours, et d'organiser rapidement une session sur ce sujet.


Il en va de la démocratie, ou de ce qu'il en reste...

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Pour le groupe Front National
Pascal ERRE

13.01.2009

Champagne-Ardenne : Ce qu’il faut savoir sur les prix des carburants.

Le prix des carburants est un sujet qui inquiète les Français.

De nombreux habitants de Champagne-Ardenne sont persuadés que les changements de prix sont de la seule responsabilité des pétroliers et du gouvernement, ignorant que les conseils régionaux augmentent eux aussi la pression fiscale sur les produits pétroliers.
Les élus du Front National, face aux prix des carburants qui mettent gravement en danger les professionnels de la route, les entreprises ainsi que les particuliers qui doivent utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail, ont proposé la suppression de la part modulable de la TIPP qu’encaisse le Conseil régional de Champagne-Ardenne.
Cette proposition n’a été approuvée par aucun autre partie à l’exception du Front National.
Nos compatriotes, ayant de plus en plus de difficultés à boucler les fins de mois, auraient pourtant apprécié ce geste.

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Eric Samyn
Conseiller Régional
Front National des Ardennes

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Les Conseillers régionaux Front National de Champagne-Ardenne vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’année, malgré la conjoncture, fruit de la politique menée depuis des décennies par l’UMP, le PS, le PC et le Centre.

21.10.2008

REGION CHAMPAGNE-ARDENNE : Débat Orientations Budgétaires 2009

Débat Orientations Budgétaires 2009

Intervention de Bruno Subtil Président du Groupe Front National

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Monsieur le Président,
A la lecture des documents que vous nous avez adressés, je souhaite, au nom du Groupe Front National, vous soumettre nos réflexions au début de ce débat :

1) Nous craignons très sérieusement que vous ayez surestimé les recettes liées à la TIPP : la forte diminution de la consommation de carburants n’est pas transitoire et la récession dans laquelle notre Pays est plongé amènera les Français à réduire encore leurs dépenses en de domaine.

2) Dans un contexte économiquement très défavorable, nous sommes très surpris que vous jugiez décent d’augmenter les dépenses en matière de communication (qui n’est pas, vous en conviendrez certainement, une action vitale), d’augmenter les dépenses en matières de relations extérieures et de coopération (qui sont « hors compétences »), d’augmenter aussi le budget du Comité Régional de Tourisme.

3) Nous notons également que dans les chapitres « développement économique » et « lycées/Apprentissage », les crédits en investissement diminuent alors que les crédits de fonctionnement augmentent : pour agir moins, vous dépensez plus et ceci ne nous paraît pas décent non plus.

4) Nous notons enfin que l’inscription pour « l’emprunt renouvelable » est de 130 millions d’euros alors qu’il était de 50 millions au BP 2008 !

La situation de la France est grave, il me semble que vous n’ayez pas eu le temps de prendre compte de la très nette détérioration intervenue ces dernières semaines, nous le regrettons profondément.

PS : TIPP 2008 : Gazole : 5,50 €/hl (possibilité de 3,30 à 4,50)
Super sans plomb : 7,92 €/hl (possibilité de 4,38 à 7,92)

Bruno Subtil
Président du Groupe Front National
Région Champagne-Ardenne

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08.07.2008

REGION CHAMPAGNE-ARDENNE : COMPTE ADMINISTRATIF 2007..

CONSEIL REGIONAL DE CHAMPAGNE-ARDENNE

SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008

COMPTE ADMINISTRATIF 2007

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Monsieur le Président,

Comme chaque année, voilà donc un compte administratif qui retrace les dépenses et recettes réelles de votre politique, qui peuvent ainsi être comparées aux prévisions du budget primitif 2007.

Et comme d’habitude, vous vous félicitez des « taux de consommation » ou « d’exécution » : 91 % globalement.

Mais permettez au FRONT NATIONAL de ne pas partager votre enthousiasme à ce sujet :

I. Tant vaut la politique menée, tant vaut le taux d’exécution

Ce taux ne signifie rien, car tout dépend de la pertinence de la dépense :

- ou la dépense est justifiée, et on ne pourra que se féliciter du taux de consommation,

- ou la dépense n’est pas justifiée, et on ne pourra que regretter le taux de consommation en question.

3 exemples :

 

Politique menée

Taux d’exécution

Observations

Affaires européennes et internationales

61,50 %

Taux en augmentation : hélas ! Pour nous, c’est trop ! Car nous estimons que les relations internationales sont du ressort de l’Etat, pas de la Région.

Affaires économiques

78,09 %

« taux de réalisation en régression » ? C’est tant mieux, mais c’est encore trop ! Car nous estimons qu’en matière économique, il y a beaucoup d’interventions de la Région qui sont illégitimes, ou sans impact réel sur l’économie régionale

culture

91,97 %

C’est trop ! Car pour nous, votre politique culturelle tout azimuth est un peu le supermarché de la culture : le pire y côtoie le meilleur !

II. Votre rapport est inquiétant pour l’avenir

En effet, le plus intéressant dans votre rapport, ce sont les commentaires qui sont faits, et ceux-ci ne peuvent que nous inquiéter :

1. Une Région de moins en moins libre d’agir

Page 3 : « L’utilisation du levier fiscal a aujourd’hui un impact plus limité sur les recettes qu’en 2000 (…) La conséquence immédiate de cette évolution est une perte d’autonomie financière de la collectivité à travers des marges de manœuvre qui s’effritent en termes de ressources propres »

2. L’avenir : fiscalisme et endettement

Vous avez donc de moins en moins de liberté pour agir, mais vous précisez aussitôt :

Page 3 : « La Région Champagne-Ardenne a peu fait évoluer ses taux d’imposition directe. Comparée aux régions de même strate, elle reste loin derrière »

Autrement dit, dit en d’autres termes : notre Région pourrait rejoindre la moyenne de la strate, en augmentant encore plus les impôts des contribuables !

Et page 4 : « il est à noter que la modération fiscale pratiquée en Champagne-Ardenne ralentit l’évolution de son ratio d’autonomie financière (…) la région Champagne-Ardenne conserve des marges de manœuvres fiscales, par comparaison avec ses homologues nationaux. De ce fait, le dynamisme du produit fiscal direct est moins prononcé en Champagne-Ardenne que dans les autres régions en raison du choix même d’une fiscalité modérée. »

Autrement dit : il y a encore de la marge en matière fiscale, et la Région pourrait encore augmenter les impôts, afin d’améliorer son « dynamisme » fiscal !

J’aime le choix des termes : le « dynamisme du produit fiscal », pour parler de rentrées fiscales ! Et « Dynamisme moins prononcé », en raison d’une fiscalité dite « modérée », pour dire qu’on peut encore augmenter les impôts sans problème !

Je ne sais si vous le ferez – je n’oublie pas que les élections régionales approchent – mais la tentation doit être grande de continuer ce fiscalisme initié par la droite. De toute façon, il vous reste toujours le recours à l’emprunt.

Vous êtes coincé, et ce n’est pas la faute à « pas de chance » ou uniquement à la politique gouvernementale. C’est d’abord la conséquence de vos choix politiques.

Vous auriez pu choisir une autre politique, celle proposée par le FRONT NATIONAL :

- d’abord les compétences légales obligatoires,

- ensuite les compétences légales facultatives,

- enfin les domaines hors compétence, s’ils s’inscrivent dans le cadre des missions générales dévolues à la Région par la loi (l’article L 4221-1 du CGCT).

Tout cela supposant bien sûr que les actions entreprises soient réellement et systématiquement évaluées.

Mais de cette « nouvelle politique » vous ne voulez pas.

Le FRONT NATIONAL ne peut donc que voter contre ce compte administratif, qui n’est que la traduction chiffrée de votre politique

 

Je vous remercie.

Pascal ERRE

Groupe FRONT NATIONAL

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En juin 2006, lors de la commission culture précédant la plénière consacrée au compte administratif 2005, M. le Directeur des Finances avait déjà déclaré : « il faudra revenir à nos compétences traditionnelles car on ne pourra pas suivre à ce rythme là ». Il donnait raison au FRONT NATIONAL qui réclame depuis des années que la Région recentre son action sur ses compétences légales, et cesse d’intervenir tout azimut.

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06.07.2008

REGION CHAMPAGNE-ARDENNE : INVENTAIRE DU PATRIMOINE CULTUREL

CONSEIL REGIONAL CHAMPAGNE ARDENNE

SESSION PLENIERE DES 23 ET 24 JUIN 2008

DECISION MODIFICATIVE N° 2

INVENTAIRE DU PATRIMOINE CULTUREL

RAPPORT N° 14


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Monsieur le Président,

3 questions :

1. Ligne du rapport « des commandes diverses pour le solde » ( 13 555 €) :

-de quelles commandes s’agit-il ?

2. Les 2 études s’élevant à 32 958 € :

-Combien pour l’étude dendrochronologique des églises à Pan de bois ?

Cette méthode de datation est fondée sur le comptage et l’analyse morphologique des anneaux de croissance des arbres : elle permet de dater des pièces de bois à l’année près, et de corriger d’ailleurs la datation au carbone 14,

Mieux – et c’est d’actualité – elle permet de déduire les conditions climatiques contemporaines à la vie de l’arbre, et de réaliser des études paléoclimatiques.

D’où ma question :

-Cette étude, dans quel but ?

-Est-ce pour réaliser une étude du climat existant lors de la construction des églises à pan de bois ?

-Dans ce cas, pourquoi ne pas utiliser le budget « environnement », ou celui consacré au « plan climat régional » ?

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4. Les sources de financement de l’inventaire

Il y a l’Etat, la Région, mais aussi les autres financeurs, notamment les collectivités territoriales :

-qui sont-ils, et combien donnent-ils ?

3. La politique régionale en matière d’inventaire du patrimoine

Constat

Un très bon travail, mais peu valorisé car peu connu !

Un travail peu connu

-Qui le connaît ?

-Qui l’utilise ?

-Combien d’établissements d’enseignement ?

-Combien de lycées ?

-Combien de professeurs d’histoire utilisent-ils l’inventaire déjà existant ?

-Combien de chercheurs, qu’ils soient géographes, ethnologues ou historiens ?

-Combien de de sociétés savantes ou d’écoles d’architecture ?

-Combien de sites patrimoniaux ou touristiques ?

Vous visitez un petit château :

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-où trouver la documentation correspondante ?

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Ou celle-ci existe, ou elle n’existe pas : dans ce dernier cas, le service de l’inventaire pourrait intervenir, à titre subsidiaire, et réaliser une étude. Pas besoin de doublons !

-Ensuite, quelle diffusion ?

Car qui dit valorisation dit d’abord diffusion : la diffusion est le préalable indispensable à une valorisation digne de ce nom. Notamment par internet, à l’image des « itinéraires virtuels du patrimoine » et de la base MERIMEE du ministère de la culture, mais pas uniquement.

Diffusion aussi et surtout en faisant participer la population à la découverte de son patrimoine :

D’abord intégrer le travail de ces centaines de bénévoles qui oeuvrent dans de nombreux domaines sur tout le territoire de la région (archéologie, généalogie, prêtres, genweb…).

Plus généralement, que chaque champardennais puisse contribuer à l’enrichissement des bases de données, et s’approprie son territoire.

Pour cela, lancer des appels à candidatures, notamment dans le cadre des « contrats de pays », mais pas uniquement :

-pourquoi pas des concours ou des « prix » à destination des jeunes et des moins jeunes ?

Par ce biais, faire découvrir l’histoire régionale aux jeunes, et la vulgariser.

Et peut-être faire éclore des vocations pour les métiers du patrimoine, qui nous manquent tant aujourd’hui.

Bref, quelle politique régionale :

-quelle stratégie ?

-Quelle cohérence ?

-quelles orientations lui donner ?

Pour l’instant c’est plutôt le flou artistique, si j’ose m’exprimer ainsi !

Depuis le transfert de compétences, « la politique régionale est en complément de ce que fait l’Etat, mais elle pourrait être autonome », c’est en tout cas ce que j’ai entendu en commission « culture ».

-Mais quelle autonomie, et pour faire quoi ?

*Le 14 mars 2005, le FRONT NATIONAL avait voté contre le transfert de ce service à la Région :

D’abord, on ne change pas une équipe gagnante : après plus de 40 ans d’exercice les « arpenteurs du patrimoine » ont un bilan globalement positif.

Ensuite, et surtout, sans garde-fou, ce transfert risque de porter atteinte à la cohérence de l’inventaire, qui est nationale :

1. Détaché des autres maillons de la chaîne patrimoniale, l’inventaire perd son rôle de coordination : à terme, il pourrait perdre sa capacité d’approche nationale du patrimoine dans sa globalité et à l’échelle des territoires.

2. Il y a donc mise en danger de la cohérence nationale, notamment par l’éparpillement des normes de collecte, de traitement et d’archivage. C’est l’avertissement de Bernard FRIMAT, sénateur socialiste, le 14 novembre 2003 : « il y va de la cohésion de la politique patrimoniale ».

ALORS QUELLE EST ET QUELLE SERA VOTRE POLITIQUE ?

1. Votre philosophie

2. Vos priorités :

3. Vos principes d’intervention

5. L’organisation du service :

6. Le personnel :

7. Les moyens financiers :

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8. Les petites communes :

Toutes ces questions, et d’autres, je vous les ai posées le 14 mars 2005, il y a 3 ans. Mais depuis, votre politique n’est toujours pas très lisible, ainsi que le constate aussi le CESR.

Je vous remercie de votre attention.

Pascal ERRE

Conseiller régional

Groupe FN

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*Mon intervention de 2005 pour mémoire

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INTERVENTION DU 14 MARS 2005

TRANSFERT COMPETENCE

La Région reçoit donc une nouvelle compétence.

Il convient d’en apprécier l’importance et les conséquences, notamment pour notre région.

Cette appréciation ne peut se faire qu’au regard de plus de 40 ans d’histoire et d’actions de l’inventaire.

CE QU’EST L’INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL

- d’abord un service d’Etat du Ministère de la CULTURE, créé en 1964 par André Malraux.

- ensuite et surtout, une base de données recueillant et répertoriant les richesses patrimoniales françaises, et en cela, MALRAUX ne faisait que s’inspirer de Napoléon 3, qui en avait déjà eu l’idée et qui avait commencé par mettre en place une base de données concernant notamment les traditions populaires françaises.

MOTIF CREATION

- essayer de protéger les chefs-d’œuvre et les éléments fondamentaux du patrimoine national.

- éviter notamment la destruction de notre patrimoine au fil de mauvaises opérations d’urbanisme ou d’opérations de démolitions de châteaux historiques.

BILAN RECUEIL DONNEES

Aujourd’hui, l’inventaire du patrimoine ne concerne plus les cathédrales et les châteaux, c’est fait depuis longtemps ! Il s’agit plutôt du « petit » patrimoine : le patrimoine modeste, très local.

BILAN POSITIF

Jusqu’à présent, cette mission était réalisée par les services déconcentrés du ministère (DRAC) (services régionaux de l’inventaire). Depuis plus de 40 ans, elle était donc fortement ancrée dans les territoires, et les « arpenteurs du patrimoine » assuraient cette mission dans un cadre essentiellement topographique.

Depuis l’origine, l’inventaire était conçu comme un programme national dans sa méthodologie, mais régional dans sa mise en œuvre. Il œuvrait au service des collectivités territoriales dans la conduite d’opérations d’inventaire, aujourd’hui largement menées en partenariat avec les collectivités territoriales.

Car c’est évident : l’inventaire ne peut se faire de PARIS.

PROJET SOCIALISTE

Le gouvernement de M. CHIRAC l’a transféré aux régions.

En cela encore, il s’inspire des projets socialistes : ceux de MM. MAUROY et JOSPIN.

Lors du débat sur le projet de loi relatif à la démocratie de proximité, M. JOSPIN préconisait, à l’article 111, une expérimentation de l’inventaire.

Il suivait les préconisations du rapport MAUROY : proposition n° 29.

MOTIFS TRANSFERTS

Le gouvernement a retenu la région.

Officiellement, pour plusieurs motifs :

1. La question des personnels

DRAC : 260 personnes : 100 départements, cela fait 2,6 personnes.

Selon lui, il serait plus facile de passer d’un échelon régional d’Etat à un échelon régional de collectivité territoriale.

---) Qu’en sera-t-il dans notre région ?

2. Donner une identité aux régions :

Le patrimoine concourt à l’identité. Selon le gouvernement, le confier aux régions est le meilleur moyen de leur en donner une.

Comme si constituer une base de données permettait de créer une identité !

3. Le bilan négatif du service

« Structure refermée sur elle-même et qui dépense de l’argent dans des conditions souvent inadmissibles » (sénateur Jean-Pierre FOURCADE, 14.11.03).

+ Rigidités, conflits d’intérêts, et inefficacité.

---) est-ce le cas dans notre région ?

DECENTRALISATION : UNE SOLUTION DISCUTABLE

-Mais la décentralisation permettra-t-elle d’améliorer les choses ?

Rigidités, conflits d’intérêts

-Ne va-t-on pas retrouver au niveau des régions ou des départements les causes de rigidité et les conflits d’intérêt ?

Peut-être même qu’elle va amplifier les problèmes !

Seul le niveau national est en situation de protéger le patrimoine des conflits d’intérêts particuliers.

Efficacité

A la base de la démarche d’identification du patrimoine : les services des archives, qui sont départementaux.

Or, c’est la région qui a été choisie !

-Mais surtout, si le service de l’inventaire fonctionne mal depuis quelques années, que n’a-t-on fait pour y remédier ?

-Où est le problème ?

S’il s’agit de répartir les 250 agents des DRAC concernés au sein des régions, je ne vois pas ce que ça changera au niveau efficacité.

Améliorer le service et continuer à renforcer les synergies, c’était possible.

Mais M. CHIRAC a préféré la décentralisation.

CE QUI CHANGE

L’inventaire, c’est un programme national dans sa méthodologie, mais régional dans sa mise en œuvre, mené avec les collectivités territoriales.

Avec cette décentralisation, la méthodologie n’est plus uniquement nationale, et l’opérationnel devient régional et il pourra même être délégué à d’autres collectivités (départements…), si ces dernières le souhaitent.

CONSEQUENCES

1. L’inventaire est détaché des autres maillons de la chaîne patrimoniale

La chaîne patrimoniale est historique et scientifique ; elle va de la connaissance à la protection, ainsi qu’à la mise en valeur et à l’aménagement du territoire ; l’inventaire en est le 1er maillon.

La décentralisation aboutit à découper, segmenter cette chaîne, et va morceler davantage le champ de l’intervention patrimoniale, obligeant les services à réinventer le chaînon manquant.

Or, pour collecter toutes les données de l’inventaire (dont la carte archéologique et les descriptions des monuments historiques) et dresser ainsi l’atlas du patrimoine, il faut éviter ces risques de rupture de la continuité indispensable.

Tout l’intérêt de cet atlas est d’avoir une dimension nationale, ce qui fait qu’aujourd’hui, le service de l’inventaire est un service national.

La nouvelle loi prive l’inventaire de sa capacité d’approche du patrimoine dans sa globalité et à l’échelle des territoires.

2. L’inventaire perd son rôle de coordination

Dans le cadre de projets territoriaux, il pouvait jouer son rôle de coordination d’études pluridisciplinaires, et d’implication dans la valorisation de villes d’art et d’histoire, de jardins historiques ou du patrimoine technique et industriel.

Détaché des autres maillons de la chaîne patrimoniale, il perdra sans doute une bonne part de ce rôle.

3. Mise en danger de la cohérence nationale

Cette rupture de la chaîne met ainsi gravement en danger la cohérence scientifique nationale nécessaire à l’élaboration de l’inventaire.

Certes, l’Etat continuera à définir le contrôle scientifique et technique, mais il ne s’agit que d’une garantie minimale : il manque la définition des normes, qui est pourtant déterminante.

Avec ce transfert de compétences, il y a risque de voir l’inventaire perdre toute crédibilité scientifique par l’éparpillement des normes de collecte, de traitement et d’archivage.

Bernard FRIMAT, sénateur socialiste, 14 novembre 2003 : « il y va de la cohésion de la politique patrimoniale ».

4. Le primat de l’économie

Quand les régions seront maîtresses du choix des terrains d’études, la logique des aménageurs risque à l’évidence de s’imposer, car elles seront à la fois juges et parties de la programmation.

POLITIQUE DE LA REGION

-Quelle politique adopterez-vous ?

1. Votre philosophie

« L'inventaire général du patrimoine culturel recense, étudie et fait connaître les éléments du patrimoine qui présentent un intérêt culturel, historique ou scientifique. »

---) comment allez-vous définir ce qui présente « un intérêt culturel, historique ou scientifique. »

2. Vos priorités

-Quelles seront-elles ?

3. Vos principes d’intervention

-Interviendrez-vous là où l’Etat intervient aussi ?

-Appliquerez-vous le principe de subsidiarité, en n’intervenant que là où d’autres collectivités n’interviennent pas ?

-Y aura-t-il des « zones d’inventaires prioritaires » ?

DELEGATION A DES COLLECTIVITES

La région devient compétente, mais il y a une forte hypothèque : le manque d’initiative en ce domaine

---) qu’en sera-t-il dans notre région ?

-Y-a-t-il déjà des actes de candidatures de collectivités volontaires ?

Certaines régions pourraient être tentées de se débarrasser de ce « fardeau » en le déléguant à des collectivités volontaires, qui ne seraient pas capables d’assumer cette mission.

L’expérience déjà ancienne de certains départements en la matière (cf. le Bas-Rhin et l’Isère, qui ont réalisé un important travail d’inventaire autrefois), montre que la convention à signer doit tenir compte de l’expérience de ces collectivités.

Pour pouvoir s’occuper de son patrimoine, la collectivité volontaire devra être libre et en avoir la capacité technique, humaine, scientifique et financière.

1. Une liberté d’agir

Constitution : pas de tutelle entre départements et régions.

-Qu’en sera-t-il dans les faits ?

-Comment déléguer concrètement sans mettre sous tutelle ?

---) qu’avez-vous prévu à ce sujet ?

2. Une organisation suffisante

Pour être mené à bien, l’inventaire suppose des services patrimoniaux constitués : c’est loin d’être le cas dans une majorité de collectivités, à l’heure où elles sont confrontées à une multitude de charges nouvelles.

---) un état des lieux a-t-il été fait dans notre région ?

3. Un personnel suffisant

Composition minimale des équipes opérationnelles chargées du travail d’inventaire : 2 chercheurs, un spécialiste de l’architecture, un spécialiste des objets et du mobilier, un photographe, un dessinateur cartographe, un documentaliste, un gestionnaire de base de données et un secrétaire. C’est la norme d’Etat.

Il n’est donc pas évident que la collectivité qui aura obtenu délégation de la région ait ces personnels compétents, et qu’elle puisse les faire travailler rapidement sur l’inventaire.

---) qu’en est-il dans notre région ?

-De la même façon, si la région dispose de ces personnels, pourra-t-elle les déléguer ?

-Si un agent de la DRAC est détaché auprès de la région, pourra-t-il ensuite mis à disposition du département par cette dernière ?

---) quel est votre sentiment à ce sujet ?

4. Des moyens financiers suffisants

Le transfert de personnels ne s’accompagnera pas nécessairement d’un transfert équivalent des moyens, puisqu’une partie significative des agents, notamment ceux embauchés par les associations, ne correspond pas à des emplois budgétaires.

Par ailleurs, la pyramide des âges est susceptible de peser sur les caisses du budget civil de la recherche et du développement, puisque 50 % des personnels concernés partiront à la retraite dans les 5 ans, et qu’il n’existe ni de corps ni de fonctions correspondants dans les collectivités.

Créer des postes :

-régions et collectivités volontaires le voudront-elles, le pourront-elles ?

---) allez-vous créer des postes ? Et si vous déléguez, la création de postes pour la collectivité volontaire sera-t-elle une condition à la délégation ?

5 . Les petites communes

Elles ont encore moins de moyens humains, financiers et techniques que les autres, et souvent, elles n’en possèdent pas.

---) Des pans entiers de notre histoire nationale se trouvent menacés sans que personne n’en ait connaissance et sans que les autorités compétentes pour décider de leur restauration ne puissent être averties en temps utile pour assurer une sauvegarde convenable de l’édifice concerné.

---) Qu’avez-vous prévu ?

6. La mise à disposition de moyens par la région

-Si vous confié la conduite des opérations d’inventaire à une collectivité, quels moyens mettrez-vous à sa disposition ?

Ils doivent être définis dans la convention de délégation.

Car il est fort probable que certaines collectivités qui souhaitent se voir déléguer l’inventaire auront néanmoins, compte tenu, notamment, de leur taille, des difficultés à financer ces missions.

Cette définition est même indispensable, car la collectivité volontaire pourrait n’avoir pas été assez prudente, et il serait alors à craindre que l’inventaire ne soit pas complètement réalisé.

7. L’information du public

S’assurer que les résultats des opérations conduites par les collectivités territoriales seront communiquées au public, c’est indispensable. Et il ne suffit pas que la loi le prévoit.

---) la convention devra prévoir les modalités concrètes de communication.

CONCLUSION

L’intérêt de ce transfert n’est pas évident, au regard des motifs invoqués, et des difficultés qui vont en découler.

Au nom de la « proximité », le gouvernement a transféré l’inventaire aux régions.

En fait, cette idée de « proximité » empêche d’appréhender les enjeux qui se posent à l’échelle nationale. Comme le disait Mme Anne-Marie DAVID, sénateur communiste, le 14 novembre 2003, « L’échelon décisif reste la nation ».

C’est le cas en matière culturelle, où il est nécessaire d’avoir une visée nationale : En l’absence d’une telle visée, la politique culturelle ne sera rien d’autre qu’une collection de missions mal assorties.

C’est cette logique qui découle de la rupture de la chaîne patrimoniale, voulue par le gouvernement.

Car « livrées à elles-mêmes, les collectivités territoriales n’ont pas toujours le recul nécessaire pour se défaire des préoccupations étroitement locales dans l’approche des éléments encore épars du patrimoine ».

---) Aurez-vous ce recul, Monsieur le Président ?

Autre risque : voir ces collectivités « instrumentaliser leur patrimoine » à des fins « identitaires » tournées contre l’identité nationale.

Or, dans notre région aussi, le risque est sérieux, vu la politique que vous menez en matière européenne et internationale.

QUE FAIRE ?

Avec ce transfert de l’inventaire aux régions, nous passons d’une notion nationale du patrimoine à une notion régionale.

Or, comme le disait le sénateur communiste Ivan RENAR, 1er juillet 2004 :

« Le glissement de la notion de patrimoine national vers celle de patrimoine régional, voire d’identité régionale, n’est pas innocent : Le patrimoine fait partie des références communes fondatrices de l’identité nationale tout en rejoignant le patrimoine universel de l’humanité.

-L’Etat doit-il se priver d’une approche globale du patrimoine à l’échelle nationale ? »

Pour le FN, c’est NON ! Il faut avoir une approche nationale du patrimoine. Autant il dénonce la culture officielle imposée par le ministère de la culture, autant il ne jette pas le bébé avec l’eau du bain : « Les collectivités publiques et en premier lieu l’Etat ont pour mission, dans le domaine culturel, d’assurer la défense et l’enrichissement du patrimoine » (Programme de gouvernement du Front national).

Car « La mémoire nationale n’est pas un agglomérat des mémoires régionales et les points de force de la mémoire collective résident dans un tout traversé de part en part par tous les faisceaux particuliers de notre histoire nationale ».

« Il faut avant tout préserver une continuité territoriale qui reflète la richesse et la complexité de notre histoire et nous permette d’appréhender de mieux en mieux notre passé comme l’un des faisceaux de l’histoire humaine »

(sénateur Anne-Marie DAVID, 14 novembre 2003).

Oui, ce transfert n’est pas innocent !

Oui, ce transfert résulte d’une volonté idéologique, une volonté qui s’inscrit pleinement dans le projet européiste : casser les identités nationales, en favorisant des régions qui traiteraient directement avec Bruxelles.

Mais rien n’est inéluctable : tout dépendra de l’esprit qui présidera à l’exercice de cette nouvelle compétence. Autrement dit, tout dépendra de vous, Monsieur le Président !

C’est pourquoi le FRONT NATIONAL vous demande de ne pas oublier que le patrimoine régional ne peut s’inventorier qu’en référence à la nation française et à la civilisation qui l’a fait éclore.

 

Pascal ERRE

Conseiller régional

Groupe FN

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VITRY LE FRANCOIS: VIOLENCES URBAINES, LE VOEU FN QUI A ETE REFUSE PAR LA DROITE, LE CENTRE ET LA GAUCHE...

CONSEIL REGIONAL DE CHAMPAGNE-ARDENNE

SEANCE DES 23 ET 24 JUIN 2008

VŒU

 

lepenlavaitdit-vitry1.jpgRelatif aux mesures à prendre par la Région Champagne-Ardenne

suite à l’explosion de violences à

Vitry-le-François et Saint Dizier

Présenté par le groupe FRONT NATIONAL

Rapporteur : Pascal ERRE

 

 

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MOTIFS

Dans 2 de ses villes (Vitry-le-François et Saint Dizier), la région Champagne-Ardenne a connu tout récemment une flambée de violence (véhicules brûlés et autres biens dégradés, agressions physiques).

Et pourtant : que d’argent a été dépensé dans les quartiers concernés, le tout enveloppé de politiques contractuelles qui ne cessent de se rajouter les unes aux autres.

Tout cela était prévisible… Depuis des années déjà, le FRONT NATIONAL a été la seule formation politique à annoncer ces évènements.

Les principaux responsables sont les responsables politiques et économiques français qui exercent le pouvoir depuis 40 ans dans notre pays, et qui sont tous coupables et tous responsables.

La classe politique n’a pas voulu écouter le FRONT NATIONAL. Aujourd’hui, ce sont les victimes des violences qui font les frais de cet aveuglement, notamment en Champagne-Ardenne, à Vitry-le-François et à Saint Dizier.

Il convient donc de faire un bilan de ces violences dans notre région et d’aider les victimes à obtenir justice.

C’est pourquoi le groupe FRONT NATIONAL vous propose ce vœu, qui prévoit notamment la création d’un fonds d’aide d’urgence ainsi que l’arrêt de toutes les aides et subventions en direction de ces quartiers.

VOEU

Constatant l’inertie et l’apathie du gouvernement de M.M. SARKOZY et FILLON face à l’explosion des violences à VITRY LE FRANCOIS et à SAINT DIZIER, le Conseil régional de Champagne-Ardenne décide de prendre les mesures suivantes :

1 – Il demande à M. le Préfet de Région de bien vouloir lui transmettre un état précis et actualisé des dégradations matérielles et autres actes de violence commis dans les villes précitées.

2 – Animé par un esprit de solidarité évident envers les victimes, il décide de créer immédiatement un fonds d’aide d’urgence régional destiné aux personnes dont les voitures ont été dégradées ou détruites.

Il s’engage à faire étudier au cas par cas les dossiers des victimes et ce afin d’aider les plus démunies dont les assurances ne couvriraient pas l’intégralité des dégâts.

Les crédits nécessaires à cette opération peuvent dans un premier temps être pris sur la ligne des « dépenses imprévues ».

3 – Il réaffirme son soutien aux forces de l’ordre et aux pompiers qui travaillent dans des conditions plus que difficiles, ainsi qu’à toutes les victimes des violences.

4 – Soucieux de ne pas dilapider encore davantage l’argent des contribuables et compte tenu de la gravité des évènements survenus, il décide du gel effectif de tous les crédits directs ou indirects alloués en direction des quartiers concernés par ces violences (Politique de la Ville, associations, etc…).

27.06.2008

Comment la région Champagne-Ardenne gaspille l'argent des champardennais ! un exemple : "Les bibliothécaires russes"

Par principe, les Élus du Front National réfutent l’idée selon laquelle la Région doit avoir des relations internationales.

Seul l’État français peut nouer des relations qui font partie de son domaine de compétence régalien.

Ce que nous considérons comme une dérive politique génère des dérives financières.

Un exemple parmi tant d’autres :

russia_mwi.gifDans le cadre de ses relations avec la région russe d’Orel, l’exécutif socialo-communiste de Champagne-Ardenne a présenté un dossier lors de la commission permanente du 19 mai.

 

 

On y apprend qu’une délégation de bibliothécaires d’Orel (5 personnes + 1 interprète) va être reçue à Reims au mois de juin. Budget total = 11 600 € dont 6 000 € pour l’hébergement (3 nuits) et la restauration !!! 333 euros par jour et par personne. Les invités russes seront reçus comme des Chefs d’État.

Nos compatriotes, qui ont de plus en plus de mal à garnir leurs réfrigérateurs, apprécieront la générosité de la Région qui subventionne ce dossier à hauteur de 7 400 €.

Au cours de la même réunion (et c’est le cas chaque mois), des dizaines de milliers d’euros (au total 41 460) ont été affectées aux actions internationales !

Avec cet argent, de nombreux Français auraient pu être aidés utilement !

Contrairement au PC, au PS, à l’UMP et au Centre, le FRONT NATIONAL A VOTÉ CONTRE CES RAPPORTS !

Bruno SUBTIL

Président du Groupe Front National

groupe-fn51-region2.jpg

25.06.2008

1 élu, 1 visage : Bruno Subtil, Région Champagne-Ardenne

giffregionpg0.gifMembre du Comité Central du FN, Conseiller Régional de Champagne-Ardenne, il nous parle de son engagement au FN, notamment dans l’Aube où il est secrétaire départemental et agent de voyage dans le civil.

-Bruno SUBTIL-
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Président du groupe FN Région Champagne-Ardenne
Commission permanente : membre
Membre de la commission Finances,
Membre de la commission Développement économique
– Création d’emplois – Economie sociale et solidaire.
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Secrétaire départemental de la fédération FN
du département de l'Aube
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La région
Champagne-Adenne sur le web..
Captur-site-region.JPG
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