06.07.2008

Salauds de malades ! la remise en cause de la prise en charge à 100% des maladies graves…

Il y a eu la provocation de la carte « famille nombreuse » et des réductions sur les tarifs de la SNCF. Maintenant il y a la remise en cause de la prise en charge à 100% des maladies graves…

remboursement-secu.jpg

Les affres de la recherche des économies budgétaires pour un gouvernement qui se voulait et se veut encore le gouvernement du pouvoir d’achat… président en tête !

Ce gouvernement ne saurait-il gouverner que de couac en couac sur le mode chic et choc ?

Sur un ton proche de celui de Monsieur Attali dans son fameux rapport, Monsieur Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’assurance-maladie,  y va de ses recettes miracles, précisant : « Plus les mesures que nous préconisons seront mises en œuvre vite, plus le retour à l’équilibre sera conforté. »

Van-Roekeghem.jpg
Frédéric Van Roekeghem,
 directeur de l’assurance-maladie

Et d’estimer nécessaire un nouveau plan de redressement de 3 milliards, proposant de ne plus rembourser qu’au taux de 35% les fameux médicaments à vignette bleue, pris en charge à 100% et « consommés » par près de 8 millions de personnes classées en « affection longue durée »…

De quoi agiter un chiffon rouge et donner un bel os à ronger…

Sans tarder donc, l’entretien donné par le directeur de l’union nationale des caisses d’assurance-maladie au quotidien Les Echos – mardi 24 juin 2008 – a appelé une mise au point du ministre du Budget Eric Woerth qui s’est empressé d’affirmer que  le gouvernement ne prévoit « aucune remise en cause du remboursement à 100% des affections longue durée », précisant :   « Ce n'est pas un plan, mais des propositions de l'assurance-maladie »…

Pour Monsieur Van Roekeghem l’objectif du gouvernement qui est d’équilibrer les comptes de la Sécurité sociale est légitime. Personne ne le contredira. C’est aussi un objectif souhaitable. Qui peut soutenir le contraire ?

Et d’affirmer que cet objectif est tenable… de rappeler que le déficit de l’assurance-maladie a été divisé par trois depuis 2004…

Mais « nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liée à l’accroissement de la prévalence de pathologies lourdes et chroniques : actuellement 40% de la population concentre 90% des remboursements. »

Nos temps sont vraiment difficiles. Les « pauvres » coûtent cher… salauds de pauvres ! Les malades coûtent cher… salauds de malades !

Notre société dans ses grandes démarches de prévention a pu réduire le nombre de certains handicapés… d’efficaces « dépistages » permettent de les assassiner en toute impunité. Pour les pauvres et les malades, c’est encore un peu trop compliqué… Mais ne désespérons pas…

Il y a les « vieux » aussi ! Et même des « vieux », « pauvres » et « malades » !

Insupportable.

Notre « système » de santé va mal. Nous n’entendons pas jouer à l’autruche.

La liste des hôpitaux en « faillite » est longue. L’exercice même des professions de santé devrait appeler une grande réflexion. Une grande réforme de notre « politique de santé » s’impose.

Mais elle ne saurait s’appuyer sur des provocations qui masquent ou travestissent la réalité.

Il serait urgent de s’interroger :

Sécurité_sociale.JPGLa France manifeste une « fatigue de soi » inquiétante. En 20 ans la consommation d’antidépresseurs est passée de 180 millions de doses quotidiennes à près d’un milliard. Soit un coût d’environ 1 milliard d’euros pour l’assurance maladie. Aujourd’hui la France compte 5 millions de consommateurs d’antidépresseurs.

La France serait-elle frappée d’une épidémie de dépression ? Toujours est-il qu’elle détient le triste record mondial de la consommation. En moyenne, elle en consomme 2 fois plus que les autres pays européens, l’écart étant encore plus fort avec l’Allemagne, le Royaume Uni, les Pays Bas.

Peu d’analyses ont été menées pour expliquer ce mal-être, mais différents arguments ont été présentés : « malaise social », fragilité des nouvelles générations, difficulté à accepter la souffrance et l’anxiété, remboursements aveugles de la Sécurité Sociale, pauvreté des relations sociales. ... Comme l’écrivait le meilleur spécialiste de la question, le professeur Edouard Zarifian, « le présumé malade est en fait un malheureux, le médicament une substance procurant du bien-être, et le médecin le recours le plus facile et le moins onéreux pour un malheureux qui veut rester performant ».

Source: ICI

REGION CHAMPAGNE-ARDENNE : COMPTE ADMINISTRATIF 2007..

CONSEIL REGIONAL DE CHAMPAGNE-ARDENNE

SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008

COMPTE ADMINISTRATIF 2007

pageHopital_html_m5a777cd1.gif

---------------------------------

Monsieur le Président,

Comme chaque année, voilà donc un compte administratif qui retrace les dépenses et recettes réelles de votre politique, qui peuvent ainsi être comparées aux prévisions du budget primitif 2007.

Et comme d’habitude, vous vous félicitez des « taux de consommation » ou « d’exécution » : 91 % globalement.

Mais permettez au FRONT NATIONAL de ne pas partager votre enthousiasme à ce sujet :

I. Tant vaut la politique menée, tant vaut le taux d’exécution

Ce taux ne signifie rien, car tout dépend de la pertinence de la dépense :

- ou la dépense est justifiée, et on ne pourra que se féliciter du taux de consommation,

- ou la dépense n’est pas justifiée, et on ne pourra que regretter le taux de consommation en question.

3 exemples :

Politique menée

Taux d’exécution

Observations

Affaires européennes et internationales

61,50 %

Taux en augmentation : hélas ! Pour nous, c’est trop ! Car nous estimons que les relations internationales sont du ressort de l’Etat, pas de la Région.

Affaires économiques

78,09 %

« taux de réalisation en régression » ? C’est tant mieux, mais c’est encore trop ! Car nous estimons qu’en matière économique, il y a beaucoup d’interventions de la Région qui sont illégitimes, ou sans impact réel sur l’économie régionale

culture

91,97 %

C’est trop ! Car pour nous, votre politique culturelle tout azimuth est un peu le supermarché de la culture : le pire y côtoie le meilleur !

 

II. Votre rapport est inquiétant pour l’avenir

En effet, le plus intéressant dans votre rapport, ce sont les commentaires qui sont faits, et ceux-ci ne peuvent que nous inquiéter :

1. Une Région de moins en moins libre d’agir

Page 3 : « L’utilisation du levier fiscal a aujourd’hui un impact plus limité sur les recettes qu’en 2000 (…) La conséquence immédiate de cette évolution est une perte d’autonomie financière de la collectivité à travers des marges de manœuvre qui s’effritent en termes de ressources propres »

2. L’avenir : fiscalisme et endettement

Vous avez donc de moins en moins de liberté pour agir, mais vous précisez aussitôt :

Page 3 : « La Région Champagne-Ardenne a peu fait évoluer ses taux d’imposition directe. Comparée aux régions de même strate, elle reste loin derrière »

Autrement dit, dit en d’autres termes : notre Région pourrait rejoindre la moyenne de la strate, en augmentant encore plus les impôts des contribuables ! 

Et page 4 : « il est à noter que la modération fiscale pratiquée en Champagne-Ardenne ralentit l’évolution de son ratio d’autonomie financière (…) la région Champagne-Ardenne conserve des marges de manœuvres fiscales, par comparaison avec ses homologues nationaux. De ce fait, le dynamisme du produit fiscal direct est moins prononcé en Champagne-Ardenne que dans les autres régions en raison du choix même d’une fiscalité modérée. »

Autrement dit : il y a encore de la marge en matière fiscale, et la Région pourrait encore augmenter les impôts, afin d’améliorer son « dynamisme » fiscal !

J’aime le choix des termes : le « dynamisme du produit fiscal », pour parler de rentrées fiscales ! Et « Dynamisme moins prononcé », en raison d’une fiscalité dite « modérée », pour dire qu’on peut encore augmenter les impôts sans problème !

Je ne sais si vous le ferez – je n’oublie pas que les élections régionales approchent – mais la tentation doit être grande de continuer ce fiscalisme initié par la droite. De toute façon, il vous reste toujours le recours à l’emprunt.

Vous êtes coincé, et ce n’est pas la faute à « pas de chance » ou uniquement à la politique gouvernementale. C’est d’abord la conséquence de vos choix politiques.

Vous auriez pu choisir une autre politique, celle proposée par le FRONT NATIONAL :

- d’abord les compétences légales obligatoires,

- ensuite les compétences légales facultatives,

- enfin les domaines hors compétence, s’ils s’inscrivent dans le cadre des missions générales dévolues à la Région par la loi (l’article L 4221-1 du CGCT). 

Tout cela supposant bien sûr que les actions entreprises soient réellement et systématiquement évaluées.

Mais de cette « nouvelle politique » vous ne voulez pas.

Le FRONT NATIONAL ne peut donc que voter contre ce compte administratif, qui n’est que la traduction chiffrée de votre politique

Je vous remercie.

Pascal ERRE

Groupe FRONT NATIONAL

---------------------------------

En juin 2006, lors de la commission culture précédant la plénière consacrée au compte administratif 2005, M. le Directeur des Finances avait déjà déclaré : « il faudra revenir à nos compétences traditionnelles car on ne pourra pas suivre à ce rythme là ». Il donnait raison au FRONT NATIONAL qui réclame depuis des années que la Région recentre son action sur ses compétences légales, et cesse d’intervenir tout azimut.

HotelDeRegion.jpg

FONCTION PUBLIQUE ET RGPP : UN AVIS POLITIQUEMENT INCORRECT

RGPP : public et privé s’enferment dans les cabinets

par Bertrand Buisson

RGPP.gif

Vous avez cru que les suppressions de tribunaux, de postes d’enseignants, d’hôpitaux, de bases militaires, etc. étaient des réformes menées par le gouvernement ? Et bien voilà encore un mythe qui tombe : les 336 mesures issues de la RGPP sont l’œuvre de la finance anglo-saxonne. Si « l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie » [1] était considérée pendant longtemps comme une condition de la liberté et de l’indépendance, nous nous devons de dénoncer aujourd’hui une oligarchie financière qui s’est immiscée jusque dans les cabinets de la république.

Dette et Terreur budgétaire

D’après le ministère de la Fonction publique ainsi que les services du Premier ministre, la Révision générale des politique publiques (RGPP), lancée en juin 2007 par celui qui venait tout juste d’être inauguré à la fonction de président de la République, émane directement des recommandations du Rapport Pébereau sur la dette, commandé en 2005 par l’ancien PDG de l’Economie, Thierry Breton.

Vous vous rappelez sûrement de cette campagne de battage médiatique qui commença alors en décembre 2005, à 15 mois des élections présidentielles et qui avait pour but de « préparer l’opinion à une sévère cure d’austérité », comme le disait sans gêne Le Figaro de l’époque.

Michel Pébereau n’est pas seulement le président de BNP-Paribas, mais il dirige aussi l’Institut Aspen (l’un des nombreux groupe de « réflexion » de l’oligarchie financière internationale) et l’Institut de l’Entreprise. Avec ce dernier ils avaient décidé en 2006 « d’intervenir dans l’agenda de l’élection présidentielle » en orchestrant une véritable terreur budgétaire grâce à laquelle tout débat sur l’avenir, les investissements publics et les grands projets, avait été exclu de la campagne (souvenez vous du fameux « chiffrage » des programmes).

Néanmoins, toute cette propagande reposait sur une fraude : la dette publique est à moitié constituée d’intérêts et ne correspond donc pas à des dépenses faramineuses dont on essaye de nous rendre coupables. Entre 1980 et 2006, la dette de l’Etat s’est accrue de 913 milliards d’euros, mais dans le même temps, la France a remboursé 1176 milliards d’intérêts [2] aux grandes banques françaises et internationales, dont la BNP-Paribas.

Les cost-killers débarquent

Consciencieux et scrupuleux, Michel Pébereau a pris à cœur d’être le coach de cette cure d’amaigrissement « slim fast ». Il siège aujourd’hui au comité de suivi de la RGPP, où les équipes procédant à l’audit de l’Etat doivent présenter leurs travaux. Et comme « il ne saurait exister de différence entre bonne gestion publique et bonne gestion privée » (tel que le président de BNP-Paribas aimait à le rappeler avec insistance lors de sa tournée de promo anti-dette pendant l’année 2006), quoi de plus naturel que de s’en remettre aux cabinets d’audit les plus prestigieux au monde pour aller fouiller « dans tous les coins et recoins » (dixit Eric Woerth) des ministères et de l’administration.

Ministère_des_finances_de_Bercy.jpg

Les consultants de chez Deloitte, du Boston Consulting Group, de McKinsey, ou encore d’Accenture (un reliquat du géant feu Arthur Andersen, démantelé sur décision de justice en 2002 après le scandale Enron) ne sont pas dépaysés lorsqu’ils doivent rendre leurs comptes puisque le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth, a été directeur associé chez Arthur Andersen pendant six ans. Soucieux de s’assurer que dans les ministères, l’action succède aux recommandations de ses anciens collègues, il a nommé à la tête de la Direction générale de la modernisation de l’Etat le polytechnicien François-Daniel Migeon, tout frais sorti de deux années chez McKinsey.

On se retrouve donc avec des inquisiteurs financiers travaillant pour le compte des plus gros intérêts économiques de la planète plein nos institutions, planifiant avec zèle la réorganisation de la Justice, du ministère de l’Intérieur ou de l’Armée française. Le cabinet international Roland Berger Strategy Consultants, qui conseille Rachida Dati, explique simplement que « le gouvernement est comme une entreprise, avec un DG – le Premier ministre – et des patrons de "business units" - les ministres – qui recours à nos méthodes, éprouvées dans les grandes firmes, pour faire mieux et moins cher ». Si on en déduit que les fonctionnaires sont donc les employés de cette entreprise France, est-on en train de nous expliquer que les Français servent de matière première ?

[note 1] : Les jours heureux – Programme du Conseil National de la Résistance, adopté et publié dans la clandestinité le 15 mars 1944.

[note 2] : Les dix plus gros mensonges sur l’économie, Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq, Dangles, 2007.

(article publié sur le site "Solidarité et Progrès")

27.06.2008

Comment la région Champagne-Ardenne gaspille l'argent des champardennais ! un exemple : "Les bibliothécaires russes"

Par principe, les Élus du Front National réfutent l’idée selon laquelle la Région doit avoir des relations internationales.

Seul l’État français peut nouer des relations qui font partie de son domaine de compétence régalien.

Ce que nous considérons comme une dérive politique génère des dérives financières.

Un exemple parmi tant d’autres :

russia_mwi.gifDans le cadre de ses relations avec la région russe d’Orel, l’exécutif socialo-communiste de Champagne-Ardenne a présenté un dossier lors de la commission permanente du 19 mai.

quinze_euros.jpgOn y apprend qu’une délégation de bibliothécaires d’Orel (5 personnes + 1 interprète) va être reçue à Reims au mois de juin. Budget total = 11 600 € dont 6 000 € pour l’hébergement (3 nuits) et la restauration !!! 333 euros par jour et par personne. Les invités russes seront reçus comme des Chefs d’État.

 

Nos compatriotes, qui ont de plus en plus de mal à garnir leurs réfrigérateurs, apprécieront la générosité de la Région qui subventionne ce dossier à hauteur de 7 400 €.

Au cours de la même réunion (et c’est le cas chaque mois), des dizaines de milliers d’euros (au total 41 460) ont été affectées aux actions internationales !

Avec cet argent, de nombreux Français auraient pu être aidés utilement !

Contrairement au PC, au PS, à l’UMP et au Centre, le FRONT NATIONAL A VOTÉ CONTRE CES RAPPORTS !

 

Bruno SUBTIL

Président du Groupe Front National

groupe-fn51-region2.jpg

28.01.2008

Cantonale Vitry-Est: la campagne est lancée...!

51ede362d7d60bf41411f2b5dafc536f.jpg
Affiche cantonales 2008 
19a80d8be25a549e55cc0d687c595063.jpg
Marine Le Pen
a tenu une conférence de presse sur le thème :
"SARKOZY ATTALI : une déclaration de guerre à la France",
le 15/01/2008. Partie 1.
---------------------------------
Partie 2


07.03.2006

IMPOTS : LA QUESTION A SE POSER

 

 

Souvent, on voit des panneaux indiquant : "Ici, l'Etat (ou la Région ou le Département ou la Ville) investit pour votre avenir". Moi, je dirais plutôt : "Ici, voilà comment nous allons dépenser votre argent : nous allons construire une route, ou nous allons donner de l'argent à une association d'art contemporain", etc. Ce serait beaucoup plus parlant pour les contribuables, et plus vrai !

Souvent, la dépense peut-être justifiée. Mais pas toujours. Et l'on connaît les nombreux rapports de la Cour des Comptes et des Chambres régionales des Comptes qui démontrent que la "gestion de proximité" (gestion des collectivités territoriales : communes, départements, régions...) n'est pas toujours un gage d'efficacité, loin de là, et qu'elle n'empêche pas du tout les gaspillages...

Un élu peut-il faire n'importe quoi avec l'argent de ses concitoyens ? A l'évidence, non !

Alors, à quoi servent nos impôts ? Il serait quand même temps de se poser cette question, qui est fondamentale, au moins pour les contribuables.

Cette question, on peut se la poser à tous les niveaux : communes, intercommunalité, départements, régions, Etat et "Europe".

A suivre...