04.03.2009
Avec l’Euro, les prix explosent !
16:00 Publié dans Communiqués, DEFENSE DES CONSOMMATEURS, ECONOMIE, POLITIQUE, SOCIAL, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, européennes 2009
04.12.2008
Haro sur les automobilistes : le gouvernement continue le racket !
NOUVELLE ATTAQUE GOUVERNEMENTALE CONTRE LES AUTOMOBILISTES !
Nous avons appris hier qu’à partir du 1er janvier 2009 lorsque vous aurez un accident avec votre voiture, votre assureur missionera un expert pour chiffrer les réparations (jusque là rien d’anormal), sauf que l’expert devra, en plus, vérifier 21 points de contrôle du véhicule (même si cela ne concerne pas le choc initial). Bref, si l’un de ces 21 points n’est pas conforme ou en état de fonctionner, votre carte grise sera gelée en préfecture.
L'article d'Auto Plus (Cliquez dessus pour l'agrandir)
Conséquence ?
Impossible de vendre votre voiture !
Vous aurez alors 3 jours pour accepter de réparer le ou les points non conforme(s), à défaut, votre voiture sera immobilisée au garage.
Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, si vous réparez et que les points non conformes n’étaient pas liés au sinistre, l’expert devra revenir pour valider les travaux, et ce, à votre charge bien sûr !
Ceci certainement pour relancer les ventes de voitures récentes ou neuves.
Je vous livre cette info car le gouvernement refuse de communiquer là dessus. Ce sont encore les assureurs qui passeront pour des voleurs, et bien non ce sera la loi tout simplement !
Alors faites attention sur la route !
Source : nationspresse.info
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26.11.2008
ALERTE : DES PESTICIDES DANS NOS VINS !
Même le fruit de la vigne est victime de l’agriculture industrielle et de la grande distribution : une enquête, effectuée par plusieurs associations écologistes européennes, diffusée lundi, révèle la présence de pesticides dans la quasi-totalité des raisins de table prélevés en Italie, en France, aux Pays-Bas, en Hongrie et en Allemagne. Sur un total de 124 échantillons de raisin de table testés dans des supermarchés européens, 123 ont fait apparaître des résidus de pesticides, indique dans un communiqué le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures en France (MDRGF).

Pour la France, les 25 échantillons testés se sont tous révélés contaminés. ” On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal “, souligne le communiqué de la MDRGF. Parmi les raisins testés, provenant de seize enseignes de grandes distribution, 20 % étaient contaminés par dix substances chimiques différentes ou plus, et 4,8 % dépassaient les limites maximales autorisées par la nouvelle législation européenne.
Plus grave, trois échantillons de raisin italien contenaient des pesticides interdits : le bromopropylate et l’endosulfan. Le bromopropylate ? Un pesticide utilisé en viticulture, sur des arbres fruitiers et en cultures légumières. Quant à l’endosulfan, c’est un polluant organique qui provoque des dommages à long terme pour l’environnement. Bref, que du bon pour la santé et la fertilité (voir ICI et ICI), thème abordé par ARTE dans le documentaire « Mâles en péril ».
Source : novopress.info
10:17 Publié dans DEFENSE DES CONSOMMATEURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, européennes 2009
21.10.2008
REGION CHAMPAGNE-ARDENNE : Débat Orientations Budgétaires 2009
Débat Orientations Budgétaires 2009
Intervention de Bruno Subtil Président du Groupe Front National
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Monsieur le Président,
A la lecture des documents que vous nous avez adressés, je souhaite, au nom du Groupe Front National, vous soumettre nos réflexions au début de ce débat :
1) Nous craignons très sérieusement que vous ayez surestimé les recettes liées à la TIPP : la forte diminution de la consommation de carburants n’est pas transitoire et la récession dans laquelle notre Pays est plongé amènera les Français à réduire encore leurs dépenses en de domaine.
2) Dans un contexte économiquement très défavorable, nous sommes très surpris que vous jugiez décent d’augmenter les dépenses en matière de communication (qui n’est pas, vous en conviendrez certainement, une action vitale), d’augmenter les dépenses en matières de relations extérieures et de coopération (qui sont « hors compétences »), d’augmenter aussi le budget du Comité Régional de Tourisme.
3) Nous notons également que dans les chapitres « développement économique » et « lycées/Apprentissage », les crédits en investissement diminuent alors que les crédits de fonctionnement augmentent : pour agir moins, vous dépensez plus et ceci ne nous paraît pas décent non plus.
4) Nous notons enfin que l’inscription pour « l’emprunt renouvelable » est de 130 millions d’euros alors qu’il était de 50 millions au BP 2008 !
La situation de la France est grave, il me semble que vous n’ayez pas eu le temps de prendre compte de la très nette détérioration intervenue ces dernières semaines, nous le regrettons profondément.
PS : TIPP 2008 : Gazole : 5,50 €/hl (possibilité de 3,30 à 4,50)
Super sans plomb : 7,92 €/hl (possibilité de 4,38 à 7,92)
Bruno Subtil
Président du Groupe Front National
Région Champagne-Ardenne

15:24 Publié dans Champagne-Ardenne, Communiqués, CONSEIL REGIONAL (interventions), DEFENSE DES CONSOMMATEURS, FN 51, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
12.10.2008
CRISE FINANCIERE : POUR TOUT COMPRENDRE... OU PRESQUE
Crise financière : l’historique, les causes, le futur
La bourse a baissé de 7 % encore ce vendredi, après une chute de 9 % lundi et 6 % mercredi, soit au final une chute de 22,16 % en une semaine. Dès lors, se posent de nombreuses questions : Pourquoi et quels sont les ressorts qui permettent une telle débâcle ? Comment les pouvoirs publics peuvent agir ? Quelles vont être les conséquences pour l’économie en général ? Et pour tout un chacun ?
I)COMPRENDRE LE MECANISME DE FINANCEMENT INTERMEDIE (VIA LES BANQUES)
Pour comprendre ce qu’il se passe, il faut connaître les mécanismes de création monétaire, et pour mieux y aider, remontons quelques siècles avant, du temps où l’or était une monnaie.

Acte 1 : Au départ les banques recevaient des dépôts en or, et cet or était prêté à d’autres agents économiques. La banque vivait de la différence entre les intérêts perçus des débiteurs et les intérêts versés aux créanciers. Ainsi, dans ce système, les dépôts font les crédits (sans dépôt d’or, pas de prêts à d’autres agents, donc pas de crédits !)
Un tel mécanisme était très lourd, pouvait aller quand l’économie n’était pas développée, et que le troc restait le meilleur moyen d’échanges entre les agents ! Néanmoins, avec le développement, il est vite apparu désuet, d’où la nécessité d’évoluer et de créer des moyens d’échange de monnaie entre agents plus souples.
Acte 2 : Création de la lettre de change (grosso modo le chèque comme nous le connaissons aujourd’hui) : Avec la lettre de change les agents s’échangent toujours de l’or mais celui-ci n’est plus présent physiquement. C’est par un jeu d’écriture sur les comptes détenus par les banques que l’or change de main. Pour les banques, cela change tout : les agents n’échangeant plus d’or physiquement, mais seulement par des jeux d’écriture !

Acte 3 : Les banques accordent des prêts en s’affranchissant de la quantité d’or qu’elles ont en stock. Puisque les banques vivent de la différence entre les intérêts des prêts octroyés et ceux payés aux détenteurs d’or, et comme l’argent échangé devient dématérialisé (un simple jeu d’écriture), les banques ont intérêt à accorder plus de prêts que ce qu’elles ont de stock en or : elles engrangent davantage d’intérêts de la part de leurs débiteurs et elles paient peu d’intérêts (en fonction de la quantité d’or qu’elles détiennent). Dans un tel système, ce ne sont plus les dépôts qui font les crédits, mais les crédits qui font les dépôts !
Acte 4 : La masse monétaire augmente, n’ayant plus de lien avec la quantité d’or détenue. Tant que la confiance des agents est présente, pas de problème : les agents se payent entre eux par des jeux d’écriture, et tout tourne. Le problème, c’est quand la confiance s’effrite : les créanciers des banques s’apercevant qu’on n’échange que du papier, peuvent venir demander leur or aux banques. Si le cas est isolé, pas de problème, la banque peut fournir et la confiance demeure ! Maintenant, si le cas se propage, la banque qui a accordé moult crédits, se retrouve avec de nombreux créanciers qui tous demandent leur or. Et elle ne l’a pas ! La banque fait faillite, les créanciers sont floués et n’ont plus que leurs yeux pour pleurer !

Ceci dit, tout cela est bien beau, mais, aujourd’hui, l’or est démonétisé, et comment cela peut expliquer la crise actuelle ? En fait, il faut bien voir qu’il existe une hiérarchie dans les monnaies, hiérarchie étant la même que précédemment quand il y avait l’or : il existe la monnaie « banque centrale » celle émise par les Banques centrales (en Europe la BCE), que les banques commerciales ne peuvent créer, comme jadis l’or et que les particuliers ne peuvent avoir que sous forme de pièces et billets. (Aucun particulier n’a un compte directement à la BCE).

Et il existe la monnaie scripturale (la monnaie qu’on a sur les comptes, monnaie créée par les banques commerciales quand celles-ci octroient des crédits à des particuliers). Or, un problème de liquidité se pose : Certaines banques commerciales ont aujourd’hui de nombreux clients insolvables (ou, ce qui revient au même, sont titulaires de créances qui ne pourront pas être recouvrées) et sont donc en difficulté : elles ne peuvent pas fournir en monnaie « banque centrale » leurs clients qui leurs demandent pièces et billets, et se retrouvent en faillite ! (comme précédemment certaines faisaient faillite car elles n’avaient pas l’or que venaient leur demander leurs clients !) Ceci déclenche une perte de confiance de l’ensemble des agents et pourrait mener à la faillite de l’ensemble du système (si tout le monde va chercher ses avoirs sous forme de billets !) A partir de là, que peuvent faire les pouvoirs publics ?
II)LES REACTONS POSSIBLES DES POUVOIRS PUBLICS
En réalité, plusieurs scénarios sont ébauchés, scénarios -soyons pessimistes- dont aucun n’est satisfaisant !
Scénario A : La banque centrale refinance massivement les banques commerciales
Nous l’avons vu, le problème actuel est un problème de liquidités (il manque aux banques commerciales de l’argent « banque centrale »). Certains peuvent se dire : facile ! Puisque ce n’est plus de l’or, les banques centrales n’ont qu’à mettre en marche la planche à billets, refinancer les banques commerciales et tout rentrera dans l’ordre (si les clients de ces banques viennent chercher des billets en masse, elles pourront fournir, pas de panique !).
Tout ceci est bien beau, mais aurait comme inconvénient de faire perdre confiance en la monnaie elle même ! (alors qu’aujourd’hui, c’est dans les banques que la confiance est perdue). En effet, comment pourrait-on croire que l’argent est « réserve de valeur » (une des propriétés que doit posséder l’argent) si on en émet autant qu’on veut, sans lien avec la richesse économique du pays ? En fait, ce scénario A est très inflationniste, et s’il était pratiqué à grande échelle, il y aurait des risques à ce que nous nous trouvions dans la même situation qu’au Zimbabwé (inflation de 100 000 % par an). La monnaie ne voudrait alors plus rien dire, et serait sans doute substituée par d’autres formes d’échange !
Par ailleurs, d’un point de vue politique, il est intéressant de constater qu’une telle décision ne pourrait être prise que par une personne non élue (M. Trichet, gouverneur de la BCE en Europe ou M. Ben Bernanke, président de la FED aux Etats Unis !). On notera qu’ils ont fait des gestes, notamment en baissant les taux d’intérêt !
Scénario B : Les Etats rachètent les banques

Si les banques ne sont pas refinancées par la banque centrale, une des solutions pourrait être celle utilisée jusqu’alors : les Etats eux mêmes rachètent les banques (en les nationalisant) et garantissent leurs solvabilités : Ainsi, les banques peuvent donner des billets aux déposants qui viennent chercher leurs dépôts puisque leur nouveau propriétaire (l’Etat) leur a donné des liquidités. D’un point de vue politique, cela pose un problème « éthique » : ce sont les contribuables qui vont éponger les faillites des banques ! Mais surtout ce scénario B n’est pas crédible car les Etats sont déjà eux-même hyper endettés. Ainsi, par exemple, la dette française atteint 1250 milliards d’euro au premier trimestre 2008, soit 63 % de son PIB ! Aux Etats Unis, la situation n’est pas meilleure : la dette fédérale atteint 10 000 milliards de dollars !
Autant dire, on demande à un borgne atteint de cataracte de conduire l’aveugle ! Avec le risque que les Etats eux même ne puissent un jour rembourser leurs dettes et être eux même insolvables, avec toutes les conséquences que cela implique : les fonctionnaires, les retraités, non payés, les bons du trésor non honorés etc !
Scénario C : Rien n’est fait : situation de crédit crunch

Un autre scénario pourrait être celui où les pouvoirs publics ne font rien. On se retrouve dans ce cas dans la même situation que celle de 1929, connue sous le nom de crédit crunch et décrite par Irving Fischer : en laissant faire, les faillites bancaires se multiplient, et nombre de déposants sont floués ! La conséquence, c’est qu’une bonne partie parmi eux se trouvent insolvables, sans argent, et il y a un effet domino. En fait, dans cette situation tout le monde recherche des liquidités et pour cela est prêt à vendre ses biens : il y a donc, sur l’ensemble des marchés de très nombreux offreurs et très peu d’acheteurs : les prix dans tous les domaines s’effondrent (on est dans le cas contraire que dans le scénario A), personne ne veut acheter, les entreprises n’arrivent pas à vendre leur production.
CONCLUSION
La situation est bien délicate. Le principal problème est le fait que les Etats ne sont pas crédibles à cause de leurs dettes abyssales ! Sinon, la situation B serait la meilleure : Et si un jour les Etats (surtout si c’est le cas des Etats Unis) n’arrivent plus à lever des fonds pour financer leur déficit, la crise qui en résulterait serait peut être la fin du capitalisme !
Source : fdesouche.com

17:08 Publié dans DEFENSE DES CONSOMMATEURS, ECONOMIE, EUROPE, IMPOTS, INTERNATIONAL, POLITIQUE, SOCIAL, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
05.10.2008
UN CONTROLE DES PRIX DANS CERTAINS SECTEURS DE L'ECONOMIE EST INDISPENSABLE.
Pour réfléchir et provoquer le débat : un article du 30 octobre 2006, mais qui garde toute sa pertinence, et qui est plus que jamais d'actualité, à l'heure où le FRONT NATIONAL réclame une "nouvelle gouvernance économique et sociale".
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Auteur(e) : Paul Vaurs
L’aménagement du territoire ne saurait faire l’économie d’un débat sur la survie du commerce traditionnel. Une activité dont personne ne songerait à nier qu’elle est essentielle, mais qui n’a jamais bénéficié des mesures indispensables à son maintien.
Un maintien qui passe par un encadrement des prix pratiqués par les grandes surfaces dont l’implantation n’a été que peu, et très souvent, mal maîtrisée.
Les grandes surfaces, par le biais des groupements d’achats, « fixent » leurs prix à des industriels, à des agriculteurs, ( La liste n’est pas exhaustive) qui n’a d’autre choix que celui d’accepter, tout en sachant pertinemment que la défaillance d’un groupement d’achats mettra l’entreprise en difficulté, quand elle ne provoque pas sa faillite.
Chaque création de grande surface provoque, dans le commerce traditionnel, la suppression d’un emploi sur deux, la multiplication des grandes surfaces a entraîné, et particulièrement en milieu rural, la cessation des activités liées au commerce traditionnel, à telle enseigne qu’à ce jour, les collectivités en sont réduites à subventionner les commerces de première nécessité dans de nombre bourgs.
PROPOSITION
Il faut remettre en question le principe de la libre concurrence et rétablir les équilibres qui, s’ils ne sont pas respectés, nécessiteront, au mieux, une intervention financière massive des collectivités, au pire, créeront des situations irréversibles et en parfaite contradiction avec les objectifs fixés par la politique de l’aménagement du territoire.

MOYENS
Rétablir les équilibres entre les grandes surfaces et le commerce traditionnel par le biais d’une taxe différentielle. Cette taxe serait établie à partir de la fixation d’un prix moyen qui permette au commerce traditionnel de soutenir la concurrence des supers et hypermarchés « prix fournisseur unique et sans tarif dégressif ». L’application d’une taxe différentielle, calculée à partir du prix moyen, sur les prix pratiqués par les grandes surfaces. Plus les prix sont bas, plus la taxe est importante, et permet de rétablir une parité ; à l’inverse, pour lutter contre les prix abusifs, plus les prix sont élevés (relativement au prix moyen), plus la taxe est élevée.
L’obligation pour les grandes surfaces de se plier aux mêmes délais de paiements que le commerce traditionnel.
On peut également envisager un rétablissement du « contrôle des prix » qui fixerait les tarifs des produits de consommation et les encadrerait tant à la baisse qu’à la hausse.
D’une façon comme de l’autre, il s’agit de rétablir les équilibres en faisant davantage porter la différence sur les notions de prestations de service et de qualité des produits. Quant au réseau de distribution des carburants, il doit être protégé ; Aussi une tarification unique s’impose, sur l’ensemble du territoire.
Depuis plusieurs années les gouvernements successifs ont supprimé le remboursement par les caisses de sécurité sociale d’une multitude de médicaments ; Si c’est bon pour diminuer le « déficit des caisses de la sécurité sociale », il n’en va pas de même pour les patients qui se trouvent confronter d’un jour à l’autre d’une augmentation des médicaments non remboursés. Il en est de même pour les produits concernant :: »La Parapharmacie ». Cette augmentation est dû au bon vouloir des pharmaciens et des laboratoires. Un médicament qui vaut tel prix dans une officine peut voir son prix doublé ou triplé.
Deux exemples : « Du Sel de régime ou du Donormyl » les prix varient du simple au triple dans certaines pharmacies de Province et de Paris ; Evidemment les plus chères sont les officines de la Capitale ou sa Région. Est-ce normal ? Le SMIC est le même partout en France, NON. !!!!!
Dans le journal « Le Parisien » Nicolas Sarkozy s’adressant à des jeunes de banlieue leur vantait les valeurs de la République, et d’ajouter que les policiers étaient des gens compétents parce que, disait le Ministre « Ils sont Républicains. » Se référer sans cesse à la République devient répétitif et agaçant ; Je pose la question suivante : « Est-ce que les dirigeants Espagnols, Britanniques ou Danois se réfèrent aux valeurs de la Monarchie, et les policiers de ces trois Nations, sont-ils compétents parce qu’ils sont Royalistes. ?
La vraie référence c’est la Démocratie et les valeurs qu’elle est censé représenté.
Source : Innovation-democratique.org
23:30 Publié dans DEFENSE DES CONSOMMATEURS, ECONOMIE, POLITIQUE, SOCIAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
03.10.2008
Quand Nicolas Sarkozy voulait créer des subprimes
Rappel : Nicolas Sarkozy estimait en 2007 que les français n’étaient pas suffisamment endettés et proposait de « développer le crédit hypothécaire » en direction des « revenus modestes ».

Abécédaire des propositions du candidat Nicolas Sarkozy, UMP, 2007 : Crédit hypothécaire
Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.
Source(s)
- Interview Revue Banque (avril 2007)
- Interview à la revue Cotémômes
- Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)
Source : contreinfo.info ET www.u-m-p.org
08:43 Publié dans DEFENSE DES CONSOMMATEURS, ECONOMIE, POLITIQUE, SOCIAL, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
13.07.2008
Réflexions sur la réforme de l’Etat, ses motivations réelles, et deux vraies sources d’économies jamais questionnées : la décentralisation et l’Union européenne
Proposition de discours :
« S’il faut chercher à faire des économies, alors jouons le jeu, mais jouons-le réellement. Ne tombons pas dans le piège du discours libéral qui se focalise curieusement toujours sur les mêmes dépenses, celles de l’Etat, seul acteur à même de résister au marché et de le réguler, à travers ses missions stratégiques, de solidarité nationale et de services publics.
Regardons là où la dépense gonfle réellement ces dernières années, au lieu de chercher à justifier une politique qui n’a pas d’autre but que de réduire le périmètre d’action de l’Etat au bénéfice du marché et des acteurs privés nationaux et mondiaux.
Deux sources de dépenses sont ainsi facilement identifiables et pourtant rarement, voire jamais, questionnées : la décentralisation, devenue incompréhensible, inefficace et coûteuse, et l’Union européenne, particulièrement coûteuse pour le budget de l’Etat depuis les élargissements à l’Est, et qui le sera plus encore demain. »

Quand la mondialisation dicte sa « réforme de l’Etat », baptisée en France « Révision générale des politiques publiques »…
Méthode (cf le site officiel de la RGPP ) :

Le 10 juillet 2007, sous l’impulsion du président de la République, le Premier ministre lance les travaux de la révision générale des politiques publiques (RGPP), cadre structurant de la réforme de l’Etat.
Vingt-six équipes d’audits mixtes, composées d’auditeurs issus des inspections générales interministérielles et ministérielles et du secteur privé, soit plus de 300 personnes, sont alors constituées pour passer en revue l’ensemble des missions de l’Etat.
Des scénarios de réforme sont ensuite élaborés pour chaque secteur et soumis au comité de suivi de la RGPP, coprésidé par Claude Guéant, secrétaire général de la présidence de la République et Jean-Paul Faugère, directeur de cabinet du Premier ministre. Ce comité de suivi formule des propositions au Conseil de modernisation des politiques publiques.
Sous la présidence du président de la République, cette instance réunit l’ensemble du gouvernement et les membres du comité de suivi. Elle valide les décisions et définit les grandes étapes de la mise en œuvre. Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique en est le rapporteur général.
Les trois conseils de modernisation des politiques publiques réunis jusqu'à présent ont déterminé les grandes orientations des réformes. Dès le 12 décembre 2007, 97 mesures sont décidées lors du premier CMPP. Le CMPP2 du 4 avril 2008 réaffirme les orientations prises en décembre et valide 166 mesures supplémentaires, complétées le 11 juin 2008 par 69 mesures.
Contenu :
Ce sont donc au total 332 mesures qui ont été annoncées.
Elles couvrent tous les secteurs d’activité de l’Etat, et l’ensemble des ministères.
Les mesures sont déclinées par ministère ou secrétariat d’Etat. S’ajoutent neuf chapitres de « mesures transversales » et six chapitres spécifiques pour les « grandes politiques d’intervention » : politiques du logement, du développement des entreprises, de l’emploi et de la formation professionnelle, politique familiale, assurance maladie, solidarités.
Parmi les principaux chantiers,
1 - Réforme de la carte judiciaire : fermeture d’environ 200 tribunaux, dont 1 TGI sur 8 et 1 TI sur 3 ;
1 - « Plan de réorganisation des armées », sous l’effet conjugué de la RGPP et du Livre blanc sur l’avenir de la Défense nationale. Réforme étalée de 2009 à 2014, suppression annoncée à terme de 54 000 emplois civils et militaires, soit 20% des effectifs environ, et fermetures d’unités, surtout à l’Est du pays et dans le Limousin. A noter que de 1997 à 2002, dans le cadre du processus de professionnalisation des armées, 15 000 postes avaient déjà été supprimés dans les armées ;
1 - Réforme de la carte hospitalière : création des Agences régionales de santé, fusion d’établissements au sein de « communautés hospitalières publiques », fermeture d’hôpitaux de proximité, de services de chirurgie et de maternité ;
2 - Refonte de la carte des collèges : dans une optique de mutualisation, fermeture progressive des petits collèges (moins de 200 élèves en zone rurale, et moins de 250 en zone urbaine). Exemple du Doubs, où la fermeture de 10 petits collèges est annoncée pour 2009. Dans le même temps, non-remplacement d’un enseignant partant à la retraite sur 2 (déjà 11 200 en 2008 et 19 000 annoncés en 2009) ;
3 - Allègement du réseau diplomatique français : transformation d’une trentaine d’ambassades en postes de présence diplomatique simple à format allégé et simplifié, poursuite de la fermeture des consulats, notamment en Europe ;
4 - Réforme de la sécurité publique : suppression de 9500 postes en 3 ans (6000 dans la police et 3500 dans la gendarmerie, cf Le Monde du 3 avril 2008) ;
5 - Réforme des services déconcentrés de l’Etat : mise en avant du niveau régional, défini comme « stratégique », et réorganisé en 8 grandes directions, affaiblissement du niveau départemental (suppression de la plupart des directions départementales), fermeture de sous-préfectures, pouvoir hiérarchique du préfet de région sur les préfets de département.
=> Les agents de l’Etat, notamment à la base de la hiérarchie, vivent durement les réformes annoncées, constatant au jour le jour la dégradation de leurs conditions de travail, l’affaiblissement du service public et de façon peut-être plus violente encore l’évaporation du « sens de l’Etat » qui n’irrigue plus les décisions prises au sommet.
Objectif :
Sur le site gouvernemental dédié à la RGPP, l’objectif mis en avant est le suivant : « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques”
A court terme, l’objectif de réduction des dépenses publiques, à travers la loi d’airain du non-remplacement d’un fonctionnaire d’Etat partant à la retraite sur deux, semble être la principale, si ce n’est l’unique motivation de ce projet.
Le gouvernement annonce une revalorisation en parallèle des fonctionnaires d’Etat en poste, qui devraient bénéficier de la moitié des gains attendus de la réforme. Cependant, aucune mesure précise n’a pour l’heure été annoncée en ce sens, et les revalorisations de traitement annoncées pour 2008 et 2009 ne traduisent aucune amélioration (1% en 2008, alors que l’inflation est estimée à 3% environ).
Plus fondamentalement, la philosophie d’ensemble de la réforme est indéniablement libérale (cf « origine et contexte de la réforme », ci-dessous). Elle vise à restreindre le périmètre d’action de la puissance étatique au profit de structures privées ou indépendantes du pouvoir politique, selon ce schéma :
des structures ministérielles (administrations ou cabinet ministériels renforcés) réduites ayant pour mission la conception des politiques publiques, le contrôle et l’évaluation de celles-ci ;
des structures réalisant la mise en œuvre des politiques ainsi définies (les structures les « mieux » placées sur le marché : administrations, agences, entreprises ou associations) ;
à noter la création d’agences, à l’instar des pays étrangers ayant connu une réforme similaire. En France ce système se développe depuis plusieurs années à travers la multiplication des agences et autorités administratives indépendantes ;
les externalisations vers le privé.
Origine et contexte de la réforme :
Le contexte idéologique dans lequel se place la RGPP nous confirme la prééminence des objectifs comptables et financiers de la démarche à court terme et la volonté à moyen et long termes d’accroître le domaine d’action du marché au détriment de celui de la puissance publique.
Si l’Etat est systématiquement pris pour cible, et pas seulement depuis le lancement de la RGPP, c’est qu’il est le seul à avoir une taille critique et une légitimité démocratique suffisantes pour faire obstacle au marché et avoir la capacité de le réguler. Cette analyse transparaît clairement des innombrables rapports écrits sur le sujet depuis une trentaine d’années dans les cercles libéraux nationaux, européens et américains.
Le thème de la « réforme de l’Etat » les agite en ce sens depuis les années 1980. Il s’accompagne toujours d’une critique de l’Etat, dénoncé comme trop lourd, trop coûteux, mauvais gestionnaire, et pas assez flexible à l’heure de la mondialisation.
Plusieurs régimes libéraux ont ainsi déjà expérimenté la plupart des mesures aujourd’hui reprises en France dans le cadre de la RGPP.
L’exemple souvent cité est celui du Canada qui a mis en place une « Revue des Programmes » entre 1994 et 1998 (sous Jean Chrétien, Parti libéral). Les dépenses publiques ont ainsi été réduites de 17 milliards de dollars canadiens, et le nombre de fonctionnaires de 60 000.
A noter l’envers du décor…aujourd’hui des hôpitaux en sous-effectif permanent, un doublement des droits d’inscription dans les universités en quelques années, un doublement du prix de l’électricité, de l’eau,…La version française est plus lourde de conséquences encore parce qu’elle touche à des secteurs stratégiques telle la Défense nationale, et qu’elle se concentre sur l’appareil d’Etat, alors que le Canada a mis à contribution les entreprises privées en réduisant nettement les subventions publiques qui leur étaient accordées.
Concernant la RGPP française, à noter l’influence des cercles libéraux dans la promotion de la réforme : cf l es recommandations de la Commission Pébereau sur l’endettement public en 2005, présentée comme « pluraliste » dans ses membres : Alain Lambert, Christian Blanc, Pascal Lamy, directeur de l’OMC…
Cf le rôle de thinks-tanks français ultra-libéraux proches de Bruxelles, tel l’IFRAP, « think tank de la société civile » comme il se présente lui-même, régulièrement auditionné par des commissions du Sénat et de l’Assemblée Nationale (cf http://www.ifrap.org/-Les-interventions-de-l-iFRAP-.html ) .
L’IFRAP souhaiterait même une réduction des dépenses de l’Etat de 40% ( !) « en quelques années ».
Cf le rapport Attali, qui s’inscrit dans la même optique à travers ses 316 « décisions » et ses préconisations en matière de « réforme de l’Etat ».
Cf l’inscription enfin de cette réforme dans l’ « Agenda de Lisbonne », signé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE en 2000, et animé depuis par la Commission européenne, qui vise à faire de l’UE en 2010 « la zone la plus compétitive du monde » à travers une série de « réformes structurelles » (entendez réformes d’adaptation à la mondialisation libérale), parmi lesquelles la réforme de l’Etat.
…alors que d’autres sources de dépenses ne sont jamais remises en cause
1. Une décentralisation devenue incompréhensible, inefficace et coûteuse
Rappels historiques
La décentralisation s’est faite essentiellement en 2 étapes :
Les lois Deferre de 1982/1983 ;
La « vague II » des années 2000 sous l’impulsion de Jean-Pierre Raffarin, notamment la loi de transferts de compétences du 13 août 2004 et la révision constitutionnelle de 2003.
Citoyens et élus perdus dans la jungle coûteuse de la décentralisation
Ces décentralisations, et tout particulièrement celle de 2004, ont créé une situation extrêmement complexe d’enchevêtrements de compétences. Le citoyen est largement perdu dans cette jungle des compétences partagées entre collectivités et Etat alors que les petits élus locaux n’étaient pas demandeurs et peinent aujourd’hui à savoir ce qui relève de leurs responsabilités.
A titre d’exemple, on ne compte plus aujourd'hui le nombre d'organismes locaux coprésidés par tel élu local et le Préfet, de secteurs (telles la sécurité incendie ou les routes) où une partie des responsabilités incombent à l'Etat, l'autre au département ou à la région.
Les décentralisations ont donc compliqué à l'extrême les politiques publiques, désorienté l'usager et affaibli l'Etat dans sa dimension stratégique, alors que dans le même temps naissaient des seigneuries locales et s’aggravaient les inégalités territoriales.
Pire, une concurrence malsaine s'est peu à peu développée sur les territoires entre les collectivités locales les plus importantes (notamment les régions) et l'Etat.
Les dépenses locales explosent
Depuis les lois de décentralisation de 1982, le nombre de fonctionnaires publics territoriaux est passé d’un peu plus de 1 million à près de 2 millions. Un chiffre qui s’accroît d’année en année sans que personne ou presque ne le relève, préférant se focaliser sur la seule fonction publique d’Etat. Ils étaient 529 576 en 1977, 1 593 602 en 1995, 1 804 199 en 2005 (selon le Rapport de l’Observatoire des finances locales de juillet 2007).
Les frais de personnel s’élevaient à 27,84 milliards d’euros en 1998. Ils ont atteint 40,69 milliards d’euros en 2005.

Entre 1993 et 2004, les dépenses des collectivités locales ont augmenté de 70%.
Encore en 2007, les dépenses des collectivités territoriales ont crû de 6,9%, à 210 milliards d’euros (cf Les Echos du 26 mars 2008).
Dans le même temps, les concours de l’Etat aux collectivités territoriales ont fortement progressé, passant de 21 milliards d’euros en 1982 à 66 milliards d’euros en 2007.
Alors que les dépenses de l’Etat sont stabilisées depuis le début des années 2000, les dotations aux collectivités progressaient sur la même période de près de 4% par an en moyenne.
Doublons et dérives
Chaque fois que l’Etat a tenté de regrouper les besoins des communes pour réaliser des économies d’échelle, cela s’est traduit par une augmentation des effectifs de la fonction publique territoriale et la multiplication des dépenses publiques sans amélioration sensible des services rendus.
L’illustration en est offerte par le développement des structures intercommunales. Les dépenses des groupements intercommunaux ont été multipliées par 3,9 de 1993 à 2003 sans que diminuent dans le même temps les dépenses des communes.
Les multiples exemples donnés par la Cour des comptes dans son rapport de 2005 sur l’intercommunalité illustrent ces gaspillages. Au total, les doublons de personnel ont été évalués par la Cour à près de 200 000 agents.
Au-delà de la question des doublons, au fur et à mesure que la décentralisation s’approfondissait, les collectivités les plus importantes ressentaient le besoin de s’affirmer à l’extérieur, via des dépenses somptuaires en nette progression (cf l’Hôtel de région que s’est offert le Conseil régional du Nord Pas de Calais à Lille) et des frais de communication devenus exorbitants (souvent plusieurs millions d’euros par an pour un Conseil régional ou un Conseil général de taille moyenne).
Le département forcément coupable ?
Le discours dominant consiste à généralement incriminer le département, dénoncé comme « l’échelon de trop » du « mille-feuille administratif français ».
Ce discours doit être interrogé, parce qu’il repose sur l’unique postulat selon lequel la France devrait se mettre « à l’heure européenne » en privilégiant l’échelon régional, si possible en se fondant sur des macro-régions capables de rivaliser avec les Länder allemands.
C’est oublier les différences historiques fondamentales entre la France et l’Allemagne, pays fédéral où les Länder ont une réelle légitimité démocratique et une longue tradition d’intervention dans l’économie du pays.
Sans rentrer dans ce débat ici, c’est peut-être au contraire l’échelon régional qui pose problème en France.
Pas réellement adopté par les Français qui le perçoivent comme lointain et artificiel (au contraire du département issu de la Révolution française), l’échelon régional est à la fois trop grand pour être l’échelon de proximité, et trop petit pour être l’échelon des politiques stratégiques.
L’intercommunalité doit également être questionnée, du fait des dérives budgétaires dont elle est responsable et de son incapacité à résorber les inégalités territoriales.
2. Le coût de l’Europe, tabou numéro 1
Une source de dépenses qu’il est interdit d’interroger
Il est une source de dépenses, pourtant énorme et en progression constante, qu’il n’est pas permis d’interroger, sur laquelle flotte un parfum de tabou aussi bien à gauche, à droite que dans les médias dominants.
Remettre en cause le coût devenu exorbitant de l’Europe, c’est immédiatement s’exposer à une pluie de critiques convenues sur le prétendu égoïsme de la démarche, et la nécessité de financer « la solidarité européenne ». Bref, nous devrions sans mot dire accepter à jamais d’être condamnés à cette « double peine » : financer les nouveaux Etats membres de l’Union européenne, et subir dans le même temps le dumping fiscal et social et leur concurrence déloyale.
Des sommes en jeu pourtant considérables, en nette croissance
Pourtant, les sommes en jeu sont considérables et font de la France le deuxième contributeur net au budget européen.
En se limitant à la seule contribution directe de l’Etat français au budget européen (inscrite au sein des « prélèvements sur recettes » du budget de l’Etat), le différentiel entre ce que verse la France et ce qu’elle reçoit en retour dépasse les 3 milliards d’euros par an depuis 2005, soit 15 fois les économies espérées au titre de la réduction drastique du nombre de professeurs, policiers, gendarmes ou militaires dans le cadre de la RGPP.
Surtout, cette somme a connu ces dernières années une très forte progression, passant de 1 milliard d’euros en moyenne entre 1995 et 2000 à 2,5 milliards d’euros entre 2001 et 2003, et 3 milliards d’euros depuis 2004.
Cette tendance ne devrait pas s’inverser dans les années qui viennent, bien au contraire.
Ainsi, en 2013, le différentiel net devrait encore doubler pour avoisiner, voire dépasser, les 7 milliards d’euros par an (près de 50 milliards de francs, rappelons-le).

En cause : la progression de la contribution française dans le contexte de l’élargissement et de la prise en charge du « chèque britannique », couplée au démantèlement programmé de la PAC, qui bénéficiait largement à la France, et à la quasi disparition des aides apportées aux régions françaises en difficultés, au profit des nouveaux Etats membres.
=> A l’heure où les inégalités et la précarité gagnent du terrain en France, est-il normal qu’une telle source de dépenses, hier acceptable parce que limitée, aujourd’hui conséquente et demain plus lourde encore, échappe à tout contrôle démocratique ?
A-t-on le droit de s’interroger sereinement sur l’intérêt des Français à voir une part non négligeable de leurs impôts (7% des recettes fiscales nationales aujourd’hui) partir vers l’Est de l’Europe dans des proportions toujours plus importantes ?
L’Europe à l’origine d’autres sources de dépenses considérables, mais difficilement quantifiables
Nous avons volontairement fait le choix de nous limiter ici aux contributions directes de l’Etat au budget de l’Union européenne, parce qu’elles sont immédiatement identifiables et quantifiables.
L’Union européenne est cependant à la source d’une série de dépenses moins directes, qu’il s’agisse des condamnations pécuniaires infligées par l’Union européenne pour non-respect par l’Etat de l’obligation de transposition des directives en droit français (600 millions d’euros provisionnés à ce titre dans le budget 2008), du non-remboursement d’une partie des aides agricoles pour des raisons de procédures (150 millions d’euros par an environ), ou des dépenses non quantifiables mais assurément très importantes induites par l’énergie et le temps que consacrent les administrations et les entreprises à anticiper, puis à se conformer aux exigences croissantes du droit communautaire.
Il va de soi que ces dépenses ne sont jamais débattues.
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12.07.2008
Le téléphone portable, nouveau mouchard « anti-adultère »
Flexispy permet d'écouter les conversations d'une personne à distance. En France, cela peut conduire en prison.
Une minute, c'est le temps nécessaire pour introduire sur un téléphone mobile un logiciel espion. Cela permet, et d'une manière invisible pour la victime, de retransmettre à un tiers l'ensemble des appels (numéros de téléphone, durées des communications...) ainsi que le contenu des SMS échangés.
Plus fort encore, « les smartphones sont vendus avec GPS intégrés et un accès à Internet, souligne Marc Blanchard, chercheur, spécialiste des virus informatiques. Avec Google Map, il est aisé de suivre les pérégrinations géographiques d'un individu, dont le mobile est «sous surveillance» ».

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06.07.2008
L’avenir est dans les « soldes »…
Il est vrai que nous avons déjà bradé notre souveraineté et bien de nos libertés…
Rien que de plus normal donc, que de voir Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie à l’ouverture des soldes dans un grand magasin parisien, et de déclarer : « Les soldes sont un évènement de fête et de consommation, c'est un moment bon pour le pouvoir d'achat. C'est bon pour le commerce et le consommateur»…

C’est vraiment rassurant d’entendre notre ministre de l’économie nous dire : «Je suis très contente de faire les soldes ».
Enfin une grande politique économique se dessine !
Et pour aller de l’avant, « rupture » oblige, le ministre rêve de « soldes flottants » qui viendraient s’ajouter aux soldes traditionnels raccourcis.
Rien de plus normal, vous savez toutes et tous que les soldes : «C'est aussi un moment de bousculade, ce qui nous a fait envisager une multiplication des soldes». Madame Lagarde est un grand stratège. Elle devrait venir en aide à Monsieur Morin, ministre de la Défense qui peine à vendre près de 120 de nos chars « Leclerc »…

Rappelons-nous que notre ministre de l’économie a déjà réglé la problématique de l’essence chère en nous invitant à faire du vélo… Les grognons n’ont pas manqué alors de nous inviter à applaudir et à soutenir activement cette lumineuse trouvaille, nous, royalistes, levant fréquemment notre verre à la santé du roi et de la reine, nous ne pouvions qu’être emballés, en attendant le grand jour, par le retour de la « petite reine »… Las, nous n’avons pas été sensibles à ce signe…
Déjà, en début d’année, notre brillant ministre de l’économie avait envisagé de nous faire entrer dans l’ère des « soldes récurrents ». Des soldes toute l’année ! Pour notre bonheur, cela va de soi. Ce fut un tollé général chez les professionnels et même que la très libérale commission Attali avait jugé cette voie destructrice d’emplois !
Opiniâtre, le ministre de l’économie a donc concocté des nouveaux « plans » sans concertation avec les professionnels…
Et d’en préciser les contours qu'elle présentera dans le cadre du projet de loi sur la modernisation de l'économie : «Le système classique des soldes est maintenu avec les deux périodes annuelles traditionnelles auxquelles les Français sont attachés. Ce que je propose est de permettre aux commerçants de faire s'ils le souhaitent et quand ils le souhaitent deux semaines de soldes en plus. Par ailleurs, nous proposons de simplifier le système des promotions. »
Les promotions ?
« Rendre possible les promotions toute l'année". "Elles permettront aux commerçants de déstocker sans toutefois franchir le seuil de revente à perte, contrairement aux soldes classiques »
La France qui se lève tôt, la France qui souffre, est invitée à consommer, consommer toujours plus… Et pour ce remettre des bousculades et des excitations, elle aura des jeux et tous les spectacles de réalité qu’elle pourra souhaiter…
Enfin le vrai programme de la rupture montre son visage…
Une grande politique économique pour la France !
Charles Melcer, président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH) qui regroupe 55.000 détaillants en France réagissait dans Libération: « C'est une idée stupide ».
En effet, la vente soldée revient à vendre avec une marge très faible voire nulle et des soldes annuelles reviendrait à abaisser fortement la marge des détaillants lesquelles doivent préserver un minimum de marge pour pouvoir investir dans le développement de leurs points de vente et des salaires.
Même les associations de consommateurs ne sont pas forcément enthousiastes : l'UFC-Que Choisir prône également le maintien du cadre actuel: « La généralisation permanente des ventes à perte que sont les soldes n'est pas évidente en terme de lisibilité et il n'est pas évident que le consommateur soit gagnant ».
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Charles Melcer, Président fédéral de la Fédération nationale de l’habillement (FNH) qui regroupe 55.000 commerces en France, réagit aux propos de Christine Lagarde, ministre de l’Economie, qui s’est prononcée ce matin pour des soldes toute l’année.
Que pensez-vous de la proposition de Christine Lagarde d’instaurer des soldes permanents ?
-C’est une idée stupide, il ne faut surtout pas faire ça. Madame Lagarde n’a jamais été derrière un comptoir, et si elle avait la moindre notion du commerce, elle n’avancerait pas ce genre de proposition. Si vous instaurez des soldes toute l’année, les boutiques vont fermer, c’est mathématique: comment voulez-vous faire du chiffre d’affaire si vous vendez en permanence sans marge? Nous, professionnels de l’habillement, nous faisons des soldes honnêtes, c’est-à-dire que nous avons des stocks, et nous cherchons seulement à ne pas perdre d’argent avec les invendus des collections précédentes.
Cela ne permettrait pas d’encourager la consommation, comme le soutient la ministre?
-Primo, la consommation française n’est pas mauvaise. Secundo, 62% de la consommation française du textile est d’importation. Donc, si vous favorisez la consommation à bas coût par des soldes permanents, vous favorisez directement les productions asiatiques qui sont 15 à 30 fois moins chères que les françaises, et donc vous favorisez le chômage. C’est déjà ce que j’avais expliqué à Thierry Breton [le prédécesseur de Christine Lagarde, ndlr] lorsqu’il avait proposé d’allonger la durée des soldes. Le seul moyen pour lutter efficacement contre la concurrence asiatique serait de mettre une taxe de 50% à la frontière pour les produits chinois.
Il n’y a donc rien à modifier dans le mode de fonctionnement des soldes?
-Le système actuel nous convient parfaitement. Je suis un fervent partisan des soldes, mais deux fois par an, pas plus. Six semaines, c’est la durée idéale, et la période choisie nous convient parfaitement. Allonger les soldes ne sert de toute façon à rien, puisque ce sont les 15 premiers jours qui comptent.
Comment se présentent les soldes cette année?
-On a vécu une année 2007 assez moyenne, notamment à cause de la stagnation du pouvoir d'achat. Du coup, nous avons beaucoup de stocks, surtout dans les collections féminines, et les femmes vont pouvoir se faire plaisir, avec des rabais de 30 à 50% dès mercredi.
Pour Isabelle Faujour de l’UFC-Que choisir, ces braderies à gogo «sont la meilleure façon de tuer les soldes». En Allemagne, où elles ont été officiellement supprimées depuis 2003, les trois quarts des commerces continuent d’ailleurs de les organiser à l’ancienne : encadrées par des dates et sur tout le pays. Les consommateurs ont besoin, rappelle l’UFC, «de lisibilité».
Pierre Simon, président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), soutient lui aussi les opérations circonscrites dans le temps : «Les soldes sont un événement médiatique, et je ne crois pas que ça aurait le même impact si on en avait tout au long de l’année.» Témoin l’opération Soldes by Paris, dont le coup d’envoi sera donné ce soir par la star de la haute couture Inès de la Fressange au Printemps du boulevard Haussmann. L’opération ambitionne de faire de Paris une destination «spéciale soldes» comme Londres et Dubaï.
Source :
14:28 Publié dans DEFENSE DES CONSOMMATEURS, POLITIQUE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen





























