11.11.2009
Face à Marine Le Pen ? Razzy Hammadi a menti…
A écouter sur : http://www.nationspresse.info/?p=65093
Révélations sur la collusion entre la police et les musulmans à Barbès
A lire sur : http://www.ripostelaique.com/Revelations-sur-la-collusion...
Dossier sur les prières musulmanes dans les rues de Paris
A lire sur : http://www.ripostelaique.com/Dossier-sur-les-prieres-musu...
12:06 Publié dans ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.10.2009
La fréquentation des mosquées à Istanbul
17:20 Publié dans ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.10.2009
Des rues barrées pendant 2 heures pour cause de prières musulmanes : c’est en plein Paris, tous les vendredis !
A lire sur : http://www.ripostelaique.com/
article n° 105 du 12 octobre 2009
22:17 Publié dans ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.06.2009
Le voile fait son entrée au Parlement belge
Une jeune femme d'origine turque, élue le 7 juin au parlement régional de Bruxelles sur une liste centriste, devrait siéger dès mardi en portant le voile islamique.

Une première en Belgique.

Mahinur Özdemir, la plus jeune élue du parlement bruxellois porte le voile depuis qu'elle a 14 ans.
Il s'agit d'un cas quasi unique en Europe exceptée une députée de la région autonome de Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, selon la presse belge. Mahinur Özdemir, 26 ans, diplômée en sciences politiques de l'Université libre de Bruxelles (ULB), est depuis deux semaines la plus jeune élue du parlement bruxellois.
Fille de commerçants turcs installés à Schaerbeek, un quartier à forte population immigrée de Bruxelles, elle est membre du Centre démocrate humaniste (CDH), l'ancien parti social-chrétien francophone. Elle porte un foulard depuis ses 14 ans, "de sa propre initiative", dit-elle.
"Le parlement doit être le reflet de la société"
La jeune femme, qui siège voilée depuis trois ans au conseil municipal de Schaerbeek sans que cela n'ait suscité la polémique, entend se présenter de la même manière mardi à 14h30 (12h30) à la séance inaugurale du parlement bruxellois. Le député fédéral libéral Denis Ducarme et le député régional bruxellois Philippe Pivin, lui aussi libéral, se sont cependant émus d'une "atteinte à la neutralité" du parlement et à la laïcité.
Ils ont annoncé qu'ils allaient proposer de modifier les règlements des assemblées belges pour y faire interdire le port de signes religieux ou philosophiques distinctifs. Une démarche qui a peu de chances d'aboutir à Bruxelles, la jeune élue ayant reçu le soutien des trois partis formant la coalition dirigeant la région (CDH, Parti socialiste, Ecolo).
"Le CDH demande que tous les parlementaires élus soient respectés pour ce qu'ils sont et ont dans la tête et non pour ce qu'ils peuvent avoir sur la tête", a indiqué lundi le parti centriste. "Le parlement doit être le reflet de la société", a de son côté fait valoir le co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux. C'est en tout cas une mini-révolution le plat pays.
Source: lessentiel.lu
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17.01.2009
COMMUNAUTARISME : L'ISLAM AU-DESSUS DES ETATS ET DES NATIONS
Pour un musulman la solidarité religieuse est supérieure à la solidarité nationale.
La preuve par cet article :
"Musulmans de France et d’Occident : une solidarité impérative, une responsabilité historique"
par Ennasri Nabil

Source : indigenes-republique.fr
L'auteur confond Islam et Palestine, comme si les chrétiens de Palestine n'existaient pas. Voilà où mène le communautarisme musulman !
Il est d'ailleurs à remarquer qu'il se réfère directement aux paroles mêmes du Coran, donc à la "parole de Dieu" : les musulmans français ne se référant qu'à l'intérêt national français sont donc en contradiction avec leur Livre sacré...
A méditer...et à comparer à l'action des rois de France : rois catholiques, ils luttaient à l'intérieur contre les féodalités protestantes (ou catholiques), mais n'hésitaient pas à s'allier à l'extérieur à des Etats protestants ou au "Grand Turc" pour lutter contre d'autres états catholiques, quand l'intérêt de la France l'exigeait. Ils savaient "raison garder".
Aujourd'hui aussi, il faut toujours "raison garder" : ni pour l'un ni pour l'autre, "FRANCE D'ABORD" !
15:32 Publié dans ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, européennes 2009
L'ISLAM, SOLUBLE DANS LA MARCHANDISATION ?
Lu sur un blog :
Que ceux qui attendaient de l’Orient le renouveau spirituel de la France laissent là leurs illusions, il semblerait que oui !
Selon l’hebdomadaire anglophone Newsweek, la tendance est clairement à la marchandisation.
Dans son édition du 13 octobre, Newsweek consacre un article au Ramadan 2008, et à sa tournure de plus en plus « commerciale »: sorties, « festins de fast-foods », gueuletons « décadents » en ville… Les plus boute-en-train poussent même le vice jusqu’à boire du « vin pétillant non-alcoolisé », à décorer la maison de guirlandes pour faire « comme pour la Noël » ! Et comme l’indigence est davantage le propre du Tiers-Monde que de l’islamité, on n’y va pas avec le dos de la cuillère: c’est à celui qui aura son « Saint Coran digital » ou le dernier « Coran I-Pod islamique ». Je passe sur les forfaits téléphoniques Ramadan, les canettes Ramadan, les voitures islamiques et les hamburgers hallal…
Déculturés mais pas assimilés
Naturellement, ces campagnes publicitaires opportunistes s’inscrivent dans un mouvement plus large de promotion du consumérisme « à l’occidentale » auquel le christianisme romain a lui déjà succombé.
Celui-ci accompagne en toute logique la dynamique d’islamisation de l’Europe; pas fous les industriels ! Ils font aujourd’hui avec l’islam comme ils ont fait hier avec l’immigration clandestine:
ils prennent ce qui les intéresse, à charge pour la France d’en assumer les conséquences sociales: déracinement, communautarisme vindicatif et individualisme déresponsabilisant. Et ce n’est pas l’idéologie du Progrès républicain qui s’y opposera ! Contre l’uniformisation du monde autour du Dieu-dollar, à nous maintenant de remettre la vieille tradition française au goût du jour !
Reinelde Maes
Source : insurrection.actionfrancaise.net
15:26 Publié dans ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, européennes 2009
12.10.2008
IRAK : MERCI M. BUSH !

Appel des chrétiens de Mossoul : « Nous sommes en train de mourir »
ROME, Vendredi 10 octobre 2008 (ZENIT.org) - « Nous sommes en train de mourir ! » crient les chrétiens de Mossoul (Irak) qui sont de nouveau la cible, depuis quelques semaines, d'une terrible vague de violence.

Le père Amer Youkhanna, prêtre du clergé de Mossoul, vivant à Rome, a expliqué à Baghdadhope que les citoyens de la ville « n'ont pas d'autres mots que le mot ‘extermination' pour définir ce qui leur arrive ».
« Nous sommes en train de mourir, m'ont-ils dit, et il faut que notre voix soit entendue ».
Les familles restées à Mossoul, déplore-t-il, « n'ont pas d'argent pour fuir, ne sauraient où aller, et restent donc cloîtrées chez elles à attendre. C'est une situation terrible. La communauté chrétienne de Mossoul n'a probablement jamais connue une période aussi terrifiante. Ceux qui veulent instaurer l'état islamique en Irak, avec Mossoul pour capitale, veulent que la ville n'ait plus un seul chrétien parmi ses habitants ».
Mgr Philip Najim, procureur de l'Eglise chaldéenne près le Saint-Siège, a rapporté que « des groupes armés entrent dans les quartiers habités par les chrétiens et tuent, à l'aveuglette, tous ceux qu'ils trouvent sur leur chemin ».
« Ce sont des meurtres exécutés ‘de sang froid' et en plein jour, devant des dizaines de témoins, comme si ces groupes voulaient montrer qu'ils peuvent agir en toute impunité, qu'ils ont le contrôle de la ville », a-t-il souligné.
« Il est clair que leur but est de semer la terreur pour continuer ce qu'ils ont commencé désormais depuis des années : vider totalement la ville des fidèles de cette communauté aux origines très lointaines qu'est notre communauté chrétienne ».
A ces violences s'ajoute le retrait de l'article 50 de la loi qui fixe les règles pour les prochaines élections des conseils provinciaux, et dont la première version garantissait la représentativité des minorités de ce pays dans ces conseils.
« Pourquoi - c'est la question que nous posons au monde - les Irakiens chrétiens doivent-ils subir de telles attaques ? s'est interrogé Mgr Najim. Pourquoi nous tuent-ils et nient-ils nos droits ? ».
Demander le respect de ces personnes, affirme l'évêque, est « un devoir », car les chrétiens sont une minorité mais ils représentent « une partie importante de l'histoire du pays qui a toujours été caractérisée par la coexistence des différentes parties de son tissu social ».
« Nous ne demandons rien de plus que ce qui nous revient », a-t-il déclaré : « les droits qui doivent nous être garantis naturellement en tant que citoyens irakiens », « car il ne saurait y avoir de paix sans le respect de la vie humaine ».
Source : zenit.org
16:50 Publié dans INTERNATIONAL, ISLAM, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
31.05.2008
"ALGERIE : QUAND DES "EVANGELISTES" AGGRAVENT LA SITUATION DES CATHOLIQUES DEJA EN BUTTE AUX PERSECUTIONS"
Le 20 mai dernier, Le Figaro, le plus français des journaux américains, publiait un article titré « Une offensive antichrétienne en Algérie ». Après nous avoir précisé qu’en Algérie, « les nouveaux convertis doivent vivre leur foi dans la clandestinité », un journaliste y relatait un « procès surréaliste » contre une chrétienne qui « interpellée en possession de bibles et d'évangiles, est accusée de pratiquer un culte non musulman, sans autorisation».
L’article, mis en ligne sur le site du quotidien, a été très rapidement repris sur de nombreux blogs mongolo-identitaires et diffusé par de nombreuses mailing lists. Assorti à chaque fois, bien entendu, de commentaires sur le sort terrible des chrétiens en terre d’islam.
Deux courts passages de l’article semblent avoir échappé, volontairement ou non, à tout le monde : 1, c’est une « église protestante » qui assurait la défense de l’inculpée et 2, le ministre algérien des Affaires religieuses a déclaré au sujet de ce procès : «La communauté chrétienne jouit de tous les droits ; mais nous luttons contre les sectes !»
Pour ceux qui savent lire, l’inculpée n’était donc pas une « chrétienne arabe », elle n’appartenait pas à une des ces confessions traditionnelles qui cohabitent depuis longtemps avec l’islam. Non il s’agissait d’une évangéliste, d’un membre d’une de ces sectes made in USA qui développent depuis quelques années une propagande agressive dans les pays du tiers monde et qui y causent nombre de problèmes tant politiques que théologiques, au point qu’elles sont régulièrement dénoncées par les autorités locales des confessions chrétiennes traditionnelles (1).
Le catholique américain Karl Keating, dans Une religion made in USA (2) a défini clairement le problème : « C’est essentiellement aux État-Unis, amour de la liberté et de la libre entreprise aidant, que les groupes appartenant à cette mouvance « évangélique » vont, d’une part, se multiplier à l’infini et, d’autre part, imprégner profondément la société américaine et, parfois, s’identifier à elle. (…) Or, aujourd’hui, le nouvel Empire, répandant jusqu’aux extrémités de la terre la civilisation de Coca Cola et de Microsoft, diffuse aussi sa religion, qu’on le veuille ou non. Que l’on en soit conscient ou pas, le fait est patent. Quel que soit le nom qu’on lui donne : « évangélisme », christianisme « vrai » ou « authentique, « fondamentalisme protestant », etc., (…) elle étend aujourd’hui son influence à grande vitesse dans les banlieues de Kiev, de Shanghai ou de Delhi, après avoir établi des têtes de pont en Amérique latine et en Afrique. Il n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’elle devienne la « nov-religion » du siècle commençant. »
Si ce christianisme particulier, qui n’a rien a voir avec la religion de nos père, et dont les dirigeants d’ailleurs haïssent nos croyances ancestrales (3) se trouve en conflit avec l’islam, en quoi cela nous concerne-t-il ? Par qu’elle aberration idéologique devrions nous nous en sentir solidaire ? … A moins que ceux qui nous intime l’ordre de l’être ne le fassent pas pour des raisons religieuses mais parce qu’ils sont tout simplement de ces « croisés de l’Oncle Sam » que mon ami Tahir de la Nive a si brillamment dénoncé !
Cela expliquerait d’ailleurs leurs indignations sélectives.
Qui les a entendu s’indigner de la persécution des catholiques par les bouddhistes à Ceylan (4) ?
Qui les a vu faire de même pour la persécution des catholiques par les hindouistes en Inde (5) ?

Qui les a entendu dénoncer ce que le quotidien israélien Maariv rapportait le mardi 20 mai, avec photos à l’appui, à savoir l’autodafé public d’exemplaires du Nouveau Testament organisé par l’adjoint au maire de Or Yehuda, une petite ville de 32 000 habitants située à 7 km de Tel Aviv ?
Il n’est pas bien sorcier de comprendre que tous les chrétiens n’ont pas la même valeur aux yeux des mongolo-identitaires. Ceux dont la persécution permet de donner du corps à la thèse du choc des civilisations sont les bienvenus quel que soit leur confession. Ceux dont les persécutions montrent l’inanité de celle-ci, par contre, sont abandonnés à leur triste sort, même s’il s’agit de bons catholiques.
Source:
2 - Tempora, 2008.
3 - Ainsi John Hagee, un évangéliste fort puissant aux USA n’a pas hésité à déclarer il y a peu que l’Eglise catholique est « La putain de Babylone » et que « des Croisades à la Shoah tout en passant par l’Inquisition », l’Église catholique est « cause de tous les malheurs du Monde en général et du peuple juif en particulier ».
4 - Pourtant dénoncée 10 avril dernier, par la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka
5 - Que Sandro Magister, relate dans un reportage publié dans le mensuel Mondo e Missione de l’Institut pontifical des missions étrangères de mai 2008
"Un article lu "ICI" sur NOVOPRESS pour contribuer au débat."
09:54 Publié dans INTERNATIONAL, ISLAM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
12.05.2008
ESCLAVAGE : UNE VERITE OUBLIEE
Histoire incorrecte :
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«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves»
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Esclavage et islam, les inséparables
Après la mort de Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l’Afrique noire jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Le Coran entérine l’existence de l’esclavage : la loi islamique ou charia autorise la réduction en esclavage de quiconque provient d’un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n’est pas affranchi pour autant).
L’esclavage devient rapidement l’un des piliers de l’islam. Pour s’en convaincre, il n’est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne. Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes : il s’agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté. Ces belles esclaves ont continué jusqu’au XXe siècle d’alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d’Éthiopie.
Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d’innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l’Europe méditerranéenne et surtout d’Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.
Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.
À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias (*) sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.
On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,… d’Afrique du nord (*). Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.
En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves. Mais l’expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.
Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n’en a pas été de même du trafic d’esclaves noirs en provenance du continent africain.
La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s’amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d’individus le nombre d’Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l’océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.
Le trafic suit d’abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l’année suivante avec de l’or, de l’ivoire, de l’ébène et… des esclaves pour gagner le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd’hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.
Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l’éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d’une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d’Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s’est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l’on pourrait qualifier d’ “extinction ethnique par castration”» (*).
Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu’ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l’historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal». Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.
Les contingents très importants de main-d’oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C’est ainsi qu’à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d’un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l’Irak, a entraîné l’empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves», écrit en résumé l’économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N’Diaye, rappelle qu’il ne reste pratiquement plus trace des esclaves noirs en terre d’islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d’une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain.
Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place… à la différence des pays occidentaux.
Source :
10:26 Publié dans INTERNATIONAL, ISLAM, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen
07.04.2008
Et si l'Europe ne devait pas ses savoirs à l'islam ?
Etonnante rectification des préjugés de l'heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd. Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes. Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l'Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l'islam dans l'histoire de la culture européenne.
Que croyons-nous donc ? En résumé, ceci : le savoir grec antique - philosophie, médecine, mathématique, astronomie -, après avoir tout à fait disparu d'Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'a traduit en arabe, l'a accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne. Selon Sylvain Gouguenheim, cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs, de vérités déformées, de données partielles ou partiales. Il désire en corriger, point par point, les aspects inexacts ou excessifs.
"AGES SOMBRES"
Y a-t-il vraiment eu rupture totale entre l'héritage grec antique et l'Europe chrétienne du haut Moyen Age ? Après l'effondrement définitif de l'Empire romain, les rares manuscrits d'Aristote ou de Galien subsistant dans des monastères n'avaient-ils réellement plus aucun lecteur capable de les déchiffrer ? Non, réplique Sylvain Gouguenheim. Même devenus ténus et rares, les liens avec Byzance ne furent jamais rompus : des manuscrits grecs circulaient, avec des hommes en mesure de les lire. Durant les prétendus "âges sombres", ces connaisseurs du grec n'ont jamais fait défaut, répartis dans quelques foyers qu'on a tort d'ignorer, notamment en Sicile et à Rome. On ne souligne pas que de 685 à 752 règne une succession de papes... d'origine grecque et syriaque ! On ignore, ou on oublie qu'en 758-763, Pépin le Bref se fait envoyer par le pape Paul Ier des textes grecs, notamment la Rhétorique d'Aristote.
Cet intérêt médiéval pour les sources grecques trouvait sa source dans la culture chrétienne elle-même. Les Evangiles furent rédigés en grec, comme les épîtres de Paul. Nombre de Pères de l'Eglise, formés à la philosophie, citent Platon et bien d'autres auteurs païens, dont ils ont sauvé des pans entiers. L'Europe est donc demeurée constamment consciente de sa filiation à l'égard de la Grèce antique, et se montra continûment désireuse d'en retrouver les textes. Ce qui explique, des Carolingiens jusqu'au XIIIe siècle, la succession des "renaissances" liées à des découvertes partielles.
La culture grecque antique fut-elle pleinement accueillie par l'islam ? Sylvain Gouguenheim souligne les fortes limites que la réalité historique impose à cette conviction devenue courante. Car ce ne furent pas les musulmans qui firent l'essentiel du travail de traduction des textes grecs en arabe. On l'oublie superbement : même ces grands admirateurs des Grecs que furent Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par les Araméens... chrétiens !
Parmi ces chrétiens dits syriaques, qui maîtrisaient le grec et l'arabe, Hunayn ibn Ishaq (809-873), surnommé "prince des traducteurs", forgea l'essentiel du vocabulaire médical et scientifique arabe en transposant plus de deux cents ouvrages - notamment Galien, Hippocrate, Platon. Arabophone, il n'était en rien musulman, comme d'ailleurs pratiquement tous les premiers traducteurs du grec en arabe. Parce que nous confondons trop souvent "Arabe" et "musulman", une vision déformée de l'histoire nous fait gommer le rôle décisif des Arabes chrétiens dans le passage des oeuvres de l'Antiquité grecque d'abord en syriaque, puis dans la langue du Coran.
Une fois effectué ce transfert - difficile, car grec et arabe sont des langues aux génies très dissemblables -, on aurait tort de croire que l'accueil fait aux Grecs fut unanime, enthousiaste, capable de bouleverser culture et société islamiques. Sylvain Gouguenheim montre combien la réception de la pensée grecque fut au contraire sélective, limitée, sans impact majeur, en fin de compte, sur les réalités de l'islam, qui sont demeurées indissociablement religieuses, juridiques et politiques. Même en disposant des oeuvres philosophiques des Grecs, même en forgeant le terme de "falsafa" pour désigner une forme d'esprit philosophique apparenté, l'islam ne s'est pas véritablement hellénisé. La raison n'y fut jamais explicitement placée au-dessus de la révélation, ni la politique dissociée de la révélation, ni l'investigation scientifique radicalement indépendante.
Il conviendrait même, si l'on suit ce livre, de réviser plus encore nos jugements. Au lieu de croire le savoir philosophique européen tout entier dépendant des intermédiaires arabes, on devrait se rappeler le rôle capital des traducteurs du Mont-Saint-Michel. Ils ont fait passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs décennies avant qu'à Tolède on ne traduise les mêmes oeuvres en partant de leur version arabe. Au lieu de rêver que le monde islamique du Moyen Age, ouvert et généreux, vint offrir à l'Europe languissante et sombre les moyens de son expansion, il faudrait encore se souvenir que l'Occident n'a pas reçu ces savoirs en cadeau. Il est allé les chercher, parce qu'ils complétaient les textes qu'il détenait déjà. Et lui seul en a fait l'usage scientifique et politique que l'on connaît.
Somme toute, contrairement à ce qu'on répète crescendo depuis les années 1960, la culture européenne, dans son histoire et son développement, ne devrait pas grand-chose à l'islam. En tout cas rien d'essentiel. Précis, argumenté, ce livre qui remet l'histoire à l'heure est aussi fort courageux.
Source : LE MONDE
05:17 Publié dans EUROPE, ISLAM, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chalons en champagne, reims, politique, marne, front national, fn, marine le pen

























