29.07.2006

AFFAIRE DREYFUS - REPONSES AUX COMMENTAIRES

Commentaires

Vous avez tout-à-fait raison : l'histoire est plus complexe que ce que les idéologues veulent nous faire croire.
C'est ce que je tente de montrer sur mon blog.

Ecrit par : ERRE Pascal | 07.08.2006

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les parlementaires siègeant dans l'assemblé à l'époque était pas de l'action française

première association traité d'extreme droite

Puis y avait des socialiste anty dreyfus et des monarchistes pro dreyfus et défense de l'armée (pourquoi parle ton pas du scandale des fiches qui la entache une partie de l'armée et qui ressemble au écoute de mitterrand)

Quand on sait que la gauche cache les pleins pouvoirs ( et qu'il ne veulent pas reconnaitre qu'un sénateur de l'action française et pris son courage pour voter contre)

L'histoire n'est pas blanche et noire mais bien grise

Mais je ne vais pas revenir sur cette priode trouble qu'est le début du 20 ème siècle en France

Ecrit par : thibault (Vernon) | 07.08.2006

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Hello,

Après avoir lu et bcp discuté avec des amis sur l'affaire, j'en arrive à la conclusion, sans vouloir paraitre choquant, que Dreyfus était réellement le traitre quoi qu'on en dise.

J'espere qu'un jour on pourra relancer le débat, car je ne condidère pas cette affaire comme close.

Amicalement,
intieu

site web : http://www.christusrex.xl.cx/ 

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Pourtant, c'est l'extrème droite de l'époque qui voulait étouffer l'affaire, réhabiliter Hestérazy,c'est l'extrème-droite qui a fait accuser Dreyfus ce (je cite) "petit juif sans intérêt".....
Et vous osez venir nou_s dire qu'Alfred Dreyfus vous ressemblait? Vous voulez peut-être aussi nous faire croire que vous étiez contre l'esclavage des Africains?

Ecrit par : Staff | 25.07.2006

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pourtant vos amis voulait sa peau! c'est un peu facile!

Ecrit par : the admin | 24.07.2006

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Voici ma réponse :

De qui parlez-vous exactement quand vous mettez en cause "l'extrême droite de l'époque" ? Pourriez-vous me citer des noms et des faits précis ?
Tout comme à d'autres époques passionnelles de son histoire, la FRANCE était coupée en deux (au moins), et la ligne de fracture traversait tous les courants politiques de l'époque, qu'ils soient de droite ou de gauche ("extrêmes" ou pas).
Au fait, qu'est-ce que "l'extrême droite" ?
Enfin, OUI, DREYFUS était patriote et nationaliste : il s'est engagé dans l'armée pour préparer la "revanche". Et cela, ça n'a rien à voir avec l'internationalisme de gauche ou de droite...
Bien cordialement.
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Pascal ERRE

23.07.2006

DREYFUS ? COMME LE FRONT NATIONAL : SEUL CONTRE TOUS ET NATIONALISTE !

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medium_arton29.16.jpgTout comme le FRONT NATIONAL, le capitaine Alfred DREYFUS était seul contre tous et nationaliste. 

Tout comme lui, le FN sera un jour reconnu.

 

SEUL CONTRE TOUS 

En 1895, lors de sa condamnation (il est dégradé et envoyé en Guyane), personne, sauf sa famille, ne doutait de sa culpabilité.

CLEMENCEAU le radical rouge vif écrit : "Alfred DREYFUS est un traître, et je ne fais à aucun soldat l'injure de le mettre en parallèle avec ce misérable".

A la tribune de l'Assemblée, le socialiste JAURES interprète l'évènement en termes de lutte des classes; il s'indigne de l'indulgence dont a bénéficié un officier, alors que de simples soldats ont été fusillés pour de moindre crimes que l'espionnage.

En juillet 1898, le nouveau ministre de la Guerre, Jacques CAVAIGNAC, révèle à la Chambre des députés l'existence du dossier secret accusant DREYFUS. A l'unanimité, socialistes compris, l'Assemblée applaudit sa résolution.

 

1899 : la peine du condamné est remise sans qu'il soit déclaré innocent.

1906 : au prix d'une irrégularité de procédure, la cour de cassation annule sans renvoi le jugement du conseil de guerre de Rennes.

Réintégré dans l'armée, DREYFUS fera la guerre de 1914-1918.

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NATIONALISTE

Lorsqu'il était détenu, il adressait à sa femme des lettres empreintes de sentiments patriotiques.

Issu d'une famille alsacienne ayant opté pour la France en 1870, il avait choisi la carrière des armes par respect pour l'institution militaire.

Il partageait l'esprit de ses pairs - peut-être à l'excès, car les plus ardents de ses amis reconnaîtront que DREYFUS était volontiers cassant. "On le sentait imbu de son uniforme", déplorait l'éditeur Pierre-Victor STOCK, figure du parti dreyfusard.

CLEMENCEAU, alors radical rouge vif, regrettait également le militarisme de DREYFUS, et son "attitude de cocardier".

Le directeur de L'Aurore accusait même DREYFUS d'avoir été celui qui avait le moins compris l'affaire DREYFUS. La remarque est capitale. Elle traduit les arrière-pensées de nombreux dreyfusards.

Et elle permet une interrogation : si le capitaine DREYFUS n'avait pas été sur la sellette, aurait-il été "dreyfusard" ? L'historien Armand ISRAËL répond sans hésiter : non ! Voir son livre :

(Les Vérités cachées de l'Affaire Dreyfus, Albin Michel, 2000).

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SOURCE

medium_j_sevillia.4.jpgJean SEVILLA :

Historiquement correct -

Pour en finir avec le passé unique

(PERRIN, 2003 - 21,50 €).

A LIRE ABSOLUMENT !

AFFAIRE DREYFUS (2) : SUR L'ANTISEMITISME ET LES PROCES

Alfred DREYFUS était juif.

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Mais sur le strict plan du déroulement des deux procès militaires, rien ne permet d'affirmer que l'officier a été condamné parce qu'il était juif.

"On ne pourrait sans s'aventurer beaucoup, souligne Marcel THOMAS, déterminer dans quelle mesure exacte le fait que DREYFUS fût juif fit pencher du mauvais côté de la balance (Marcel THOMAS, L'Affaire sans Dreyfus, Fayard, 1961).

Sur les 40 000 officiers que comptait alors l'armée française, 4 000 d'entre eux (dont plusieurs généraux) étaient juifs, et n'y rencontraient aucune discrimination.

Les préjugés à l'encontre des Juifs existaient sans doute dans le corps militaire, mais plutôt moins que dans la société civile.

Au demeurant, le règlement de neutralité de la Grande Muette les empêchait de s'exprimer.

 

SOURCE

medium_j_sevillia.6.jpgJean SEVILLA :

Historiquement correct -

Pour en finir avec le passé unique

(PERRIN, 2003 - 21,50 €).

A LIRE ABSOLUMENT !

AFFAIRE DREYFUS (3) : SUR L'ANTISEMITISME DE GAUCHE

Si l'antisémitisme a joué un rôle, ce n'est pas sur le plan strictement judiciaire, mais sur le plan politique.

Dès le 1er novembre 1894, le quotidien antisémite d'Edouard DRUMONT, La Libre Parole attaque.

Or qui est DRUMONT ?

Un républicain d'origine, et non un homme d'"extrême droite", continuateur des antisémites de gauche : le socialiste Alphonse TOUSSENEL, l'anarchiste PROUDHON, l'ancien communard et radical Albert REGNARD.

Albert REGNARD collabore à La Revue socialiste de Benoît MALON, qui est nettement antisémite. "L'oeuvre de Drumont, estime Zeev STERNHELL, ne comporte pas une seule idée qui n'ait d'abord été débattue à satiété par les collaborateurs de La Revue socialiste" (Zeev STERNHELL, La Droite révolutionnaire, 1885-1914, Fayard, 2000).

Pour l'antisémitisme de gauche, il y a un lien entre les Juifs et le pouvoir de l'argent. C'est une idée apparue à gauche... Les Juifs finissent par cristalliser la haine du capitalisme. Mais ils symbolisent aussi la haine de l'Allemand, qui a vaincu la France en 1870-1871.

Lire à ce sujet L'Antisémitisme de gauche au XIXè siècle, de Marc CRAPEZ (Berg International, 2002). 

Même chez Jean JAURES, on trouve des mots très durs contre les Juifs.

Quant à la droite nationaliste, dont Maurice BARRES, elle est antisémiste, mais elle ne cède jamais à une interprétation raciste de l'histoire.

Il en est de même pour l'antisémitisme catholique. En 1898, La Croix écrit : "Nous ne nous associons jamais aux errements des antisémites qui veulent le sang et le pillage". 

Au demeurant, toute la presse catholique de l'époque n'est pas antisémite.

Et le premier avocat du capitaine DREYFUS, en 1894, est un catholique de droite.

CONCLUSION : à droite comme à gauche il y avait des antisémites, mais à droite comme à gauche il n'y avait pas que des antisémites. Heureusement !

 

medium_j_sevillia.6.jpgJean SEVILLA :

Historiquement correct -

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AFFAIRE DREYFUS (4) : SUR LES JUIFS ANTIDREYFUSARDS ET LES DREYFUSARDS ANTISEMITES

La ligne de fracture qui sépare partisans et adversaires de la révision du procès ne correspond ni à l'axe antisémite ni à l'axe gauche-droite.

DES ANTIDREYFUSARDS NON ANTISEMITES :

Jules VERNE, Edouard DEGAS, Auguste RENOIR,

L'Intransigeant, L'Echo de Paris, Le Petit Journal.

JUIFS ANTIDREYFUSARDS :

le directeur du quotidien Le Gaulois, Arthur MEYER, conservateur et royaliste, qui s'est battu en duel avec l'antisémite de gauche Edouard DRUMONT après avoir été attaqué dans le quotidien antisémite La France juive.

UNE GAUCHE ANTISEMITE ET ANTIDREYFUSARDE :

en 1896, dans La Petite République socialiste, Gustave ZEVAES dénonce "la campagne sournoisement engagée par les journaux de la finance et de la juiverie pour faire douter l'opinion de la culpabilité du traître".

UNE DROITE DREYFUSARDE :

c'est le cas du Figaro. Conrad de WITT, député royaliste du Calvados et gendre de GUIZOT, est battu en 1902, à cause de son engagement en faveur de DREYFUS.

UNE DROITE qui, sans être dreyfusarde, répugne aux emballements de la foule :

le futur maréchal LYAUTEY, catholique et traditionaliste, condamne "la pression de la rue, de la tourbe (qui) hurle à la mort sans savoir contre ce Juif, parce qu'il est juif, tout comme elle hurlait il y a cent ans : "Les aristocrates à la lanterne".

 

CONCLUSION : le fait que DREYFUS ait été juif constitue un élément contingent de l'Affaire. C'est un facteur aggravant dans le déchaînement passionnel des antidreyfusards antisémites. Mais il n'explique pas tout. Si l'accusé n'avait pas été juif, il y aurait quand même eu une affaire DREYFUS.

Voir note n° 5.

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Historiquement correct -

Pour en finir avec le passé unique

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AFFAIRE DREYFUS (5) : DREYFUS, OTAGE DES POLITICIENS ANTINATIONAUX

Ce qui confère ses relents de guerre civile à l'affaire DREYFUS, c'est que le travail d'éclaircissement d'une histoire d'espionnage se déroule sous la pression de partis adverse, chacun tentant d'amener l'opinion publique à ses vues. Les dreyfusards prennent DREYFUS en otage, en utilisant son cas à des fins politiques. Ils sont cependant aidés par les réflexes conditionnés du camp d'en face.

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Si certains dreyfusards sont attachés simplement à la révision du premier procès pour en marquer la forfaiture, d'autres considèrent l'Affaire "comme un élément de réflexion pour constituer une autre politique", ou, plus encore (opportunistes ou revenants de l'affaire Panama, tels CLEMENCEAU ou WALDECK-ROUSSEAU), l'utilisent pour se remettre en scène au Parlement, afin de désacraliser l'armée et de laïciser la société (voir Vincent DUCLERT, L'Affaire Dreyfus, La Découverte, 1994).

Ardent dreyfusard, PEGUY finira par s'indigner de la dégradation de la mystique dreyfusienne en politique : certains défenseurs de DREYFUS, en réalité, se moquaient de son sort.

Dans chaque camp il y avait des passions dangereuses : une partie des antidreyfusards était antisémite, et de nombreux dreyfusards étaient très intolérants à l'égard de l'armée et de l'Eglise catholique.

L'Armée possède le sentiment d'être un corps particulier et d'avoir à régler ses problèmes elle-même. Aux yeux des officiers, la condamnation de DREYFUS, justifiée ou non, constitue une affaire militaire, intéressant la sécurité militaire, relevant de la justice militaire : l'autorité civile n'a rien à y voir.

Dès lors, pour les dreyfusards, l'Affaire DREYFUS apparaît comme l'occasion de briser ce qu'ils considèrent comme une caste liée aux forces conservatrices (l'armée compte de nombreux officiers catholiques ou royalistes).

Toute une gauche est antimilitariste et antipatriote, partisante de l'internationalisme, alors que les cercles nationalistes ne pensent qu'à la revanche contre l'Allemagne, suite à la défaite de 1870; c'est le cas de DREYFUS lui-même, alsacien.

Si l'armée n'est pas directement ébranlée par la 1ère phase du procès DREYFUS, il n'en est pas de même quand l'Affaire prend un tour politique.

A partir de l'accession au pouvoir du ministère WALDECK-ROUSSEAU, en 1899, les militaires sont l'objet de la défiance du gouvernement.

Le général ANDRE, ministre de la Guerre de 1900 à 1904, accélère le mouvement : il veut "décatholiciser l'armée". Avec l'accord du président du conseil, il fait ficher les officiers selon leurs opinions politiques.

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Le 18 janvier 1905, victime de ce scandale, c'est le gouvernement du bloc des gauches qui tombe.

L'affaire a affecté le moral de l'armée. Bientôt, dans le cadre de la politique anticléricale que mène le gouvernement, les officiers devront encadrer des opérations de police contre les couvents et les églises. Beaucoup démissionnent.

A la même époque, l'Allemagne renforce son appareil militaire. Le dreyfusard Julien BENDA s'expliquera plus tard : "Nous étions sincèrement persuadés que l'ère des guerres était close, et que les antidreyfusards n'agitaient le spectre d'une guerre franco-allemande que pour les besoins de leur passion".

"Tous les dreyfusards, estime Théodore ZELDIN, ne furent pas inspirés par la seule passion de la justice. Pour beaucoup de gens, la lutte pour Dreyfus s'inscrivit dans la lutte contre le cléricalisme, autant, sinon plus, que pour la liberté individuelle. La prétention des dreyfusards d'être les représentants du libéralisme se perdait dans leur volonté de persécuter les catholiques" (Théodore ZELDIN, Histoire des passions françaises, Payot, 1994).

Cette accusation n'est pas lancée par un réactionnaire : ZELDIN, historien britannique, est un esprit libéral.

Voilà la vérité.

Commentaires

Hello,

Après avoir lu et bcp discuté avec des amis sur l'affaire, j'en arrive à la conclusion, sans vouloir paraitre choquant, que Dreyfus était réellement le traitre quoi qu'on en dise.

J'espere qu'un jour on pourra relancer le débat, car je ne condidère pas cette affaire comme close.

Amicalement,
intieu

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