15.05.2008

"L'EUROPE", NOUVEL EMPIRE

La France s'est faite contre les Empires. Sans cette volonté d'indépendance nationale elle n'existe plus.

"L'Europe" est aujourd'hui l'un de ces empires.

 

889842247.jpgIl est bon de le rappeler à la veille des élections européennes de 2009.

 

 

 

 

C'est le président de la commission européenne, Monsieur José-Manuel Barroso qui l'a reconnu le 10 juillet 2007, à Strasbourg, lors d'une conférence de presse :

1681949622.png"Parfois j'aime comparer l'Union européenne en tant que création, à l'organisation des empires. Nous avons la dimension de l'Empire, mais il y a une grande différence. Les Empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre, sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier "empire non-impérial". Nous avons 27 pays pleinement décidés à fonctionner ensemble afin de mettre en commun leur souveraineté. Je crois que c'est une grande construction dont nous devrions être fiers. Au moins, nous à la Commission, nous en sommes fiers."

Effectivement, avec la primauté du droit européen sur les droits nationaux, il s'agit bien de la construction d'un empire.

Monsieur BARROSO a au moins le mérite de la franchise.

INTERET NATIONAL : COMMENT LE DEFINIR ?

2042119471.jpg"L'intérêt national est la base et la fin d'une politique extérieure légitime"; ce n'est pas un "nationaliste" que je cite, mais un homme de gauche : Régis DEBRAY, dans son livre "La puissance et les rêves" (page 119), publié en 1984, mais toujours aussi actuel, et dont le bandeau indiquait : "DEFENSE DE LA FRANCE".

 

 

 

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Pour définir l'"intérêt national", Régis Debray part d'un constat : "Leur nationalité est ce qui reste aux communautés humaines quand elles ont perdu leur Père commun : Saint-Père, Imam ou Petit Père des peuples; lorsque, ainsi désaffiliées, les orphelines se résignent à devenir leur propre père : des patries." (page 125). Jean Jaurès disait quant à lui que "les pauvres n'ont que la patrie".

Dans ces conditions, "L'intérêt national se fonde sur une tendance universelle du vivant, celle de l'être à persévérer dans son être, qu'il soit individuel ou collectif. La légitimité du critère historique a pour répondant la nature des choses et des vivants. Une communauté historique a pour fin première de rester elle-même, ce qui veut dire : subsister comme unité souveraine de façon à garder la liberté de ses choix fondamentaux (de ses amis, de ses ennemis, de sa forme de vie, de son régime, etc). Faire son histoire au lieu de la subir; et pour cela, sauver son être, moyen de cette fin. L'autonomie suppose l'existence. (...) Or le trait le plus flagrant des relations internationales est qu'une nation se trouve insérée dans un système de dépendances et d'interdépendances, qui l'empêche de se déterminer elle-même librement dans un néant de contraintes extérieures et intérieures. L'autodétermination, comme projet d'existence, est l'enjeu d'un combat sans fin." (page 128).

Et à ceux qui proclament qu'il est impossible de définir mathématiquement la "puissance", Régis Debray répond : "la puissance n'est pas une donnée isolable ou absolue. C'est une relation, la substance même des relations internationales. On la définira comme la somme des facteurs permettant à une unité souveraine, d'imposer sa volonté à d'autres unités souveraines (étant entendu que ces facteurs ne sont pas tous matériels). Si on définit comme volonté de puissance la stratégie d'une nation tendant à "maximiser ses moyens d'agir sur les autres", sera dite d'intérêt national une stratégie tendant à minimiser les moyens qu'ont les autres d'agir sur soi. Qui subordonne donc l'usage offensif de la puissance à un but défensif : ne pas se laisser imposer la volonté des autres. (...) Mais si le potentiel de ressources d'un pays détermine son aptitude à limiter les effets qu'aura sur lui celui des autres, il est crucial de ne voir dans la puissance qu'un moyen au service de sa propre liberté. C'est toute la différence entre une politique de force et une politique d'indépendance, entre un empire et une nation. (pages 131-132).

De par sa nature même, la France est une nation, qui s'est faite, justement, contre les empires. La France n'est la France, qu'en étant "empereur en son royaume". Sans cette volonté, elle n'existe plus, et est destinée à disparaître à plus ou moins long terme. D'où cette politique "capétienne" d'indépendance nationale, menée depuis 987, aussi bien par "les 40 rois qui firent la France" que par les meilleurs de nos républicains.

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 "La notion d'in-dépendance est négative; c'est précisément pourquoi elle est opérationnelle. Dans les relations internationales, la dépendance est l'état de nature; et l'Etat politique, ce qui empêche d'y retomber : un groupe humain ne vit qu'en niant sans cesse ce qui le nie. Relèvera donc de l'"intérêt national" tout ce qui accroît le degré de liberté d'un pays; qui diminue la part de ce qu'il a à subir en augmentant la part de ce qu'il peut vouloir. La réduction à terme des dépendances : ce principe directeur peut, dans chaque occasion, servir de critère de décision." (page 132).

"Sur la scène internationale, chaque pays dans la foule joue des coudes et des pieds pour retrouver le matin sa place de la veille, ce petit espace de souveraineté qu'il lui faut arracher à l'asphyxie environnante. Sauvegarder bon an mal an cette marge d'autonomie contre ses adversaires, ses alliés, les tiers et ses propres ressortissants, c'est le travail de Pénélope d'une diplomatie globale, forte de tous les dispositifs, publics et privés, aptes à contrer le flux incessant des agressions, annexions et subordinations de toute espèce." (page 134).

Voilà, défini par un homme de gauche, ce qui fonde la politique étrangère de la "France éternelle", et qui rappelle, à bien des égards, les principes définis par Charles Maurras dans son livre "Kiel et Tanger".

Nicolas SARKOZY est aux antipodes de cette politique.

14.05.2008

Une « lecture » de la nouvelle géographie électorale à méditer…

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Christophe Guilluy, résultats des dernières élections municipales… Tout une France en « désaffection »…

 

 

 

 

 

Sous représentées dans la sphère du débat public, les catégories populaires, bien que représentant près de 60% de la population active, « ne se mobilisent plus sur la question sociale car elles ne croient plus le pouvoir politique capable d'agir sur le pouvoir d'achat ».

Triste constat mais réalité…

« Ces électeurs savent qu'ils sont seuls face à la mondialisation, qu'ils subissent de plein fouet depuis vingt ans. Leur niveau de vie ne cesse de baisser. Or, quand vous gagnez moins de 1.500 euros par mois, la question des couloirs de bus ou les bisbilles entre le Nouveau Centre et le MoDem vous passent au-dessus. »…

Quelques entretiens à méditer !

Entrerons nous dans le débat ?

Nous qui n’avons de cesse d’affirmer que la nation doit être avant tout protectrice des plus faibles ?

Christophe Guilluy, géographe, auteur de «L'Atlas des nouvelles fractures sociales en France», analyse pour 20minutes.fr la cartographie du scrutin des municipales et des cantonales.

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-La gauche s'est majoritairement imposée dans les grandes villes lors des deux tours. Qu'en pensez-vous?

Cela confirme une nouvelle géographie électorale, elle-même influencée par une nouvelle géographie sociale, en place depuis un certain temps. Pour résumer, la gauche (Parti socialiste et Verts) obtient de bons scores dans les grandes métropoles qui se sont embourgeoisées et qui ont vu l'arrivée de nouvelles classes moyennes supérieures intellectuelles, qu'on nomme «bobos», et qui s'installent dans les anciens quartiers populaires. On observait déjà cette tendance lors du référendum de Maastricht en 1992, où le «oui» est arrivé en tête dans les grandes villes.

-La gauche ne doit donc pas sa victoire aux classes populaires ?

Oh non! Je dirai même que la gauche est forte là où le peuple est faible. On le voit par rapport à l'abstention. Plus celle-ci est importante, meilleurs sont les résultats de la gauche. C'était déjà le cas aux régionales en 2004. Or, les premiers à s'abstenir, ce sont les électeurs des milieux populaires, qui résident soit en banlieue, soit dans les zones périurbaines ou rurales.

-Ils ne votent pas non plus pour la droite...

Non, il y a une véritable désaffection pour les grands partis. Parce qu'elles ont beau être les plus nombreuses - on compte 60% d'ouvriers et d'employés au sein de la population active, les catégories populaires sont sous-représentées dans la sphère du débat public. Par ailleurs, elles ne se mobilisent plus sur la question sociale car elles ne croient plus le pouvoir politique capable d'agir sur le pouvoir d'achat. C'est faux de croire que Nicolas Sarkozy a été élu sur ce point. Il a su capter les voix du Front national sur des thèmes identitaires, qui font beaucoup plus recette dans les milieux populaires.

-Ces voix, il les a perdues depuis ?

Oui, son discours a marché le temps de l'élection présidentielle, pendant laquelle on a assisté à un sursaut de participation. Mais c'est terminé. La division au sein même des classes populaires est réapparue: d'un côté les électeurs des zones pavillonnaires et rurales, plutôt portés vers l'extrême droite, de l'autre ceux des banlieues, qui avaient plutôt voté Ségolène Royal. Dans les deux cas, les raisons identitaires primaient, avec le discours traditionnel du FN sur l'immigration d'un côté, et la perception de Nicolas Sarkozy comme raciste et islamophobe de l'autre.

-Et l'extrême gauche ?

Elle a fait un bide dans les milieux populaires, notamment en banlieue. Les candidats PCF à La Courneuve et Bobigny ont été élus avec un taux d'abstention énorme. Les communistes n'ont jamais su attirer l'électorat issu de l'immigration. Quant à la LCR, Olivier Besancenot séduit davantage les petites classes moyennes, comme les fonctionnaires, et les étudiants.

-Quel parti, alors, pour représenter les classes populaires ?

Pour l'instant, il n'y en a aucun. Ces électeurs savent qu'ils sont seuls face à la mondialisation, qu'ils subissent de plein fouet depuis vingt ans. Leur niveau de vie ne cesse de baisser. Or, quand vous gagnez moins de 1.500 euros par mois, la question des couloirs de bus ou les bisbilles entre le Nouveau Centre et le MoDem vous passent au-dessus. Il y a une totale désillusion de la part de ces catégories, et la plus récente a été incarnée par Nicolas Sarkozy. La gauche pour sa part, ferait mieux d'assumer sa rupture avec cet électorat assumer son ancrage au centre. Reste à savoir si les revendications des classes populaires pourront un jour se fédérer et être portées par un parti.


Propos recueillis par Catherine Fournier.
20Minutes.fr, éditions du 17/03/2008 - 13h00

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Présentation de l'éditeur


Le phénomène marquant de ces dernières années n'est pas tant la paupérisation de certaines cités que l'embourgeoisement des centres. Dans ces zones économiquement en pointe, tout est pensé en fonction des besoins de cette population aisée : environnement, place de la voiture, fiscalité, etc. Cette "ghettoïsation par le haut" dessine dans le même temps une "France périphérique", ignorée de la sphère politique et culturelle, alors qu'elle est largement majoritaire. Elle unit des catégories sociales autrefois opposées l'ouvrier en milieu rural, le petit paysan, l'employé d'un lotissement pavillonnaire bas de gamme et le chômeur de banlieue subissent aujourd'hui le même sentiment de relégation. La précarisation des couches populaires, en effet, s'étend désormais aux classes intermédiaires. Cet ouvrage analyse les causes de ce délitement social, loin des faux débats sur l'intégration des jeunes issus de l'immigration ou sur la violence des banlieues. Il en pointe également les dangers, dans une analyse des récents chocs électoraux : vote extrême et abstention. La relégation géographique et culturelle d'une partie des couches populaires et moyennes fait peser le risque d'une remise en cause radicale d'un système qui ne protège plus. Pour la première fois depuis les années 1960, les couches moyennes ne se projettent plus positivement dans l'avenir faisant courir le risque d'un repli, y compris identitaire. Au-delà des clivages traditionnels, l'enjeu politique est dorénavant le maintien d'une société ouverte, ou au contraire le développement de logiques de fermeture.

Biographie de l'auteur

Christophe Guilluy est géographe consultant, directeur du bureau d'études géographiques et urbaines MAPS. Christophe Noyé est géographe et travailleur indépendant pour le compte de collectivités locales, notamment sur l'intercommunalité et l'habitat privé. Dominique Ragu est cartographe indépendante.

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 Prix : EUR 14,25

 Expédié et vendu par Amazon.fr

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Christophe Guilluy :

-Comment Sarkozy a conquis les classes populaires

 
Le géographe Christophe Guilluy, co-auteur de l’Atlas des nouvelles fractures sociales, développait il y à peu un point de vue proche de celui de Christian Sautter sur le vote de la population « périurbaine ».
Extraits d’un entretien publié par Basta, le 25 avril 2007.
(...)

-En quoi la relégation des classes populaires vers les périphéries des grandes villes influence-t-elle les élections ?


La géographie du non au référendum est exactement celle des zones périurbaines, alors que les grandes villes ont voté oui. Les gens qui bénéficient de la mondialisation, qui sont dans une dynamique économique et culturelle plus favorables, sont davantage tournés vers l’extérieur et plus ouverts à l’autre.
Ce sont dans les centres que les immigrés sont susceptibles d’être le mieux accueillis. Les catégories supérieures prônent la mixité alors que les catégories populaires y sont plus réticentes. Dans les zones périurbaines et les petites villes, on est davantage dans une logique de repli, notamment identitaire. Le vote FN en 2002, comparé aux moyennes régionales, apparaît fortement dans ces endroits.
(...)

-La notion de « France périphérique » a-t-elle été totalement absente du débat ?


Quasiment. Tout le monde a à l’esprit ce chiffre : 80% des français sont urbains. En fait, un quart seulement de la population vit dans les villes centres, un tiers si on y ajoute les banlieues proches. La majorité des gens vivent donc dans des endroits qui, vu des centres- villes, paraissent marginaux.
Les zones périurbaines pèsent démographiquement plus que la ville centre alors que les discours abordent peu leurs problèmes. Les salariés du privé à petits revenus sont surreprésentés dans ces zones alors que les cadres et les salariés du public y sont plus rares. Y vivent donc des gens au salaire bloqué, recevant de plein fouet la dégradation des conditions de travail, la hausse de l’essence - la voiture  y est le principal moyen de transport - et sont davantage susceptibles de connaître le chômage et la précarité.
Regardez la géographie des plans sociaux. Ces territoires sont les plus touchés par les fermetures d’usines alors qu’il y est très difficile de retrouver un emploi. Les Moulinex n’ont jamais retrouvé de boulot.

Source:

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IL Y A 30 ANS : KOLWEZI !

19 MAI 1978 : LA LEGION SAUTAIT SUR KOLWEZI ET DELIVRAIT DES BELGES ET DES FRANCAIS.

HONNEUR A NOS SOLDATS !

Ecoutez la chanson de Jean-Pax MEFRET :

12.05.2008

Les photos et le discours de l'HOMMAGE A JEANNE D'ARC !

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ESCLAVAGE : UNE VERITE OUBLIEE

 Histoire incorrecte :

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«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves»

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Esclavage et islam, les inséparables

Après la mort de Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l’Afrique noire jusqu’à la fin du XIXe siècle.

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Le Coran entérine l’existence de l’esclavage : la loi islamique ou charia autorise la réduction en esclavage de quiconque provient d’un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n’est pas affranchi pour autant).

L’esclavage devient rapidement l’un des piliers de l’islam. Pour s’en convaincre, il n’est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne. Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes : il s’agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté. Ces belles esclaves ont continué jusqu’au XXe siècle d’alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d’Éthiopie.

Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d’innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l’Europe méditerranéenne et surtout d’Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias (*) sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,… d’Afrique du nord (*). Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves. Mais l’expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n’en a pas été de même du trafic d’esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s’amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d’individus le nombre d’Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l’océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d’abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l’année suivante avec de l’or, de l’ivoire, de l’ébène et… des esclaves pour gagner le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd’hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l’éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d’une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d’Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s’est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l’on pourrait qualifier d’ “extinction ethnique par castration”» (*).

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu’ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l’historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal». Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.

Les contingents très importants de main-d’oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C’est ainsi qu’à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d’un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l’Irak, a entraîné l’empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

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«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves», écrit en résumé l’économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N’Diaye, rappelle qu’il ne reste pratiquement plus trace des esclaves noirs en terre d’islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d’une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place… à la différence des pays occidentaux.

Source :

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CONTROLE TECHNIQUE ET POUVOIR D'ACHAT

Parmi les sujets de mécontentement qui font couler Nicolas Sarkozy dans l’opinion, on a trop tendance à oublier des mesures en apparence infimes, mais qui contribuent largement à dégrader la qualité de vie et le pouvoir d'achat des petites gens.

Parmi celles-ci, le nouveau contrôle technique automobile lancé en 2008. Plus cher et plus contraignant, il contribue à augmenter les dépenses contraintes des petits ménages.

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Or la vraie cause de la baisse du pouvoir d'achat, ce n'est pas l'indice du prix du sac de nouilles, c'est d'abord ce que les dépenses contraintes laissent comme revenu libres.

Si des dizaines de petites mesures inutiles vous pompent 200 euros de plus là où auparavant vous en économisiez 300, vous n'en économisez plus que 100, donc la vraie baisse du pouvoir d'achat est de 67%. Cette logique élémentaire est inaccessible aux experts incompétents de la trempe de Jacques Attali.

Le mécontement - légitime, puisque Sarkozy nous avait promis de nous « simplifier la vie » et que lui et sa clique nous la compliquent - est sensible sur les blogs, où tous les commentaires sont hostiles à cette mesure, si l'on excepte quelques crétins formatés : voir ici ou .

Voilà le type de sujets auquel il faudrait s'attaquer - et plus généralement toutes les normes et les contraintes absurdes qui minent nos libertés, nous pourrissent la vie et contraignent à la fermeture de nombreux artisans et entrepreneurs individuels.

On parle souvent du surdimensionnement de l'individu dans notre société. Permettez-moi de m'inscrire en faux face à cette logique.

Le problème n'est pas que les considérations pensées à l'échelle des individus s'opposent aux desseins nationaux. La vraie question est d'articuler intelligemment les différents niveaux. Se tromper d'échelle, c'est le propre de l'imbécile, comme Staline qui aménagea des canaux dans la Mer Blanche à partir d'une carte au 1/millionnième, canaux inutilisables sur le terrain. Ou comme les ultralibéraux qui mettent, via leur théorie fumeuse, des multinationales en concurrence avec des micro-entreprises.

Ces erreurs stupéfiantes d'échelle, ces logiques basées sur de grandes statistiques qui ne prennent pas en compte la réalité sociale et géographique, qui méprisent l'individu comme une fourmi (mais ne le lâchent pas si ce dernier doit dix euros) sont les limites du paradigme politique dominant. Cela s'appelle ignorer la complexité du réel. Complexité non pas au sens de compliqué, mais au sens étymologique : les choses sont tissées ensemble. Si on prend une grande mesure radicale, on démolit ce tissu. Voilà pourquoi les grandes idéologies démolissent le tissu social.


La seule façon de donner un coup d’arrêt à ce processus entrepris par l'élite politique euro-mondialiste, c’est de réarticuler les échelles en réhabilitant deux leviers malmenés de nos jours : la nation et l'individu. La nation est malmenée par le processus de mondialisation; l’individu est malmené par les politiciens qui ne voient en toute demande concrète que « poujadisme ». Nos « intellectuels » n’ont qu’un mot à la bouche quand on se penche sur les problèmes quotidiens des gens : « populisme ».

Il ne s’agit pas de nier le phénomène de mondialisation ni de rejeter l’analyse des phénomènes internationaux, mais de réhabiliter fortement les préoccupations aujourd'hui négligées. Il faut autrement dit, pour employer le vocabulaire de nos ennemis, provoquer
une déferlante populiste sociale et patriote :

- Le
populisme réintroduit les préoccupations individuelles (le parcmètre qui m’oblige à quitter mon travail toutes les deux heures, la pression constante des frais fixes et des amendes sur mon pouvoir d’achat).

- Le
social réintroduit les préoccupations collectives et la protection qu’elles procurent aux individus.

- Le
patriotisme réhabilite le cadre national, garantissant la pérennité et la stabilité du tissu social face aux logiques financières globalisées. Sans compter la préservation des richesses culturelles et linguistiques, qui sont ancrées dans la  réalité géographique et ne sont pas des abstractions dématérialisables et délocalisables.

E&R, aux côtés du dernier mouvement d'opposition français que chacun aura identifié, s'inscrit dans cette dynamique salvatrice.

Source : 

Égalité & Réconciliation

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11.05.2008

L'ECOLOGIE ? C'EST D'ABORD PRODUIRE FRANCAIS !

Produire localement,

et consommer localement

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3600… C’est en moyenne le nombre de kilomètres que parcourt un aliment pour se retrouver dans l’assiette du consommateur canadien. Ce chiffre provient d’une étude du très sérieux Leopold Center for Sustainable Agriculture de l’université de l’Iowa.

Sur la sellette : nos comportements alimentaires…

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966147419.jpgLe consommateur occidental connaît-il encore le rythme naturel des végétaux ? Les fraises que l’on trouve au supermarché en plein mois de décembre sont cultivées sous serre, ce qui induit une importante consommation énergétique pour le chauffage. Ou importées, ce qui se traduit par des milliers de litres de gasoil consommés. Pour un résultat la plupart du temps fort décevant : des fruits sans saveur. Ineptie
énergétique et gustative…

Moralité : consommer des produits locaux, et de saison. Voilà qui, de plus, devrait aider les petits producteurs français…

LeBerlioz

Source : "ICI"

09.05.2008

TIBET : L'INTERET DE LA FRANCE ?

Par GALLUS (tribune libre)

Pascal ERRE rappelait récemment sur son blog :

"dans cette affaire, quel est l'intérêt de la France ?".

Pour répondre à une telle question, je crois qu'il est bon de revenir aux fondamentaux qui sous-tendent la politique étrangère d'un pays. Une politique étrangère digne de ce nom ne peut se penser et n'est possible qu'en termes de siècles, en référence à l'histoire universelle.

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Or, toute l'histoire montre que pour exister et durer la France s'est faite contre les Empires

notre pays a vocation à lutter contre les tentatives d'hégémonie mondiale, en recherchant l'alliance de tous ceux qui refusent le "nouvel ordre mondial", que des puissances hégémoniques cherchent à nous imposer régulièrement.

Avant-hier, le Saint Empire Romain Germanique, l'empire anglo-aquitain, l'empire de Charles Quint et autres "reichs", hier, les Etats-Unis et l'URSS, aujourd'hui, le mondialisme, avec les EU et l'européisme.

france_mw.gifPlus que jamais, la France a besoin de retouver sa vocation historique, si elle veut continuer à exister pleinement... Retrouver sa vocation naturelle, celle que lui dicte la "nature des choses". Certes, les alliances peuvent se faire selon les arbitraires des hommes, et non selon les nécessités du moment, mais leurs résultats sont dictés par cette LOI DE VIE pour la France.

Aujourd'hui, c'est très clair : si la France veut continuer à exister sur la scène mondiale, elle doit rechercher l'alliance de tous ceux qui cherchent à se libérer des forces mondialistes qui veulent les anéantir ou les vassaliser. Il n'y a pas d'autre alternative, sauf à vouloir arrêter l'histoire de France.

C'est ce principe qui doit nous guider dans cette "affaire du Tibet", au demeurant fort complexe.

Quel est l'intérêt de la France ? Rechercher l'alliance de ceux qui refusent l'instauration d'un monde unipolaire, dominé par les Etats-Unis, bras armés du mondialisme. Il ne s'agit pas de faire de l'idéologie, mais de la géopolitique française.

Qui du Tibet "libre" ou de la Chine "populaire" a cette volonté ? Lequel des deux pourrait être un allié dans cette lutte pour la survie et la continuïté de la France ? Le Dalaï-Lama, aidé par qui on sait ? On peut en douter... ou la Chine, qui sait défendre ses intérêts ?

Là est LA question, la seule question. Question autrement plus importante que chercher à conserver ou à gagner des contrats commerciaux. Et pas plus qu'elle ne doit se faire à la corbeille, la politique de la France ne doit reposer sur un sentimentalisme "droitdel'hommesque", cache-sexe - intéressé - de l'impérialisme mondialiste.

Qui est le plus à même de s'allier avec une France qui chercherait à se libérer d'un monde unipolaire ? Un Tibet "indépendant", aux ordres des Américains, ou la Chine ?

Certains diront : S'allier avec la Chine "communiste" ? Horreur ! Mais François 1er n'a pas hésité à s'allier avec les Turcs musulmans pour briser l'encerclement du catholique Charles-Quint, et Richelieu avec les Etats protestants pour abaisser la "très catholique" Maison des Habsbourgs.

Une telle politique serait conforme à la vocation millénaire de la France, et pourrait d'ailleurs être l'occasion de mettre en place les "droits de douane remboursables et modulables" voulus par le FRONT NATIONAL...

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GALLUS

06.05.2008

1ER MAI 2008 : Le FN n'est pas mort, c'est plutot le contraire, LA PREUVE...en images....!

1er MAI 2008 : LE FN 51 PRESENT ET BIEN PRESENT !

 
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De nouvelles personnes, adhérentes ou non, avaient fait le déplacement, et ont apprécié cette journée : elles ont pu constater par elles-mêmes l'espérance française à l'oeuvre.

La FRANCE ne peut disparaître, tant qu'il y a encore des Français pour croire en elle et assurer la continuité des générations.

Les militants marnais en sont conscients et se mettent déjà au travail pour les prochaines échéances électorales.

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TIBET : ET LES CHRETIENS ?

Les chrétiens oubliés du Tibet, une histoire méconnue

Il y a les minorités menacées, il y a les minorités qui ont un pouvoir terrifiant, il y a les majorités écrasantes, flot de Panurge moutonnant, qui gouvernent la planète, souvent pas à très bon escient…Où est la juste part des choses? Comme disait Freud, mais sur un tout autre plan et registre, qu’est-ce que la normalité? Normalité peu fiable quand on observe, consternés et impuissants, la furieuse et aveugle vague qui sévit partout dans le monde, allant de l’intolérance la plus violente au fanatisme le plus fou, en passant par le racisme et le sexisme les plus odieux, ramenant l’homme à des dimensions bien peu civilisées et valorisantes…

 
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Petit préambule pour parler d’un livre qui jette la lumière sur une «minorité» perdue dans cette grande masse des vastes espaces, Les chrétiens oubliés du Tibet (Presses de la Renaissance - 317 pages).

«Coupés du monde depuis plus de cinquante ans aux contreforts du Tibet, dans les vallées de la Salouen et du haut Mékong, dix mille catholiques tibétains attendent le retour des missionnaires.» Voilà une phase de la conclusion à méditer longuement, dans un opus aux préoccupations profondément contemporaines et surtout chrétiennes. L’auteur de l’ouvrage est André Bonet, que les lecteurs francophones président du Centre méditerranéen de littérature de Perpignan, secrétaire général des Prix Méditerranée et Spiritualités d’aujourd’hui, membre du Conseil supérieur de la langue française, André Bonet est l’auteur d’ Une vie du saint curé d’Ars et d’Une vie de sainte Rita. En devanture des librairies, c’est là un ouvrage percutant à garder sous les feux de l’actualité pour son sujet et l’intérêt brûlant qu’il suscite.

Préfacé par Mgr Benoît Vouilloz, avec un avant-propos de J.B. Etcharren (supérieur général des Missions étrangères de Paris) et une introduction signée Jean-Luc Moreau-Deleris, cet ouvrage allie, en toute simplicité et clarté, l’histoire à l’analyse d’un vécu à la fois passionnant et bouleversant: celui d’une mission peu connue à l’autre bout du monde. En exergue, ces deux phrases, la première de sainte Thérèse de Lisieux: «Je voudrais avoir été missionnaire depuis la création du monde et continuer de l’être jusqu’à la consommation des siècles», et la seconde de Tertullien (tirée De la pudeur): «On ne devient pas chrétien de païen

qu’on était sans avoir été d’abord perdu, puis cherché par Dieu et rapporté par le Christ.» Citations judicieuses qui jettent la lumière sur les propos et l’entreprise de l’auteur qui voudrait surtout parler de la présence du Christ dans le monde, de la force et de la beauté de l’évangélisation dans un siècle au délire total où des valeurs s’écroulent avec fracas et où le salut de l’homme, sans Dieu, semble sans issue..

Témoignage et réflexion sur l’évangélisation…

Des premières missions aux rares chrétiens qui peuplent encore le Tibet, l’auteur retrace, avec une documentation fournie et précise, l’histoire méconnue de ceux qui tentèrent d’évangéliser le Toit du monde.

D’abord le Vatican confie à la Société des missions étrangères de Paris la charge de «porter la croix» dans le Yunnan, relief montagneux particulièrement hostile. Les Français furent rapidement rejoints par des Suisses de la congrégation du Grand-Saint-Bernard, rudes gaillards spécialisés du ski, de l’escalade et du secours en montagne. Mais ils se heurtent à l’hostilité et aux mœurs féodales des chefs locaux et des lamas. Entre 1854 et 1952, une soixantaine de pères vont ainsi se succéder avant d’être définitivement chassés.

Parmi les figures marquantes de ce mouvement, André Bonet s’attache tout particulièrement au chanoine Maurice Tornay: chassé de sa paroisse de Yerkalo, il se rend à Lhassa dans l’espoir d’obtenir du dalaï-lama un édit de tolérance et de protection. Arrêté dans une embuscade à 4000 mètres d’altitude, il fut assassiné avec son domestique. Maurice Tornay a été béatifié par Jean-Paul II le 16 mai 1993.

Ce sont ces événements, ces portraits vivants et ces faits historiques qui sont rapportés dans ce livre, avec un précieux talent d’historien et de narrateur, magnifiant le sens de l’amour du prochain, du martyr chrétien et du message d’amour de Dieu. Un livre tonifiant pour être dans la grâce de Dieu et retrouver le sens d’une vie. D’ailleurs les premières phrases de l’ouvrage sont celles des dernières paroles du Christ, selon l’Évangile de Mathieu: «Jésus dit à ses disciples:“ J’ai reçu pleine autorité au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du père et du fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.”»

Épopée tragique, personnages hors du commun à la simplicité confondante, révélation sur le combat de certains au service du peuple de Dieu pour prêcher la parole du Christ, voilà une magistrale leçon de courage, de dynamisme et d’héroïsme grandiose. Voilà les grands traits de ce livre qui illustre avec éclat et dévotion la prière du grand missionnaire Paul de Tarse: «Que la grâce fasse surabonder, par une communauté accrue,l’action de grâce pour la gloire de Dieu.»

Dans un style clair et vibrant, restent l’émouvant portrait et le parcours exposé à tous vents «d’hommes à la foi de granit.» Une lecture certes édifiante en toute saison, mais fort à propos en cette sainte époque pascale.

Edgar Davidian

19 avril 2006 - ALTERMEDIA.INFO

Source : ICI

TIBET : BOUDDHISME = NON-VIOLENCE ?

Pour beaucoup, l’attrait du bouddhisme réside dans la force des valeurs positives qu’il véhicule, ou qu’on lui attribue en Occident : idéal de sagesse, tolérance, nonviolence, défense des droits de l’homme, écologie – en somme un idéal démocratique, éclairé et universel, que ne renieraient ni Victor Hugo ni Jean Jaurès.

De fait, on trouve tout cela dans le discours du XIVème Dalaï Lama. Encore faut-il observer que c’est un discours récent, en rupture avec les réalités dont le Tibet a été le théâtre jusqu’en 1950.


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Une non-violence à géométrie variable si l’histoire d’un pays est le reflet du génie de son peuple, celle du Tibet doit nou